Tremblement de terre

12 mars 2011 08:37; Act: 12.03.2011 20:50 Print

Aucunes nouvelles de 10'000 habitants

Le bilan provisoire du séisme et du tsunami qui ont frappé vendredi le nord-est de Honshu, l'île principale, est pour l'instant de 1800 morts et disparus.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Les autorités de la préfecture de Miyagi, dans le nord-est du Japon, étaient sans nouvelles de quelque 10'000 habitants de la ville portuaire de Minamisanriku au lendemain du tsunami, a rapporté samedi soir le site internet de la chaîne de télévision NHK.

Ce chiffre représente plus de la moitié de la population de cette localité d'environ 17'000 habitants, a rapporté de son côté l'agence Kyodo.

Les autorités ont confirmé l'évacuation de quelque 7500 personnes vers 25 abris, tandis qu'elles ont pour l'instant échoué à entrer en contact avec environ 10'000 autres, a précisé la chaîne.

Les autorités locales poursuivent les recherches pour retrouver ces personnes avec l'aide de l'armée, a ajouté NHK.

300 à 400 corps dans un port submergé

L'armée japonaise a déclaré vendredi avoir retrouvé de 300 à 400 corps dans le port de Rikuzentakata (nord-est) qui avait été submergé la veille par un tsunami provoqué par un tremblement de terre, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK.
Ce port situé dans la préfecture d'Iwate, en bordure de l'Océan Pacifique, avait été complètement inondé par le passage d'une vague géante qui avait tout emporté sur son passage.

Les images de la destruction de Rikuzentakata ont tourné depuis en boucle sur les télévisions nippones, laissant craindre un lourd bilan sur place.

Le bilan des victimes s'alourdit

Le puissant tremblement de terre suivi d'un tsunami qui a dévasté vendredi le nord-est du Japon a fait plus de 1800 tués et disparus, selon un nouveau bilan provisoire fondé sur les chiffres de la police et un décompte de l'AFP. Au total, la Police nationale a fait état samedi soir de 685 tués et de 643 disparus.

Ces chiffres ne comprennent pas les 200 à 300 corps retrouvés sur la côte de Sendai (nord-est), qui auraient été emportés par une vague de plus de 10 mètres, ni les 300 à 400 cadavres découverts par l'armée dans le port de Rikuzentakata (nord-est), qui avait été submergé par le tsunami.

«C'est le plus important séisme depuis l'ère Meiji» (NDLR: 1868 à 1912), avait déclaré dans la journée le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, ajoutant qu'il s'attendait «à plus d'un millier de morts».

Un désastre national

Le Premier ministre nippon Naoto Kan a jugé samedi dans la soirée que le séisme de magnitude 8,9 et le tsunami qui a suivi constituaient «un désastre national sans précédent».

Une explosion a par ailleurs eu lieu samedi à la centrale nucléaire de Fukushima numéro 1, dans la région sinistrée, faisant s'effondrer une partie du bâtiment abritant le réacteur numéro un.

Au total, les autorités ont ordonné aux habitants d'évacuer la zone dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.


215'000 personnes dans des abris

Plus de 215'000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le nord et l'est du pays, après le violent séisme, suivi d'un tsunami, qui a frappé le Japon, a annoncé samedi la police.

Ce chiffre comprend plus de 100'000 personnes déplacées dans la préfecture de Fukushima, dont 45'000 personnes appelées à évacuer dans un rayon de 10 kilomètres autour de deux centrales nucléaires situées dans la préfecture.

Le nombre total de personnes déplacées pourrait être bien supérieur, la police n'ayant pas encore reçu de bilan des évacuations de la préfecture de Miyagi, l'une des zones qui a subi les plus importants dommages humains et matériels.

Des milliers de personnes sont encore bloquées dans des immeubles isolés par les eaux dans cette préfecture, selon les autorités.

Le gouvernement a ordonné l'évacuation des populations dans un rayon de 10 kilomètres autour de la centrale nucléaire Fukushima N°1 et de 3 kilomètres autour de Fukushima N°2, où des dysfonctionnements liés au système de refroidissement ont été signalés.

Ces deux centrales, qui desservent partiellement la région de Tokyo, sont situées à environ 250 kilomètres au nord de la capitale.

Ni électricité ni eau

Un raz de marée dévastateur a succédé au séisme le plus violent jamais enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9, selon l'Institut de géophysique américain (USGS). Ce tremblement de terre exceptionnel s'est produit à 24,4 km de profondeur vendredi à 14h46 (06h46 suisses) à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi.

L'alerte au tsunami est maintenue sur l'ensemble de la côte est du Japon et, dans de moindres proportions, les autres flancs. Le nombre de bâtiments en tout ou partie détruits s'élève à 3400, selon l'agence Kyodo qui cite l'Agence nationale des incendies et désastres.

