Espagne

04 janvier 2016 22:09; Act: 04.01.2016 22:09 Print

Artur Mas ne renonce pas en Catalogne

Le camp indépendantiste dispose maintenant de moins d'une semaine pour trouver une solution et investir un gouvernement régional.

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Artur Mas, le président sortant catalan et indépendantiste. (Photo: Keystone)

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Le président sortant catalan et indépendantiste Artur Mas a assuré lundi qu'il continuera à se battre malgré le refus d'une partie du camp indépendantiste de l'investir. Son parti a assuré qu'il ne présenterait pas de candidat alternatif.

«Je suis très tranquille, et j'ai envie de me battre, d'aller de l'avant», a déclaré le président sortant de Catalogne, moins de 24 heures après la décision prise par la CUP (Candidature d'unité populaire), une petite formation d'extrême gauche, de ne pas soutenir son investiture.

Junts pel Si (Ensemble pour le oui), la liste d'Artur Mas, a remporté les élections régionales du 27 septembre, avec 62 sièges au Parlement régional, sur 135. Elle a cependant besoin des voix d'au moins deux députés de la CUP et de l'abstention des huit autres pour pouvoir disposer de la majorité suffisante lui permettant d'être investie.

Mais après plus de trois mois de tractations, la direction de la CUP, respectant le voeu de ses militants, a annoncé dimanche qu'elle ne soutiendrait pas Artur Mas, à qui elle reproche d'avoir mené des politiques d'austérité et la corruption de son parti CDC.

Renvoyant la balle dans le camp de Junts pel si, la CUP s'est dite disposée à investir un autre candidat proposé par cette coalition. Le parti d'Artur Mas de son côté a annoncé qu'il refusait de se plier à cette exigence. «Notre candidat est le président Mas. Nous sommes certains que c'est viable, il faut aller de l'avant», a répondu Josep Rull, un élu de CDC, sans préciser s'il souhaitait tout de même tenter une investiture en cherchant encore les deux voix manquantes à son camp.

Le camp indépendantiste dispose maintenant de moins d'une semaine pour trouver une solution, la loi accordant aux parlementaires jusqu'à la fin de la semaine pour investir un gouvernement. Le cas échéant, Artur Mas sera contraint de convoquer de nouvelles élections, les quatrièmes dans la région en un peu plus de cinq ans.

(nxp/ats)