Manifestations

22 novembre 2019 02:32; Act: 22.11.2019 03:30 Print

Au Chili, la police n'a pas «l'intention de blesser»

Le gouvernement chilien a rejeté jeudi un rapport d'Amnesty l'accusant de violations généralisées des droits de l'Homme.

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Le parlement chilien a approuvé un projet de loi du gouvernement augmentant jusqu'à 50% le minimum vieillesse. (Jeudi 5 décembre 2019) Le gouvernement du Chili compte mettre plus de 5 milliards de dollars sur la table pour trouver une solution à la crise. (2 décembre 2019) Des dizaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un grand centre commercial à Santiago. (27 novembre 2019) Rien ne semble entamer la détermination des manifestants chiliens, 40 jours après le début d'un mouvement réclamant des mesures sociales qui tardent à se concrétiser. (Mardi 26 novembre 2019) Le gouvernement chilien a lancé vendredi un appel au calme. (Samedi 23 novembre 2019) Pour Amnesty International, les forces de l'ordre ont mis en place une «politique pour punir» les manifestants. Le gouvernement chilien a rejeté ce rapport. (Vendredi 22 novembre 2019) La police chilienne a annoncé mardi suspendre l'utilisation de munitions controversées qui ont provoqué de graves lésions oculaires chez plus de 200 manifestants. (19 novembre 2019) Les Chiliens ont commémoré lundi les neuf mois de la contestation qui secoue le pays. (18 novembre 2019) Le président Sebastian Piñera a condamné dimanche pour la première fois les violences commises par la police depuis le début du mouvement de contestation. (17 novembre 2019) En pleine crise sociale au Chili, plusieurs manifestations ont eu lieu jeudi pour commémorer la mort d'un jeune Indien mapuche tué il y a un an lors d'une opération policière dans le sud du pays. (14 novembre 2019) Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont une nouvelle fois descendus dans les rues mardi au Chili, une persistance de la crise sociale qui commence à peser sur l'économie du pays. (12 novembre 2019) Le siège d'une université de Santiago a été incendié vendredi au cours de violents incidents en marge d'une grande marche pacifique. (Vendredi 8 novembre 2019) Les manifestations de contestation sociale qui durent depuis près de trois semaines au Chili et au cours desquelles 20 personnes ont été tuées se sont étendues mercredi aux quartiers aisés de la capitale Santiago. (6 novembre 2019) Le président chilien Sebastian Pinera a affirmé mardi qu'il n'allait pas démissionner malgré les violentes manifestations contre son régime qui secouent le pays. (5 novembre 2019) Un cocktail Molotov met le feu à une policière des forces anti-émeutes, à Santiago. (Chili, 4 novembre 2019) Une policière des forces anti-émeutes court alors que son équipement prend feu lors d'affrontements avec des manifestants, à Santiago. (Chili, 4 novembre 2019) Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants pour la 3e semaine de contestations au Chili. (4 novembre 2019) Troisième semaine de contestations au Chili. (4 novembre 2019) Les manifestations dans la capitale chilienne ont été émaillées de nombreux incidents. (4 novembre 2019) Une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, parmi laquelle de nombreux étudiants, s'est rassemblée lundi soir à Santiago, sur la plaza Italia, lieu emblématique du mouvement de colère initié le 18 octobre.(Chili, 4 novembre 2019) Le mouvement social, débuté il y a plus de trois semaines, ne faiblit pas au Chili. (4 novembre 2019) Le mouvement social, débuté il y a plus de trois semaines, ne faiblit pas au Chili. (4 novembre 2019) Quelque 1305 personnes ont été blessées à ce jour lors des manifestations. (Chili, 4 novembre 2019) La crise sociale, provoquée le 18 octobre par une augmentation du prix du ticket de métro (depuis annulée), a fait 20 morts. (Chili, 4 novembre 2019) Déguisés en clown ou en «Joker», les manifestants défient la police. (Chili, 4 novembre 2019)

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Le gouvernement chilien a rejeté jeudi un rapport d'Amnesty International. L'étude de l'ONG accuse les forces de l'ordre chiliennes d'avoir commis des violations généralisées des droits de l'Homme lors des protestations antigouvernementales de ces dernières semaines.

«Le gouvernement rejette catégoriquement le dernier rapport d'Amnesty International qui prétend avoir identifié une politique délibérée visant à blesser les manifestants», a déclaré au cours d'une conférence de presse à Santiago la sous-secrétaire chilienne aux Droits de l'Homme, Lorena Recabarren. La police chilienne a affirmé pour sa part qu'elle n'avait pas eu «l'intention de blesser» des manifestants.

«Torture et violence sexuelle»

Dans son rapport publié jeudi, Amnesty International déclare que les forces de l'ordre ont mis en place une «politique pour punir» les manifestants au cours de la crise sociale qui secoue le Chili depuis plus d'un mois.

«L'intention des forces de l'ordre chiliennes est claire: blesser ceux qui manifestent pour décourager le mouvement de protestation, y compris en arrivant à des extrêmes, en utilisant la torture et la violence sexuelle contre les manifestants», accuse l'ONG dans des conclusions préliminaires à l'issue d'une visite au Chili.

Le gouvernement du président Sebastian Piñera a «soutenu sa politique pour punir» les contestataires, a affirmé Erika Guevara, directrice pour les Amériques d'Amnesty International. L'ONG assure qu'«il ne s'agit pas de faits isolés» et que les violations qu'elle a répertoriées «répondent à un modèle». Au cours du mouvement social qui a éclaté le 18 octobre au Chili, il y a eu 22 morts, dont cinq après l'intervention des forces de sécurité, et plus de 2000 blessés, dont plus de 200 grièvement touchés aux yeux.

(nxp/ats)