Tunisie

20 février 2011 14:21; Act: 20.02.2011 15:35 Print

4'000 manifestants contre le gouvernement

Les forces de sécurité tunisiennes ont tiré en l'air dimanche à Tunis pour tenter de disperser les manifestants.

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07.04.2015 La région de Kasserine, frontalière de l'Algérie, est le théâtre de heurts armés réguliers entre des jihadistes et les forces tunisiennes. Mardi, trois soldats tunisiens y ont été tués et six autres blessés dans une embuscade. 08.06 Des opposants au régime sont descendus dans la rue pour protester. 28.07 Plus de 10'000 personnes ont participé à un sit-in nocturne sur la place de Bardo, ville proche de Tunis. 16.04 L'ancien président tunisien Ben Ali a été condamné à cinq ans de prison. 27.10 Le parlement européen a décerné le prix Sakharov au Printemps arabe. Il a rendu hommage à Mohamed Bouazizi qui avait lancé la révolte tunisienne en s'immolant. 12.10 L'organisation tunisienne contre la torture a dénoncé, mercredi, la poursuite, après la révolution, de la pratique de la torture par les forces de l'ordre. 14.06 Le procès du président tunisien déchu, Zine el Abidine Ben Ali commencera le 20 juin. Il sera jugé par contumace car l'Arabie Saoudite refuse de l'extrader. Les jeunes Tunisiens sont particulièrement touchés par la pauvreté: 69% d'entre eux sont sans emploi. 12.05 Les autorités tunisiennes ont décidé mercredi de déférer devant un tribunal militaire le président déchu Zine Ben Ali, a annoncé l'agence officielle TAP. 11.04 L'un des frères de l'ex-présisent tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Slah Ben Ali, a été arrêté dimanche à Sousse, à 150 km au sud de Tunis. 23.03 Quelque 400 à 500 personnes ont manifesté mercredi devant l'ambassade de Suisse à Tunis pour réclamer la restitution des fonds de Ben Ali. Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a annoncé la nomination de Béji Caïd Essebsi... ... au poste de 1er ministre pour succéder à Ghannouchi démissionnaire. Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche 26 février sa démission. «Je ne serai pas le Premier ministre de la répression», a-t-il déclaré. Il avait pris les rênes d'un gouvernement de transition après l'éviction le 14 janvier du président Zine El Abidine ben Ali. Trois personnes sont mortes dans les affrontements samedi 26 février entre manifestants et forces de l'ordre en plein centre de Tunis. Les manifestants sont toujours en colère contre le gouvernement provisoire malgré le départ de Ben Ali en janvier dernier. En Algérie, la police cerne les manifestants le 19 février. Un important dispositif était déployé Place du 1er-Mai dans le centre d'Alger. Des manifestants tunisiens bravent le couvre-feu lundi 24 janvier. Manifestation anti-gouvernementale dans le centre de Tunis, dimanche 23 janvier 2011. Manifestation dans les rues de Tunis contre le nouveau gouvernement, samedi 22 janvier 2011. Leila Trabelsi (à droite) l'épouse du président déchu Ben Ali avec sa fille (ici en 2007) serait à l'origine du retrait d'or à la Banque de Tunisie. Le 14 janvier 2011, le premier ministre Mohammed Ghannouchi a annoncé à la télévision qu'il assurait l'intérim de la présidence. Le président Ben Ali a fui le pays. Dans la journée de vendredi... ...au lendemain du discours d'appaisement de Ben Ali... ...une foule importante est descendue dans la rue... .. pour demander le départ du président tunisien. Manifestation devant le Ministère de l'intérieur à Tunis vendredi 14 janvier 2011 Si la police est au coeur de la polémique accusée de tirer à balles réelles, l'armée n'est pas dans le collimateur des manifestants. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. A Paris et Marseille, les manifestants soutiennent les émeutiers et demandent la démission du président Ben Ali. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles.

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Des manifestants réclament la démission du gouvernement mis en place après la chute du président Zine ben Ali le mois dernier.

Les protestataires se sont rassemblés dans la matinée devant les bureaux du Premier ministre Mohamed Ghannouchi en criant «Dégagez!» et «Nous ne voulons pas des amis de Ben Ali!», tandis que des hélicoptères tournoyaient dans le ciel, ont rapporté des journalistes.

«La population doit se révolter contre les vestiges de l'ancien régime», «Génération de colère, génération qui a provoqué la révolution», scandaient encore les manifestants rassemblés après un appel lancé sur Facebook.

Samedi, plusieurs centaines d'autres manifestants avaient déjà réclamé le remplacement du gouvernement de transition. Le ministère tunisien de l'Intérieur avait alors publié un communiqué, indiquant que les manifestations demeuraient illégales, en vertu des mesures d'exception prises depuis la révolution. Les personnes qui se joindront à de nouveaux mouvements de rue seront poursuivies, avait- il souligné.

«Nous ne sommes pas dupes»

«Nous sommes contre l'Etat de Ghannouchi parce que notre révolution n'a abouti à rien avec ce Ghannouchi, cette équipe de Ben Ali n'a rien changé. Le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique, ex-parti au pouvoir) existe toujours même s'ils ont promis de le dissoudre après sa suspension. C'est du bluff», a déclaré dimanche Samia Mahfoudh, enseignante de 50 ans.

«Ils nous prennent pour des dupes. Tous les membres du Parlement et des conseils de région ont été élus par l'ancien régime, la Constitution a été réformée par l'ancien régime. Le RCD veut semer la terreur», a affirmé de son côté Sami Ben Moumen, médecin de 30 ans.

Mohamed Ghannouchi a été le premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali de 1999 jusqu'à sa chute le 14 janvier. Après la formation, le 17 janvier, d'un gouvernement d'union nationale dans lequel l'équipe sortante avait conservé la majorité des postes, des milliers de personnes avaient manifesté quotidiennement pour obtenir la démission des ministres. Sous la pression, M. Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition épuré des principaux caciques de l'ancien régime le 27 janvier.

Excuses de l'ambassadeur français

Samedi, quelque 15'000 personnes ont en outre manifesté sur la principale artère de la capitale, l'avenue Bourguiba, pour dénoncer la mouvance islamiste et appeler à la tolérance religieuse, à la suite de l'assassinat d'un prêtre polonais par un groupe extrémiste. «Le terrorisme n'est pas tunisien» et «La religion est une affaire privée», a scandé la foule.

Trois mille autres manifestants se sont massés devant l'ambassade de France, située à proximité, pour réclamer le départ de l'ambassadeur Boris Boillon, nommé par Paris après le renversement de Ben Ali.

M. Boillon s'est attiré les foudres de la rue en raison notamment d'une vidéo où le voit tancer des journalistes tunisiens pour leurs questions «débiles» sur la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et les liens de Paris avec l'ancien dirigeant tunisien.

L'ambassadeur français a finalement présenté samedi soir ses «excuses» aux Tunisiens à la télévision nationale. «S'ils ont pris mes réponses comme une manière de répondre de façon hautaine, je le regrette et je suis vraiment désolé et je présente toutes mes excuses à tout le peuple tunisien», a-t-il déclaré.

(ats)