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10 janvier 2016 06:20; Act: 10.01.2016 08:18 Print

Agression de réfugiés unanimement condamnée

Des réfugiés syriens ont été victimes de gaz poivre dans une rue de Vancouver vendredi. Une attaque condamnée par la classe politique.

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L'agression contre un groupe de réfugiés syriens à Vancouver (Canada) a eu lieu devant de centre communautaire musulman, le 8 janvier 2016. (Photo: Keystone)

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Le monde politique canadien a condamné unanimement samedi l'agression au gaz poivre d'une trentaine de réfugiés syriens à l'occasion d'une soirée organisée à Vancouver (Ouest).

«Je condamne l'attaque des réfugiés syriens à Vancouver», a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau. Cette agression, selon lui, «ne reflète pas l'accueil chaleureux des Canadiens» envers les Syriens dont près de 8'000 sont déjà arrivés depuis la fin novembre sur les 25'000 attendus avant fin février.

C'est à l'extérieur du bâtiment où se déroulait une soirée d'accueil de l'Association musulmane du Canada que l'incident s'est déroulé vendredi «un peu après 22h30 (samedi 7h30 heure suisse), quand une centaine de personnes, dont un petit groupe de réfugiés, attendaient le bus», a indiqué la police de Vancouver.

Femmes et enfants

«Un inconnu à vélo s'est approché et a aspergé de gaz poivre des hommes, des femmes et des enfants», selon le commissaire de police Adam Palmer.

Une vingtaine de personnes ont été soignées sur place, a indiqué le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum, qui s'est dit «consterné» par cet incident.

Ces réfugiés étaient venus assister «à un événement visant à leur souhaiter la bienvenue au Canada, ce qui rend l'attaque encore plus choquante et condamnable», a-t-il ajouté.

A l'adresse de tous les «réfugiés syriens récemment arrivés», John McCallum a souligné que «cette attaque ne représente en aucune façon leur nouveau foyer».

Appel à la tolérance

En dépit de cet «incident regrettable», l'Association musulmane du Canada a appelé samedi dans un communiqué «à la tolérance et la compréhension entre les communautés».

La cheffe du gouvernement de la province de Colombie-britannique, Christy Clark, a qualifié l'acte «d'intolérable et ce, quel qu'en soit le motif».

«Mettons fin à cette haine avec toute notre compassion», a déclaré Thomas Mulcair, chef du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) en qualifiant cette «agression» de «geste déplorable».

Toujours pour l'opposition, Rona Ambrose, cheffe du parti conservateur, a souhaité que les coupables de ces agressions soient «arrêtés et poursuivis» devant les tribunaux.

(nxp/afp)