Etats-Unis

25 octobre 2019 01:30; Act: 25.10.2019 09:27 Print

Affaire ukrainienne: le commerce s'en mêle

Une décision sur un accord commercial a été retardée cet été par l'administration Trump au moment où le président voulait que Kiev enquête sur Biden.

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Image d'illustration. (Photo: AFP)

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La Maison Blanche a retardé une proposition visant à rétablir les privilèges commerciaux de l'Ukraine en août, au moment où le président Donald Trump aurait fait pression sur Kiev pour enquêter sur son rival politique, a rapporté jeudi le «Washington Post».

Le quotidien affirme que les services du représentant américain au Commerce ont renoncé cet été à recommander à la Maison Blanche de renouveler une partie d'un accord préférentiel de commerce avec l'Ukraine, sous la pression d'un conseiller du président Trump.

Le président Donald Trump est visé par une procédure de destitution entamée par les démocrates. Ils le soupçonnent d'avoir abusé de son pouvoir en faisant pression sur le pouvoir politique ukrainien pour qu'il enquête sur son rival politique Joe Biden.

Bolton mis en cause

Les démocrates le suspectent notamment d'avoir conditionné l'octroi d'une aide militaire de presque 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine à ces investigations. Selon le «Washington Post», des conditions préférentielles au commerce avec Kiev auraient également été dans la balance.

Le quotidien affirme que John Bolton, alors conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, a découragé Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce (USTR), de recommander à la Maison Blanche le renouvellement de privilèges sur les échanges ukrainiens avec les Etats-Unis. L'Ukraine bénéficiait du Système de préférence généralisée qui permet d'éliminer des tarifs douaniers.

John Bolton aurait dit en août à l'USTR que le président Trump s'opposerait à toute initiative en faveur de l'Ukraine, toujours selon le «Washington Post». Interrogés par l'AFP, les services de l'USTR n'avaient pas répondu jeudi soir. John Bolton a été limogé début septembre par le président Donald Trump avec qui il était en désaccord sur plusieurs dossiers brûlants allant de la Corée du Nord à l'Iran et l'Afghanistan.

(nxp/afp)