Grèce

12 décembre 2008 20:51; Act: 12.12.2008 21:06 Print

Accalmie malgré quelques incidents à Athènes

Les manifestations contre les forces de l'ordre semblaient baisser d'intensité vendredi en Grèce.

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Elles ont été limitées à Athènes et à Salonique, au septième jour de mobilisation depuis la mort d'un jeune tué par un policier qui avait mis le feu aux poudres samedi dernier.

Critiqué par les manifestants et par l'opposition qui l'appelle à la démission, le Premier ministre Costas Caramanlis a exclu de se retirer ou d'organiser des élections législatives anticipées.

Après une nuit de répit, la première depuis le début du mouvement, la mobilisation n'a repris dans la journée que dans les deux plus grandes cités du pays, alors que six ou sept villes étaient touchées en début de semaine.

Incidents

A Athènes, quelque 4000 personnes, dont de nombreux élèves, étudiants mais aussi des professeurs, ont défilé une nouvelle fois pour dénoncer les autorités et demander justice après la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

Le début de la manifestation a été marqué par un bref face-à-face entre jeunes manifestants et policiers. Les premiers ont brièvement jeté des cocktails Molotov et divers projectiles sur des policiers, et les seconds ont répondu en tirant des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le calme est revenu quelques minutes après, et la manifestation s'est achevée en milieu d'après-midi. En soirée, plus de 200 personnes, étudiants et travailleurs qui occupent la Faculté de Droit de la capitale, se sont rassemblées dans le calme aux abords de l'établissement.

Salonique

Des jeunes se sont également mobilisés à Salonique (nord), deuxième ville du pays. Environ 800 élèves et étudiants y ont défilé dans le calme vendredi après-midi avant un rassemblement quelques heures après d'un millier de personnes, appartenant à des groupes d'extrême gauche.

Vers la fin de ce rassemblement, des manifestants ont lancé des projectiles contre les locaux de la Nouvelle-Démocratie, parti de droite au pouvoir, provoquant des dégâts matériels.

Ailleurs en Europe

Des incidents liés à la crise grecque ont éclaté cette semaine dans plusieurs autres grandes villes d'Europe, comme à Rome et à Bologne, en Italie, ainsi qu'en Espagne, en Turquie, à Moscou et en France.

Vendredi soir, 300 personnes ont manifesté à Paris près de l'ambassade de Grèce, en solidarité avec la «génération 600 euros», expression qui fait référence au salaire mensuel de jeunes actifs grecs.

(ats)