ONU

21 juin 2011 21:25; Act: 21.06.2011 22:07 Print

Ban Ki-moon réélu pour un deuxième mandat

Ban Ki-moon reste le secrétaire général des Nations unies. Le Sud-Coréen a été réélu mardi à New York pour un deuxième mandat de cinq ans.

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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

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L'Assemblée générale des Nations unies a désigné mardi Ban Ki-moon comme secrétaire général de l'ONU pour un second mandat de cinq ans, qui débutera le 1er janvier 2012. Le diplomate sud-coréen, âgé de 67 ans, a été réélu par acclamation.

Son élection était quasi-certaine, Ban Ki-moon n'ayant pas de rival déclaré. Il avait en outre reçu vendredi le soutien des quinze pays du Conseil de sécurité. Son mandat actuel s'achève le 31 décembre 2011.

«Il n'y a jamais eu aucun doute», a déclaré un ambassadeur aux Nations unies. «Il se peut qu'il ne soit pas le favori de tous, mais personne n'a de raison de l'empêcher» d'être réélu, a-t-il ajouté.

Hommage de Deiss

Alors qu'il était applaudi, Ban Ki-moon, tout sourire, s'est incliné devant la salle remplie d'ambassadeurs et de diplomates. Le président de l'Assemblée générale, l'ex-conseiller fédéral Joseph Deiss, a ensuite salué «la loyauté, la discrétion et la conscience» de l'ancien chef de la diplomatie sud-coréenne.

La semaine dernière, depuis Brasilia, M. Ban s'était dit «motivé et préparé à continuer à travailler avec les Etats membres» des Nations unies. «Je suis fier de tout ce que nous avons fait ensemble, même si je suis conscient des formidables défis qui nous attendent», avait-il ajouté.

Né en 1944 dans une famille d'agriculteurs, quelques mois avant la fin de l'occupation japonaise de la péninsule, M. Ban a rejoint le ministère sud-coréen des Affaires étrangères en 1970, après des études universitaires où il s'est spécialisé dans les relations internationales.

Il a ensuite grimpé tous les échelons de la diplomatie pour devenir ministre en janvier 2004. Il a décroché un master d'administration publique à Harvard et a détenu lors de sa carrière plusieurs postes diplomatiques en lien direct avec les Nations unies. En 2001, il était chef de cabinet du président de l'Assemblée générale, son compatriote Han Seung-soo.

Peu charismatique

Ban Ki-moon n'a pas le charisme de son prédécesseur Kofi Annan, mais ce bourreau de travail a retrouvé un certain lustre avec ses positions courageuses pendant le printemps arabe.

Il a critiqué le président syrien Bachar al-Assad au point que ce dernier ne veut plus le prendre au téléphone. Il n'a pas ménagé non plus ses critiques à l'égard du Libyen Mouammar Kadhafi et s'est personnellement impliqué dans la crise ivoirienne.

«Maintenant qu'il va être débarrassé du fardeau d'avoir à rechercher des appuis pour sa réélection, nous espérons qu'il aura plus de temps à consacrer à la lutte pour les droits de l'homme partout dans le monde», a déclaré le directeur de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, Philippe Bolopion.

(ats)