Attentat en Irak

21 juin 2011 09:04; Act: 21.06.2011 15:16 Print

Au moins 26 morts dans une explosion

Deux voitures piégées ont explosé mardi, faisant au moins 26 morts, en Irak.

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L'Irak a connu mardi matin un regain de violence à six mois du retrait total des forces américaines. Au moins 26 personnes ont été tuées, en grande majorité des policiers, dans un double attentat-suicide qui visait le gouverneur de Diwaniya, dans le centre du pays.

Le bilan de l'attentat est de 26 morts et 29 blessés, selon un porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Asskari. «La première explosion s'est produite lorsqu'un kamikaze a tenté de passer le check point pour cibler la maison du gouverneur et elle a eu lieu juste en face de l'entrée principale. La deuxième s'est produite trois minutes plus tard au même endroit», a-t-il indiqué.

Un membre du gouvernorat, Initissar al-Moussaoui, a affirmé que «l'attaque a été perpétrée par al-Qaïda pour tuer le gouverneur» Salem Hussein. Le bureau du gouverneur a assuré que M. Hussein, membre du parti Dawa du premier ministre Nouri al-Maliki, était sain et sauf. Il semble qu'il ait eu la vie sauve parce qu'il est sorti de chez lui plus tard que d'habitude.

Multiplication des violences

D'autres régions ont également été la cible de violences. A Awlad Muslim, à 60 km au sud de Bagdad, deux personnes ont perdu la vie et huit ont été blessées, dont deux policiers, par une bombe qui a explosé dans un café, a affirmé le lieutenant de police Mohammad Ali.

Dans l'est de Bagdad, rue de Palestine, une personne a été tuée et cinq ont été blessées, dont trois militaires, par une bombe qui visait une patrouille de l'armée, a indiqué une source du ministère de la Défense. Et dans l'ouest de la capitale, dans le quartier Noussour, une personne a été tuée et trois autres ont été blessées par une bombe dissimulée dans un minibus, selon une source du ministère de l'Intérieur.

Il semble qu'al-Qaïda ait décidé depuis trois mois de prendre pour cible les gouverneurs irakiens, afin de paralyser l'activité économique dans les régions.

Le 14 juin, des dizaines d'insurgés munis d'armes automatiques et de vestes explosives avaient lancé un assaut contre le siège du gouvernorat de Diyala, au nord-est de Bagdad, tuant sept personnes et en blessant 35.

La violence en Irak est en baisse, mais n'a pas disparu pour autant. Il y a eu 177 morts en mai, selon les chiffres officiels. La majorité des attaques s'opère par le biais de bombes placées sur la bord de la route ou avec des pistolets munis de silencieux.

(ats/afp)