Attentat de Londres

17 juillet 2019 16:10; Act: 17.07.2019 16:18 Print

Conducteur de la voiture-bélier reconnu coupable

L'homme avait foncé avec sa voiture sur des cyclistes et des policiers à Londres. Il a été reconnu coupable de terrorisme par un jury. La peine sera prononcée en octobre.

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La voiture de l'assaillant qui avait blessé trois personnes à Londres, en 2018.

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Un jury londonien a reconnu mercredi Salih K. coupable de tentatives de meurtre pour avoir foncé en voiture sur des cyclistes et des policiers près du Parlement britannique en août 2018, une attaque à motif terroriste selon l'accusation.

L'attaque avait fait trois blessés, dont deux avaient été brièvement hospitalisés tandis que le troisième avait été traité sur place.

Reconnu coupable de deux chefs d'accusation de tentative de meurtre, sa peine sera prononcée par la Cour criminelle de l'Old Bailey à Londres durant la semaine du 7 octobre, a précisé la police londonienne. Il pourrait être emprisonné à vie. La Cour examinera également si les infractions ont «un lien terroriste».

Pour Jenny Hopkins du CPS, le service en charge des poursuites pénales au Royaume-Uni, l'homme de 30 ans, d'origine soudanaise, a «délibérément tenté de tuer et de mutiler autant de personnes que possible» le 14 août 2018.

Raisons confuses

Ce sont «seulement des réactions rapides et la chance qui ont empêché Salih K. de tuer», a-t-elle ajouté, citée dans un communiqué, pointant que l'analyse des images de vidéosurveillance avait révélé une conduite «si précise et déterminée qu'il a été difficile pour les enquêteurs de reproduire la manoeuvre effectuée».

Si les raisons qui l'ont poussé à commettre l'attaque restent confuses, la division anti-terroriste du CPS estime «raisonnable» d'y voir «un motif terroriste». En ciblant le Parlement, l'accusé «avait choisi un site emblématique d'importance nationale, qui a fait l'objet d'attentats terroristes dans l'histoire très récente», souligne-t-elle.

Né au Soudan, Salih K. avait obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après avoir affirmé qu'il avait été torturé en raison de ses liens avec le Mouvement rebelle pour la justice et l'égalité (JEM), selon des éléments présentés pendant son procès.

Images juste après l'attaque:

(nxp/afp)