Dans la vaste zone touchée par cette immense catastrophe, environ 5,57 millions de foyers étaient privés d'électricité et 600'000 d'eau courante, toujours selon les médias japonais présents sur tous les fronts. Des moyens de secours extraordinaires sont en train d'être déployés.

Le tsunami atteint la Californie

Des milliers de personnes ont fui leurs habitations vendredi le long de la côte californienne. Le tsunami provoqué par le violent séisme au Japon a en effet commencé à atteindre la côte Ouest des Etats-Unis après être passé au niveau des îles Hawaï.

Mais le mur géant d'eau a perdu semble-t-il une grande partie de son énergie en arrivant au niveau de l'Amérique du Nord, d'après les premières informations communiquées par les autorités aux Etats- Unis, au Mexique et au Canada.

Le tsunami devait atteindre le littoral sud-américain dans les heures à venir. Au Chili, les hautes vagues étaient attendues vers 04h00 suisses samedi. Aux îles Hawaï, on ne signalait ni blessé ni dégât sérieux, et les vagues n'ont pas été beaucoup plus élevées que la normale.

En Californie en revanche, les vagues qui s'écrasaient sur les plages étaient plus hautes que la normale, mais cela seulement au niveau de la ville de Crescent City, près de la frontière avec l'Etat de l'Oregon, et à Santa Cruz, ville balnéaire à 115 km au sud de San Francisco.

A Crescent City, 35 bateaux et la majeure partie des docks du port ont été endommagés par des vagues de plus de deux mètres, tandis qu'à Santa Cruz, les dégâts subis par les docks et les navires étaient évalués à deux millions de dollars. Quatre personnes ont été emportées par les flots à Crescent City mais elles ont pu être repêchées saines et sauves.

Des habitants ont été évacués le long de la côte de Californie, dont 6000 près de Santa Cruz. Les Etats-Unis semblent avoir échappé à tout danger majeur malgré les craintes qu'inspiraient le tsunami parti du Japon, a résumé vendredi le secrétaire général de la Maison blanche, Bill Daley.

Le risque d'un tsunami destructeur sur l'Amérique latine écarté

Des vagues hors normes ont déferlé sur les côtes de l'océan Pacifique d'Amérique latine sans faire de dégâts majeurs ni de victimes, selon les autorités. Elles ont levé progressivement samedi l'alerte au tsunami lancée après le séisme japonais.

L'archipel équatorien des Galapagos a souffert, notamment l'île de San Cristobal où «la mer s'est retirée sur trente mètres puis est revenue et a inondé la zone urbaine», selon le président équatorien Rafael Correa. Aucune vie humaine n'a cependant été mise en danger, a-t-il précisé.

Les Galapagos, réputées pour leur biodiversité, sont situées à 1000 kilomètres à l'ouest des côtes de l'Equateur, où les autorités ont décrété l'état d'urgence et appelé les habitants du littoral à évacuer, soit 300'000 personnes en incluant les Galapagos.

L'alerte a été levée dans la nuit de vendredi à samedi au Mexique, premier pays touché par le déferlement des vagues provoqués par le séisme au Japon. Des vagues exceptionnelles de 20 à 70 centimètres ont déferlé sur le littoral mexicain, mais elles n'on fait ni victime ni dégâts, selon le ministère mexicain de l'Intérieur.

Appel à la vigilance

Ce ministère a toutefois demandé aux autorités locales de rester vigilantes et de «continuer à surveiller tout comportement inhabituel de la mer».

A l'image du Mexique, toute l'Amérique centrale a rapidement levé l'alerte, et les vagues ont déferlé avec moins de force que prévu.

En Amérique du sud, la menace a été prise très au sérieux au Chili, encore éprouvé par le séisme et tsunami de février 2010 qui avait fait 555 morts et disparus. Ainsi, 500'000 personnes ont été évacuées des zones inondables du littoral.

Finalement, le niveau de la mer a varié dans la nuit de vendredi à samedi mais ces variations ont été «faibles», selon les autorités, qui ne déplorent «pas de dégâts significatifs».

Sur l'île de Pâques, premier territoire chilien atteint à 3500 km à l'ouest des côtes, l'effet tsunami semblait passé. Les vagues y ont atteint jusqu'à 1,16 mètres au-dessus de la normale. Mais là encore, pas de dégâts majeurs, selon le ministère de l'Intérieur.

Au Pérou, où des dizaines de milliers de personnes sur la côte avaient été évacuées, les vagues ont atteint 20 à 40 centimètres au- dessus de la normale à partir de 19h50 locales (01h50 suisses), selon la Marine péruvienne.

Aucun dégât matériel n'a été rapporté sur le littoral nord dans le secteur de Talara, à 1100 km de Lima et plus au sud, à Païta, l'onde du tsunami semblait déjà perdre en intensité.

(ats/afp)