Grèce

08 décembre 2008 08:09; Act: 08.12.2008 08:54 Print

Accalmie des violences avant de nouvelles manifestations

Un calme relatif régnait lundi dans les villes grecques secouées la veille par une vague de violences urbaines qui avaient fait une vingtaine de blessés.

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Toutefois, de nouvelles manifestations étaient annoncées pour l'après-midi.

A Athènes, les échauffourées se limitaient tôt lundi matin aux abords du quartier contestataire d'Exarchia. C'est dans ce quartier qu'avait été tué samedi soir un adolescent de 15 ans, par les balles d'un policier.

De petits groupes de jeunes continuaient d'être retranchés lundi dans l'Ecole Polytechinique et l'Université de l'Economie d'Athènes, situées près d'Exarchia, dans le centre d'Athènes.

A Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord du pays, les universités continuaient lundi d'être occupés par des jeunes.

Le parti communiste grec (KKE), le petit parti de la gauche renovatrice Syriza, ainsi que d'autres groupes de gauche, ont annoncé de nouvelles manifestations lundi en fin d'après-midi à Athènes.

Plusieurs universités d'Athènes et de Salonique (nord) seront fermées pour deux jours, ont annoncé leurs rectorats.

Dimanche, plusieurs magasins, banques et voitures situés sur l'avenue Alexandras à Athènes, où se trouve le siège du quartier général de la police, avaient été incendiés pendant une manifestation d'environ 5000 personnes.

Cette manifestation avait dégénéré en bataille rangée entre policiers et jeunes. Treize policiers et six personnes avaient été légèrement blessés tandis qu'une vingtaine étaient interpellées.

Des affrontements tendus avaient également eu lieu dimanche à Salonique (nord), où pendant une manifestation de 2000 personnes, plusieurs commerces, banques et voitures avaient été endommagées par des groupes de jeunes.

Le même scénario s'était produit à la ville de Patras (sud- ouest) où un policier avait été roué de coups par de jeunes manifestants et hospitalisé.

«Aucune indulgence»

Samedi soir, un jeune homme de 15 ans, membre d'un groupe d'une trentaine de jeunes gens qui lançaient des pierres et des objets contre un véhicule des forces de l'ordre avait été tué par un policier qui avait tiré trois balles dans sa direction.

Le policier avait été arrêté dimanche pour «homicide volontaire» tandis qu'un second policier qui l'accompagnait était appréhendé pour «complicité». Le chef du commissariat d'Exarchia a été suspendu.

Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a assuré qu'il n'y aurait «aucune indulgence» envers le ou les responsables de la mort de l'adolescent, dans une lettre de condoléances à sa famille.

(ats)