États-Unis

21 septembre 2019 00:03; Act: 21.09.2019 00:11 Print

Au sommet sur le climat, l'ONU exige du positif

Le secrétaire général de l'ONU a dévoilé les règles entourant le sommet sur le climat organisé lundi à New York.

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Antonio Guterres a prévenu, il ne veut que des bonnes nouvelles. (Photo: AFP)

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«Si vous avez de mauvaises nouvelles, ne venez pas!» a lancé vendredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'adresse des dirigeants qui voudraient s'exprimer au sommet sur le climat qu'il organise lundi à New York.

«Il y a comme un billet d'entrée», a expliqué Antonio Guterres lors d'un déjeuner avec une quinzaine de journalistes au siège de l'ONU. «Nous avons demandé aux pays: avez-vous des développements positifs à annoncer? Si c'est le cas, envoyez-nous une note d'une page». Mais en revanche, une fois la page déposée, «nous ne jugeons pas.»

64 pays, ainsi que l'Union européenne, seront représentés à la tribune, selon le programme communiqué vendredi par l'ONU. Le but du sommet, qui durera toute la journée de lundi, à la veille de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, est que le plus grand nombre de pays annoncent un renforcement de leurs plans de réduction des gaz à effet de serre.

«Faire le plus de bruit possible»

Un nombre «très significatif» d'Etats devraient annoncer l'adoption de l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050, a dit Antonio Guterres aux journalistes. C'est-à-dire que ces pays s'engagent à réduire au maximum leurs émissions, et de compenser le reste afin d'avoir un bilan carbone de zéro, par exemple en plantant des arbres qui absorberont le CO2 excédentaire. Actuellement, seule une vingtaine d'Etats ont adopté l'objectif ou voté des lois à cet effet.

«Tout ne sera pas résolu à la fin du sommet», a concédé le secrétaire général. «Mon objectif est de faire le plus de bruit possible», a-t-il dit, assurant qu'il voyait dans les derniers mois de mobilisation un «tournant» - en particulier grâce aux jeunes qui manifestaient vendredi dans plus d'une centaine de villes de la planète.

Merkel, Macron, Modi, Erdogan...

Il a défendu l'inclusion de la Chine, alors que le pays continue d'ouvrir des centrales au charbon. Elle sera représentée par son chef de la diplomatie, Wang Yi. «La Chine sera l'un des rares pays à être en avance» sur ses engagements de l'accord de Paris, a-t-il dit, soulignant ses pas de géant dans les énergies renouvelables.

Des Etats n'ont pas postulé pour parler au sommet, dont le Brésil et les Etats-Unis, qui seront représentés par une cheffe de bureau du département d'Etat. Mais 60 chefs d'Etats et de gouvernements prendront la parole, limitée à trois minutes chacun, dont: Emmanuel Macron pour la France, Angela Merkel (Allemagne), Narendra Modi (Inde), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Abdel Fattah al-Sissi (Egypte), Uhuru Kenyatta (Kenya), Ivan Duque Marquez (Colombie)... ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk.

(nxp/afp)