Incendies en Grèce

27 juillet 2018 07:15; Act: 27.07.2018 08:03 Print

Afflux de bénévoles pour aider les rescapés

Un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays après les incendies qui ont ravagé les villages en banlieue d'Athènes. De nombreux bénévoles distribuent des vivres.

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Plus de 1150 pompiers sont mobilisés pour lutter contre un incendie qui s'est déclaré vendredi dans la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. (Lundi 6 août 2018) Le gouvernement grec a remplacé les chefs de la police et des pompiers après l'incendie meurtrier qui a fait 90 morts à Mati et ses environs. (Dimanche 5 août 2018) Le ministre-adjoint chargé notamment de l'Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l'incendie qui a fait 88 morts à l'est d'Athènes le 23 juillet. (3 août 2018) Les avions des sapeurs pompiers français venus au secours de la Suède peuvent rentrer chez eux. Les incendies ont diminué en intensité. (31 juillet 2018) Alexis Tsipras s'est rendu lundi matin sur les lieux de la tragédie qui ont fait au moins 91 morts. (30 juillet 2018) Les petites filles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands parents sur un terrain où 26 corps calcinés avaient été découverts mardi matin. L'identification du corps des enfants a été annoncé dans la nuit de vendredi à samedi. (28 juillet 2018) La canicule qui frappe l'Europe et qui provoque de nombreux incendies est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique, selon une étude. A Nea Makri, de nombreux bénévoless trient des vêtements pou aider triés par des dizaines de volontaires et distribuent des vivres. (Jeudi 26 juillet 2018) Dès les premières heures qui ont suivi la nuit tragique de lundi, , un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays.(Jeudi 26 juillet 2018) Les légistes tentaient de mettre un nom ce vendredi sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l'incendie à Mati. (26 juillet 2018) De nombreuses familles sont toujours à la recherche de proches disparus à Mati. le dernier bilan fait état de 82 victimes. (Jeudi 26 juillet 2018) Ce qui reste d'une forêt à Rafina, à une quarantaine de km d'Athènes. Le bilan provisoire des incendies est monté à 80 morts. (Mercredi 25 juillet 2018) Dans une rue de la station balnéaire de Mati, des voitures calcinées. La population sous le choc constate les dégâts. (Mardi 24 juillet 2018) Après les feux de forets, ce qui reste d'un quartier de la station balnéaire de Mat. (Mardi 24 juillet 2018) Effondré, un homme depuis le balcon de sa maison à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Un cimetière de voitures calcinées à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Le métal fondu des voitures carbonisées par les incendies à Argyra Akti, dans l'Attique. (Mardi 24 juillet 2018) Neo Voutza, nord-est d'Attica. (Mardi 24 juillet 2018) A Mati, des pompiers transportent le corps d'une victime des incendies. (Mardi 24 juillet 2018) C'est dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, que 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur. (Mardi 24 juillet 2018) «Mati n'existe plus», a lancé le maire du port proche de Rafina, Evangélos Bournous. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu s'est calmé dans la région. (Mardi 24 juillet 2018) Une vue aérienne de Mati. Le village est ravagé. (Mardi 24 juillet 2018) Des touristes quittent le village de Mati, totalement détruit. (Mardi 24 juillet 2018) 26 personnes ont été retrouvées mortes dans la cour d'une villa à Mati. Cette localité balnéaire se trouve à une quarantaine de km à l'est d'Athènes. Les maisons y souvent entourées de hauts pins. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse toujours à Kineta. (Mardi 24 juillet 2018) Des voitures calcinées à Rafina. Dans cette ville de 20'000 habitants, proche de Mati, les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. (Mardi 24 juillet 2018) A Kineta, un hélicoptere balance une colonne d'eau. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse au nord d'Athènes. (Lundi 23 juillet 2018) Les pompiers tentent d'éteindre les flammes à Kineta. (Lundi 23 juillet 2018) Aux alentours de Kineta, à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, les habitants tentent de se préserver. Dans cette région passe l'une des deux autoroutes menant vers le Péloponnèse. (Lundi 23 juillet 2018) Les autorités ont poussé des milliers d'habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier.(Lundi 23 juillet 2018) «Personne ne peut résister à autant de fumée pendant tant d'heures. C'est une situation extrême» , a affirmé un responsable des pompiers qui a appelé les habitants de cette région . (Lundi 23 juillet 2018) À Kineta près d'Athènes, les feux ont été particulièrement violents. (Lundi 23 juillet 2018) Le village de Mati près d'Athènes a dû être évacué. (Lundi 23 juillet 2018) Les habitants de Rafina, près d'Athènes, ne peuvent que constater les ravages des flammes. (Lundi 23 juillet 2018) A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. Une hélicoptère lâche de l'eau près du village de Grotingen dans le centre de la Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Une forêt complètement brûlée vers Angra en Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Sveg, dans le centre de la Suède, 21 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Trangslet, Dalarna, Suède, 18 juillet 2018.

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Les écoles de Rafina, dans la banlieue d'Athènes, bourdonnent d'une activité inhabituelle en plein été: débordant de nourriture et de vêtements triés par des dizaines de volontaires, elles témoignent du vaste élan de solidarité avec les rescapés des incendies meurtriers de lundi. «Vous voyez cette jeune fille, sa maison a brûlé, eh bien elle est là tous les jours parmi les bénévoles», explique Anastasios Moustikadis en désignant une adolescente qui range des bouteilles d'eau.

