Indonésie

10 mai 2012 06:29; Act: 10.05.2012 16:45 Print

Aucun survivant dans le crash du Soukhoï

Les secouristes indonésiens n'ont trouvé jeudi aucun survivant dans le crash d'un avion russe Soukhoï qui avait disparu mercredi lors d'un vol de démonstration avec une cinquantaine de personnes à son bord.

Sur ce sujet
Une faute?

«Aucun survivant» n'a été retrouvé jeudi sur le site de l'épave pulvérisée du Superjet russe Soukhoï qui s'est écrasé la veille en Indonésie avec une cinquantaine de personnes à bord. Moscou a ouvert une enquête sur un éventuel non-respect des règles de sécurité.

«Une enquête criminelle a été ouverte, des indices indiquant qu'un crime relevant de l'article 263-3 du code pénal (violation des règles de sécurité de transport et d'exploitation d'un moyen de transport) a été commis», a indiqué le Comité d'enquête de Russie, peu après l'arrivée des secours indonésiens sur le site de l'épave.

«Nous sommes entrés sur le site (de l'épave). (..) Nous n'avons retrouvé aucun survivant. L'avion a heurté le flanc de la montagne à vive allure. Imaginez le résultat. L'appareil est complètement détruit», a indiqué le porte-parole de l'Agence nationale des secours, Gagah Prakoso.

Vol de démonstration

L'épave du Superjet 100, qui porte les espoirs de l'aviation civile russe et effectuait mercredi un vol de démonstration censé vanter les mérites de l'appareil, avait été repérée jeudi matin dans une région montagneuse au sud de Jakarta.

Les débris avaient été découverts par un hélicoptère à environ 1.800 mètres d'altitude près de Cijeruk, dans la région du Mont Salak, un volcan qui culmine à 2.211 mètres, avaient précisé les secours.

Le Soukhoï transportait 47 personnes, tous des Indonésiens, à l'exception de huit Russes, un Français et un Américain, selon Trimarga Rekatama, l'agent indonésien de Soukhoï. D'autres sources évoquent cependant jusqu'à 50 occupants. L'ambassade de France à Jakarta a confirmé la présence à bord d'un Français.

ADN prélevé

A l'aéroport de Halim, dans l'est de Jakarta d'où a décollé l'avion, des proches continuaient cependant à se raccrocher encore à l'espoir de retrouver des rescapés. Une cinquantaine d'amis et de membres des familles se laissaient prélever des échantillons d'ADN, afin de faciliter l'identification des probables victimes.

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a appelé au lancement d'une «enquête minutieuse» sur les raisons de l'accident. L'appareil avait disparu des écrans radar peu avant 15H00 mercredi.

Le SSJ100, qui a reçu sa certification russe début 2011, espère concurrencer le brésilien Embraer et le canadien Bombardier sur le marché jugé prometteur des avions régionaux. Mais son lancement a été marqué par divers problèmes techniques. De nombreux groupes internationaux ont participé à la conception de l'avion, dont les français Snecma et Thales.

(ats)