Votations en Italie

12 juin 2011 09:43; Act: 12.06.2011 10:00 Print

Berlusconi pourrait être encore désavoué

Les Italiens se rendent aux urnes dimanche et lundi: ils doivent notamment se prononcer sur la relance du programme nucléaire. Mais tout le monde y voient plutôt un plébiscite pour ou contre Berlusconi.

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Les Italiens doivent notamment se prononcer sur la relance du programme nucléaire.

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Les Italiens se rendent à nouveau aux urnes ce dimanche et lundi pour quatre référendums. Ils pourraient profiter de ces scrutins pour désavouer une nouvelle fois Silvio Berlusconi.

Ces consultations portent officiellement sur la relance du programme nucléaire, sur «l'empêchement légitime» permettant aux ministres de ne pas comparaître devant la justice et sur la privatisation des services de l'eau.

Mais la classe politique, et les Italiens en général, y voient plutôt un plébiscite pour ou contre Silvio Berlusconi, dont un nouveau revers dans les urnes pourrait précipiter la chute.

Le président du Conseil aborde lui ce vote affaibli par trois procès pour corruption et un quatrième pour incitation à la prostitution de mineure et abus de pouvoir. Surtout, les référendums interviennent deux semaines seulement après une déroute de la droite italienne aux élections municipales et régionales, qui ont notamment débouché sur la perte de Milan, fief du «Cavaliere».

Appel lancé

Il n'est pas certain que le quorum d'au moins un électeur sur deux soit atteint pour valider les résultats des référendums. Mais si les Italiens provoquent l'abrogation des lois existantes en votant oui, ils pourraient fragiliser un peu plus la coalition entre le Peuple de la Liberté (PDL) de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord, son indispensable alliée à la Chambre des députés.

Au-delà de ses ennuis judiciaires, Silvio Berlusconi est confronté à des difficultés économiques: la croissance italienne a été la plus molle en Europe au cours de la décennie écoulée, le taux de chômage des jeunes évolue aux alentours de 25 % et la dette représente environ 120 % du PIB.

Certains ministres ont invité leurs concitoyens à s'abstenir, pour que le quorum ne soit pas atteint, ou à voter contre le rejet des projets déjà adoptés par le gouvernement.

A gauche au contraire, les opposants à Silvio Berlusconi, revigorés par leurs derniers succès électoraux, ont mené une campagne pleine d'entrain pour inciter les Italiens à participer et se disaient confiants samedi, à la veille des consultations.

(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • furieux le 12.06.2011 11:34 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'est-ce qu'on se marre!

    A part tout ça, la question de la privatisation de l'eau est une demande européenne. Ne pas l'appliquer, c'est se mettre en porte-à-faux avec l'UE. Voir comment les autres pays vont traiter ce point. Il faudrait un référendum partout sur ce sujet. Mais s'ils le traitent comme certains élus genevois traitent les votations de leur municipal dans la presse (Tdge à propos du parking de Rive), on est mal.

  • fede. v le 12.06.2011 10:49 Report dénoncer ce commentaire

    dégueulasse ...

    j'ai 17 ans et je suis italien et je n'ai juste que quelques mots à dire sur ce pays... gouverné par un chef mafieux, il fait exactement le contraire des autres pays européens, soit l'Allemagne et la Suisse ont réussi à neutraliser le pouvoir du nucléaire alors que l'Italie vote à ce sujet mais sur la construction de nouveaux sites exploitant cette énergie atomique ... On se fait bien distinguer ... malheureusement il faut que ce soit du mauvais côté ...

Les derniers commentaires

  • furieux le 12.06.2011 11:34 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'est-ce qu'on se marre!

    A part tout ça, la question de la privatisation de l'eau est une demande européenne. Ne pas l'appliquer, c'est se mettre en porte-à-faux avec l'UE. Voir comment les autres pays vont traiter ce point. Il faudrait un référendum partout sur ce sujet. Mais s'ils le traitent comme certains élus genevois traitent les votations de leur municipal dans la presse (Tdge à propos du parking de Rive), on est mal.

  • fede. v le 12.06.2011 10:49 Report dénoncer ce commentaire

    dégueulasse ...

    j'ai 17 ans et je suis italien et je n'ai juste que quelques mots à dire sur ce pays... gouverné par un chef mafieux, il fait exactement le contraire des autres pays européens, soit l'Allemagne et la Suisse ont réussi à neutraliser le pouvoir du nucléaire alors que l'Italie vote à ce sujet mais sur la construction de nouveaux sites exploitant cette énergie atomique ... On se fait bien distinguer ... malheureusement il faut que ce soit du mauvais côté ...