Ce quadragénaire, qui organise la gestion des dons dans une école primaire provisoirement transformée en entrepôt, a lui-même perdu l'un de ses plus proches amis dans les incendies qui ont réduit en cendres le village côtier de Mati, voisin de Rafina. «J'irai à ses obsèques dimanche, c'est la seule pause que je m'accorderai», assure M. Moustikadis, interrompu à chaque instant par l'arrivée de volontaires venus charger dans leurs véhicules des dons à distribuer aux sinistrés.

Dès les premières heures qui ont suivi la nuit tragique de lundi, durant laquelle plus de 80 personnes ont perdu la vie, asphyxiées par la fumée, brûlées vives par les flammes, ou noyées dans la mer, un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays. «Le territoire de Mati ressemble à une zone de guerre, c'est indescriptible, raconte Zoi Pantelidou, 26 ans, qui depuis mardi se rend tous les matins à la mairie de Rafina qui coordonne l'aide aux rescapés et répartit les missions entre les bénévoles.

«Enfants de la crise»

«Je ne peux pas vous dire exactement combien ils sont, le nombre augmente tous les jours», explique Savvas Arapkilis, adjoint au maire de la ville.

Jeudi, des dizaines de particuliers, des adolescents et des jeunes adultes en majorité, attendaient patiemment de s'enregistrer sur les listes de volontaires établies par la municipalité. «Ce sont les enfants de la crise, ils savent ce que veut dire la solidarité et ont compris la nécessité d'agir collectivement», assure Anastasios Moustikadis.

La Grèce, essorée par des années d'austérité et en première ligne de la gestion des candidats à l'asile en Europe débarquant sur ses îles, s'est régulièrement appuyée, ces dernières années, sur une société civile de plus en plus organisée face aux carences des pouvoirs publics. Dispensaires gratuits, collecte de médicaments, cantines citoyennes, activités bénévoles pour les réfugiés ont fleuri à travers tout le pays.

L'élan a été tel depuis les incendies que le maire de Rafina, Evangelos Bournous, a dû appeler ses concitoyens mercredi à différer les envois de nourriture: «nous ne pouvons pas en gérer davantage». Quatre bâtiments municipaux croulent déjà sous les cartons et paquets venus de toute la Grèce.

Pas d'eau avant un moment

«Vous voulez un pack d'eau ?», lance une adolescente à un couple de personnes âgées en train de débarrasser des résidus carbonisés de leur maison à Mati. C'est la troisième équipe à leur proposer des bouteilles et de la nourriture en moins d'un quart d'heure. «Je prends de l'eau à chaque fois», explique Sophia Tsaganou Profitou. «Il s'écoulera peut-être un mois que l'eau soit rétablie», explique la septuagénaire également privée d'électricité.

Le quadrillage de chaque ruelle par des équipes de deux ou trois bénévoles permet de faire remonter des situations humaines critiques qui auraient échappé aux autorités. Mais parfois les volontaires tournent en vain dans un quartier qui s'est vidé de ses résidents. A côté des maisons calcinées, d'autres propriétés, épargnées par les flammes, affichent un court message griffonné à la main par leurs habitants: «nous allons bien», suivi d'un numéro de portable où ils peuvent être joints.

«Ce que nous faisons est une goutte d'eau mais je ne pouvais pas poursuivre mes vacances comme si de rien n'était», explique Photini, 17 ans, masque en papier sur le visage pour se protéger de l'odeur de fumée, piquante et pénétrante, qui enveloppe le village meurtri.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Philippe Php le 27.07.2018 07:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    et la marmotte...

    C'est beau la solidarité, que certains en prennent de la graine...

  • Qendris Larqiri le 27.07.2018 11:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    solidarité fachiste

    dommage que la solidarité soit réservé aux compatriotes et aux touristes fortunés. Les réfugiés en auraient besoin eux aussi, mais bon, ils n'ont sans doute pas la peau assez claire pour être traités en être humain.

Les derniers commentaires

  • Qendris Larqiri le 27.07.2018 11:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    solidarité fachiste

    dommage que la solidarité soit réservé aux compatriotes et aux touristes fortunés. Les réfugiés en auraient besoin eux aussi, mais bon, ils n'ont sans doute pas la peau assez claire pour être traités en être humain.

    • Valentin kalitzine le 30.07.2018 06:22 Report dénoncer ce commentaire

      @quendris bobo

      Lamentable commentaire, les grecs sont accueillants et généreux, ruinés par la crise ils s'entraident et vous montreront avec quel courage ils font face. Mais il est vrai que de jouer au bobo moralisateur derrière son écran alors qu'on vit confortablement est bien plus facile. Allez donc vivre avec eux qui supportent, comme les italiens, tout le poids de cette migration organisée qui rapporte des millions aux mafieux.

  • Philippe Php le 27.07.2018 07:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    et la marmotte...

    C'est beau la solidarité, que certains en prennent de la graine...

    • minute encyclopédique le 27.07.2018 11:32 Report dénoncer ce commentaire

      mémoires fidèles

      Le Conseil d'État genevois partira en vacances.

    • Qendris Larqiri le 27.07.2018 12:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Philippe Php

      dommage qu'elle ne soit réservée aux réfugiés de nationalité grecque, pour les étrangers ca fait des années que la solidarité a laissé place à la xénophobie dans ce pays, à l'image de l'Europe d'ailleurs...