Chili

25 juillet 2018 06:39; Act: 25.07.2018 10:54 Print

Abus sexuels: un cardinal accusé de dissimulation

Le cardinal Ezzati a été convoqué pour répondre aux accusations de dissimulation des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien.

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«Je réitère mon engagement et celui de l'Eglise de Santiago envers les victimes, dans la recherche de la vérité et le respect de la justice civile», a assuré l'archevêque de Santiago Ricardo Ezzati. (Photo d'archives) (Photo: AFP)

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L'archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati, a été convoqué mardi par le procureur régional de Rancagua (centre) afin de répondre, le 21 août, aux accusations de dissimulation des abus sexuels perpétrés par le clergé chilien, a annoncé l'archevêché.

«Je réitère mon engagement et celui de l'Eglise de Santiago envers les victimes, dans la recherche de la vérité et le respect de la justice civile», a assuré l'archevêque de Santiago dans un communiqué, ajoutant qu'il avait la «conviction de n'avoir jamais dissimulé ou entravé la justice».

La semaine dernière, le prêtre Oscar Munoz, bras droit de Mgr Ezzati à Santiago, a été placé en détention, accusé d'abus sexuels et de viols sur sept mineurs.

L'église catholique chilienne est en pleine tourmente alors que 158 personnes - évêques, prêtres ou laïcs liés à l'église - sont ou ont été visées par une enquête pour abus sexuels sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960. Au total, le parquet général a totalisé 266 victimes, dont 178 étaient mineures.

Cinq démissions

Au cours d'un voyage au Chili en janvier, le pape François avait défendu avec force l'évêque chilien Juan Barros, soupçonné d'avoir tu les crimes d'un vieux prêtre pédophile, se déclarant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité.

Il avait ensuite présenté des excuses puis dépêché au Chili Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte chargé d'enquêter sur les cas de pédophilie chez les prêtres, afin de s'entretenir avec les victimes.

En mai, il avait invité à Rome certaines des victimes et avait convoqué l'ensemble des évêques chiliens. Ces derniers avaient présenté leur démission en bloc après la rencontre. Pour le moment, le pape a accepté la démission de cinq d'entre eux, dont Mgr Juan Barros.

(nxp/afp)