Remaniement ministériel

01 mars 2011 14:09; Act: 01.03.2011 14:16 Print

Alain Juppé succède à MAM

La passation de pouvoir au quai d'Orsay a eu lieu mardi entre Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé, qui a dit sa «confiance» de retrouver un ministère qu'il avait déjà dirigé de 1993 à 1995.

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Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie se congratulent, mardi. (Photo: Reuters)

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Raccompagnant Michèle Alliot-Marie sur le perron du ministère, Alain Juppé a fait la bise à la désormais ancienne hôte des lieux, après lui avoir dit son «estime» et son «amitié».

«Tout au long de votre parcours politique, de cette superbe carrière qui vous a amené aux plus hautes fonctions dans la République, vous avez toujours su faire preuve de ce professionnalisme, de cette capacité de travail, de cette détermination, de cette hauteur de vue», a déclaré le nouveau chef du quai d'Orsay, ajoutant que la vie politique pouvait être «parfois brutale et injuste».

Longs remerciements

Deux jours après l'annonce de sa démission due à la polémique autour de ses vacances tunisiennes, MAM a, elle, longuement remercié l'ensemble du personnel du Quai d'Orsay, «des personnes chargées de l'entretien de nos maisons jusqu'au directeur de l'administration centrale, des huissiers ou des chauffeurs jusqu'aux ambassadeurs».

Saluant le «professionnalisme», le «dévouement» et la «détermination» de la maison, elle a dit sa «fierté» d'avoir dirigé le ministère, notant au passage que ces «trois mois n'auront pas suffi à l'aboutissement» du programmé fixé à sa prise de fonctions en novembre dernier. Reprenant une expression du ministère de la Défense, une de ses précédentes affectations, elle a ensuite souhaité «bon vent et bonne mer» à son successeur.

Priorités exposées

Dans un bref discours, Alain Juppé a pour sa part exposé ses principales priorités, au premier rang desquelles «refonder l'Union pour la Méditerranée» (UMP) lancée à l'été 2008 par Nicolas Sarkozy.

«C'était une initiative prémonitoire que d'essayer de constituer sur les deux rives de la Méditerranée une union qui ne soit pas simplement économique mais aussi culturelle et politique», a-t-il affirmé. «Bien sûr, ce qui se passe aujourd'hui au sud de la Méditerranée change complètement la donne et nous avons le devoir d'y réfléchir et de reprendre l'initiative. Ce sera une des nos ambitions prioritaires».

Le ministre des Affaires étrangères a également souhaité «pousser plus avant l'intégration» européenne, et «resserrer» les partenariats stratégiques avec les puissances émergentes« telles que la Chine, la Russie et le Brésil.

Il a enfin souligné la nécessité d'«anticiper l'essor de l'Afrique au XXIe siècle». «Ce serait pour nous une faute stratégique que de relâcher notre présence sur ce continent avec lequel tant de liens ont été construits au fil de l'histoire», a-t-il déclaré.

(ap)