Yémen

31 décembre 2011 19:45; Act: 31.12.2011 19:51 Print

Ali Abdallah Saleh décide de rester au pays

Changeant une fois de plus son fusil d'épaule, le président Ali Abdallah Saleh, qui a accepté de transférer le pouvoir à son vice-président, a décidé samedi de rester au Yémen.

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23.06 L'armée yéménite a repris le contrôle d'Azzan, un bastion d'al-Qaida. 15.06 L'armée yéménite affirme avoir repris le contrôle de Chuqra. 07.06 Les combats ont repris au Yémen. Ils ont fait sept victimes parmi les membres d'al-Qaida. 23.05 L'offensive contre al-Qaida a repris. 05.05 Le nouveau président Abdo Rabbo Mansour Hadi s'est engagé à unifier l'armée et à combattre al-Qaida. 14.04 Des attaques d'al-Qaida ont fait neuf morts. 07.04 Des soldats ont pris le contrôle de l'aéroport de Sanaa. Il menacent de faire sauter tout appareil qui y arrive ou le quitte. L'armée a tué 38 rebelles d'al-Qaida dans le sud du pays. Le vice-consul d'Arabie saoudite a été enlevé mercredi à Aden. 24.01 Les combattants d'Al-Qaida ont accepté de quitter Radah, une dizaines de jours après l'avoir conquise. 21.01 Le parlement yéménite a accordé l'immunité au président Saleh. 16.01 al-Qaida a pris le contrôle de la ville de Radaa, sans rencontrer de résistance. 15.01 Un Norvégien a été enlevé à Sanaa dans le but de faire pression sur le gouvernement. 12.01 Des combats ont fait 20 morts près de Zinjbar. 05.01 Des nouveaux combats ont fait 10 morts dans le sud su pays. 25.12 Une manifestation de militaires a fait deux blessés. 24.12 Sept manifestants ont été tués samedi dans un quartier du sud de Sanaa par les tirs des forces de sécurité et des partisans armés du président Ali Abdallah Saleh 27.11 Un institut d'enseignement sunnite a été attaqué par des rebelles chiites. 20 morts sont à déplorer. 25.11 L'opposition yéménite a choisi son chef du gouvernement vendredi soir. 24.11 Les manifestations qui ont suivi l'annonce du départ du président Saleh ont fait trois morts. 19.11 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a indiqué samedi qu'il confierait le pays à l'armée s'il venait à quitter le pouvoir comme le lui demande l'opposition. 11.11 La répression a encore fait plusieurs morts. 05.11 L'armée aurait tué 5 membres d'Al-Qaïda. 25.10 Après un bref cessez-le-feu, les combats ont repris, faisant plusieurs morts. 22.10 Des affrontements entre pro et anti-Saleh ont fait 10 morts samedi. 21.10 Le peuple continue de manifester, après que le président Saleh a demandé des garanties en cas de démission. 18.10 Les combats continuent à Sanaa, ils ont fait cinq nouvelles victimes dans la nuit de lundi à mardi. 16.10 Huit personnes ont été tuées dans de violents affrontements qui ont opposé les forces du président Saleh aux militaires et combattants tribaux ralliés à la contestation. 01.10 Al-Qaïda a annoncé avoir lancé une série d'opérations dans le sud du pays. 25.09 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt dimanche à un transfert du pouvoir après des élections. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh de retour vendredi au Yémen après trois mois d'absence a appelé à une trêve et à un règlement négocié du conflit. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh, sérieusement blessé dans un attentat début juin à Sanaa, a regagné le Yémen après trois mois de soins en Arabie saoudite. 19.09 Des dizaines de manifestants ont trouvé la mort lundi à Sanaa. Le bilan depuis dimanche se monte à plus de 50 morts. 18.09 La contestation gronde toujours. A Sanaa, des combats ont fait rage dimanche. 16.09 Des milliers de personnes manifestent pour le départ du président yéménite. 16.07 Le retour du président Saleh, hospitalisé depuis 5 semaines en Arabie Saoudite, est pour «bientôt», selon le vice-ministre de l'Information yéménite. On le voit ici le 10 juillet dernier lors de discussion avec un émissaire américain. Le 7 juillet 2011, le président yéménite Saleh est apparu à la télévision. C'était la première fois, après son hospitalisation pour des brûlures provoquées lors d'une attaque de sa demeure. 17.06 Contesté et blessé, Ali Adballah Saleh, hospitalisé en Arabie Saoudite, ne rentra pas dans son pays, a affirmé vendredi un responsable saoudien. 09.06 Des dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté à Sanaa pour «un nouveau Yémen» débarrassé d'Ali Abdallah Saleh. les partisans de M. Saleh se sont rassemblés sur la place Saabine en brandissant des portraits du chef de l'Etat. Le départ du président Saleh a provoqué une véritable liesse. 03.06 De violents combats ont repris vendredi matin après une brève accalmie dans un quartier du nord de Sanaa entre les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal. 3.06 Des manifestants protestent contre le gouvernement au pouvoir au Yémen 02.06 Des manifestants se révoltent dans les rues de Sanaa, au Yémen, contre le gouvernement du président Saleh . 29.05 Des combattants présumés d'Al-Qaïda continuent de contrôler la ville côtière de Zinjibar, dans le sud, où cinq civils ont péri dimanche. 12.05 Dix manifestants hostiles au président Saleh ont été tués par des tirs des forces de sécurité lors d'affrontements nocturnes à Sanaa. 27.04 Douze protestataires ont été tués par balles lors de la dispersion d'une manifestation à Sanaa. 21.04 Le président Ali Abdallah Saleh a accepté vendredi de transférer le pouvoir, au Yémen. 13.04 Deux manifestants ont été tués et quatre blessés par l'armée qui a tiré sur des protestataires mercredi à Aden, principale ville du sud du Yémen. 08.04 Le président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh a rejeté vendredi un plan de sortie de crise des monarchies du Golfe. Les manifestants réclament toujours le départ du président yéménite. 04.04 De violentes manifestations réclamant le départ du président Saleh continuent au Yémen.Plus de 400 blessés ont été dénombrés. Les funérailles de plusieurs des 52 opposants tués par des tirs attribués à des partisans du régime, vendredi à Sanaa... ..., ont eu lieu dimanche. Une foule immense s'est rassemblée à cette occasion pour une marche considérée comme la plus importante depuis le début des manifestations fin janvier. Les démissions se succèdent au sein de la diplomatie yéménite. Le président Ali Abdullah Saleh est toujours plus isolé. Les funérailles de quelques-uns des 52 tués lors des manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu dimanche. Le 19 mars, la contestation se poursuit contre le président Saleh, au Yémen. Les tirs contre des manifestants ont fait 52 morts à Aden. Ali Abdullah Saleh, président yéménite, dont les manifestants demandent le départ, a proclamé l'état d'urgence après des heurts sanglants qui ont fait 41 morts. Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants depuis les toits Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue depuis des semaines, a promis jeudi un référendum cette année sur une nouvelle Constitution. Le 19 février, un étudiant a été tué par balle à Sanaa, au Yemen. Les heurts de jeudi soir ont fait trois nouveaux morts au Yémen. Les manifestants demandent toujours le départ du président Ali Saleh au pouvoir depuis 31 ans. «Après Moubarak, c'est le tour d'Ali», ont scandé quelque 4.000 protestataires, samedi 12 février ... en réclamant le départ du président yéménite. Vendredi 11 février au soir les Yéménites avaient fêté le départ du président égyptien Hosni Moubarak. Trois personnes ont été blessées, dont l'une grièvement, jeudi soir dans le sud-est du Yémen... ...lorsque la police a tiré à balles réelles et aux gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de militants séparatistes. Plusieurs milliers d'opposants du gouvernement yéménite ainsi que des partisans manifestaient séparément dans la capitale, Sanaa, et d'autres villes du pays jeudi.

