Birmanie

22 novembre 2010 11:15; Act: 22.11.2010 14:30 Print

Aung San Suu Kyi pourra revoir son fils

La junte militaire birmane a accordé un visa à l'un des fils de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi afin qu'il puisse la rencontrer, pour la première depuis une dizaine d'années.

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La junte birmane a octroyé un visa au plus jeune fils d'Aung San Suu Kyi, afin qu'il puisse la revoir, pour la première depuis une dizaine d'années, a indiqué lundi son avocat. La Cour suprême a toutefois refusé d'examiner la requête que l'opposante lui avait adressée pour protester de la dissolution de son parti.

Kim Aris, 33 ans, qui vit à Londres, se trouvait à Bangkok depuis plusieurs jours dans l'espoir de pouvoir revenir à Rangoun et retrouver sa mère. «Il a obtenu son visa et essaye de venir» dès que possible, a indiqué l'avocat, Nyan Win, qui a précisé que Mme Suu Kyi, 65 ans, viendrait l'accueillir à l'aéroport.

Fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, l'opposante a sacrifié sa vie de famille pour son combat politique.

Elle a eu deux enfants, Kim et Alexander, de son mariage en 1972 avec un universitaire britannique, Michael Aris. Revenue en Birmanie en 1988 au chevet de sa mère malade, elle n'en est jamais repartie.

Elle y restera ainsi en 1999, tandis que son mari mourait d'un cancer en Grande-Bretagne, de crainte de ne pouvoir rentrer chez elle. Elle n'a jamais vu ses petits-enfants.

Contacts très limités

Pendant sa détention, la figure de proue de l'opposition démocratique birmane n'avait ni internet ni téléphone et n'a eu que des contacts très limités avec l'extérieur. Elle s'est entretenue avec Kim au téléphone le soir de sa libération, selon l'ambassade de Grande-Bretagne.

Si la junte militaire a autorisé ce contact personnel, les revendications politiques d'Aung San Suu Kyi ne sont toujours pas prises en compte.

La cour suprême birmane a ainsi refusé d'examiner la requête de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi contre la dissolution de la Ligue nationale pour la démocratie (LND). La LND avait été dissoute en mai après avoir annoncé son boycottage des élections du 7 novembre, les premières depuis 20 ans.

Les résultats officiels n'ont pas encore été annoncés. Mais le parti pro-junte a déjà revendiqué une victoire écrasante avec quelque 80% des sièges aux assemblées régionales et nationales.

Journaux censurés

La libération de l'opposante a été couverte par plusieurs journaux, dont neuf ont été temporairement suspendus, pour une à deux semaines, pour violation des règles de la censure.

«Certains journaux ont été suspendus pour avoir trop couvert la libération d'Aung San Suu Kyi en première page», a indiqué un journaliste sous couvert de l'anonymat.

(ats/afp)