Justice

11 octobre 2019 15:58; Act: 11.10.2019 16:22 Print

Assange devra comparaître en personne à Londres

Le fondateur de WikiLeaks s'est présenté vendredi par visioconférence devant le tribunal de Westminster. Mais il devra comparaître en personne le 21 octobre.

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Un juge britannique a ordonné vendredi au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, menacé d'extradition vers les Etats-Unis, de comparaître pour la première fois en personne le 21 octobre lors d'une audience consacrée à son éventuelle remise en liberté provisoire.

Julian Assange a comparu vendredi par visioconférence devant le tribunal londonien de Westminster pour une audience administrative, depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh (sud-est de Londres) où il est incarcéré. Une audience d'extradition est programmée le 28 février devant ce tribunal.

Mal en point

L'air mal en point, il n'a pris la parole que pour décliner son identité et son âge, d'une voix légèrement enrouée, se balançant d'avant en arrière sur sa chaise, les épaules rentrées. Il a commencé à tirer les manches couleur lilas de son pull quand le juge Tan Ikram lui a ordonné de comparaître en personne.

L'avocat de Julian Assange, Gareth Pierce, n'a pas objecté car l'audience «ne durerait qu'une heure». Sa défense invoque sa mauvaise santé pour tenter d'obtenir sa remise en liberté.

En 2012, l'Australien, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol, s'était réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède ou vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, il en avait été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'autorisation de Quito. Il avait été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Julian Assange encourt une peine allant jusqu'à 175 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis, qui lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250'000 câbles diplomatiques et d'environ 500'000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Fin mai, la justice américaine a ajouté plusieurs chefs à son acte d'inculpation, dont la plupart portent sur des violations des lois anti-espionnage, ce qui a suscité les critiques des défenseurs de la liberté de la presse. En mai, le parquet suédois avait annoncé la réouverture de l'enquête pour viol contre Julian Assange.

(nxp/afp)