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En vertu de l'accord de transfert qu'il a fini par signer après de longs mois de soulèvement, Saleh a cédé toutes ses responsabilités au vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi et s'est engagé à officiellement démissionner une fois que le parlement lui aura accordé l'immunité.

Mais ses opposants affirment qu'il tente depuis de maintenir son influence, via ses fidèles au sein du parti au pouvoir, le Congrès du peuple, et via les forces de sécurité dirigées par des membres de sa famille.

«Il n'est pas possible de permettre l'effondrement d'institutions et établissements étatiques qui ont été construits ces 49 dernières années», a lancé Saleh samedi lors d'une rencontre avec des membres de son parti.

Purge dans la garde républicaine

En parallèle, son fils Ahmed a lancé une purge au sein de la toute-puissante Garde républicaine, unité d'élite qu'il commande, selon un responsable militaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

La Garde républicaine est une des piliers du régime, et cette purge semble être une tentative de le maintenir en place malgré l'accord de transfert de pouvoir prévoyant que Saleh cède les commandes après 33 ans à la tête du pays.

Ahmed a déjà fait arrêter des dizaines de membres de la Garde républicaine, cherchant à se débarasser de tous les officiers et éléments susceptibles de se rapprocher de l'opposition, a précisé ce responsable militaire.

C'est grâce à la loyauté de la Garde républicaine que Saleh a réussi à se maintenir si longtemps au pouvoir malgré dix mois de manifestations de rues, malgré la pression internationale et malgré la tentative d'assassinat au cours de laquelle il a été blessé en juin,

Un des unités les mieux entraînées de l'armée, la Garde républicaine n'a pas connu beaucoup de défections, à la différence d'autres secteurs de l'armée où des unités entières ont fait défection et gagné le camp de l'opposition. Un mouvement qui s'accélère et se répand, avec notamment

«Nous ne permettrons pas que cela soit copié ici. La force sera le moyen de gérer la moindre protestation», a déclaré le fils de Saleh à ses hommes, selon ce responsable militaire. Les téléphones portables ont notamment été interdits au sein de la Garde républicaine, et des perquisitions y sont en cours dans toutes les unités et casernes.

D'autres «nettoyages» en vue

D'autres purges visant d'éventuels mutins ont également eu lieu au sein de la Sécurité centrale, dirigée quant à elle par Yahia, neveu d'Ali Abdullah Saleh.

A Taëz, épicentre de l'insurrection, des centaines de soldats ont défilé dans les rues samedi, réclamant que de hauts gradés ayant donné l'ordre de tirer sur les manifestants soient jugés.

Auparavant, Saleh disait vouloir quitter le Yémen pour les Etats-Unis. L'accord de transfert du pouvoir, qui prévoyait l'impunité pour Saleh, n'a pas réussi à calmer la colère de la rue, nombre de Yéménites voulant qu'il soit jugé.

Des centaines de milliers de personnes ont également manifesté à Sanaa, la capitale, et dans plusieurs autres villes, jurant d'empêcher Saleh de quitter le pays.

(ap)