Birmanie

11 avril 2012 07:30; Act: 11.04.2012 07:50 Print

Aung San Suu Kyi rencontre le président

La cheffe de file de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi est arrivée mercredi à Naypyidaw, la capitale politique de Birmanie. Nouvellement élue députée, elle devait s'entretenir avec le président Thein Sein pour la seconde fois en huit mois.

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Aung San Suu Kyi a rencontré mercredi le président birman. (Photo: Keystone)

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La lauréate du prix Nobel de la paix, qui a triomphé aux élections partielles du 1er avril, a atterri dans la capitale en début de matinée, a constaté une journaliste de l'AFP. Elle devait rencontrer l'ancien général, devenu président d'un régime réformateur, aux alentours de 11h00 locales (06h30 suisses).

Aucune information n'a été diffusée sur le sujet de la rencontre, qualifiée de «privée» par un responsable gouvernemental. «Elle déjeunera avec la famille du président après leur entretien», a précisé de son côté» Khun Tha Myint, qui s'occupe de la sécurité de Suu Kyi au sein de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Thein Sein est au pouvoir depuis l'auto-dissolution de la junte en mars 2011 dans le cadre d'une transition contrôlée par les militaires. Il avait déjà invité Suu Kyi à Naypyidaw en août 2011.

Cette rencontre, couverte par les médias gouvernementaux, reste aujourd'hui considérée par les analystes comme ce qui a permis le retour de l'opposante dans le jeu politique légal après 15 ans de résidence surveillée.

Ministre ou conseillère?

La «Dame» est devenue une interlocutrice incontournable de la vie politique, aux côtés d'un régime qui a désormais besoin d'elle pour légitimer ses réformes et s'assurer du soutien de l'Occident.

Des rumeurs récentes ont fait état de sa possible entrée au gouvernement si elle était élue. Elle a cependant rejeté l'hypothèse, qui impliquerait qu'elle démissionne du parlement.

Mais certains observateurs prêtent au président l'intention de la nommer à un poste de conseiller, peut-être en charge de la réconciliation avec les rébellions des minorités ethniques, avec lesquelles le pouvoir tente de négocier des accords de paix durables.

Vendredi, le Premier ministre britannique David Cameron doit passer la journée en Birmanie, premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays depuis des années. Il s'entretiendra avec le chef de l'Etat et avec l'opposante.

(ats)