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26 avril 2019 22:47; Act: 28.04.2019 07:32 Print

Accord pour le retrait des troupes d'Afghanistan

Malgré leur rivalité, les Etats-Unis, la Russie et la Chine se sont entendus sur le retrait des troupes étrangères d'Afghanistan.

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La guerre contre les talibans est la plus longue de l'histoire américaine. (Photo: DR)

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Les Etats-Unis ont dit vendredi être d'accord avec leurs rivaux russes et chinois sur un point clé des négociations de paix en Afghanistan: le retrait des troupes étrangères du pays.

Zalmay Khalilzad, l'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan, a rencontré des émissaires chinois et russes à Moscou pour parvenir à un consensus sur la fin de cette guerre, la plus longue de l'histoire américaine. Un communiqué commun, signé de ces trois grandes puissances souvent en désaccord sur les grands dossiers internationaux, appelle à un processus de paix «inclusif et mené par l'Afghanistan».

«Les trois parties appellent à un retrait organisé et responsable des troupes étrangères d'Afghanistan», selon le communiqué de la diplomatie américaine. Toujours selon cette source, les talibans «se sont engagés» à combattre l'organisation Etat islamique (EI) et à couper leurs liens avec Al-Qaïda.

Pourparlers avec les talibans

Les Etats-Unis ont entamé l'été dernier des pourparlers avec ces rebelles islamistes, qui refusent de discuter avec le gouvernement afghan, taxé de «marionnette» sous contrôle américain.

Les talibans ont promis de «s'assurer que les zones sous leur contrôle ne seront pas utilisées pour menacer un autre pays», précise le communiqué du département d'Etat. Celui-ci appelle les insurgés islamistes à empêcher «tout financement, recrutement ou entrainement de terroristes».

La Russie et la Chine suivent de près la situation en Afghanistan. Environ 14'000 soldats soviétiques ont été tués entre 1979 et 1989 dans ce pays, lors d'un conflit contre des moudjahidines soutenus par les Etats-Unis.

La Chine a quant à elle augmenté son engagement militaire et économique en Afghanistan, inquiète que des combattants puissent se rendre dans sa région du Xinjiang (nord-ouest), à majorité musulmane et frappée dans le passé par des attentats sanglants.

(nxp/ats)