750 arrestations

21 avril 2019 01:35; Act: 21.04.2019 07:22 Print

Extinction Rebellion remplit les prisons

Depuis lundi et le début des blocages «écologiques» à Londres par le groupe Extinction Rebellion, il y a eu 750 arrestations.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Le groupe Extinction Rebellion a mené samedi à Londres une sixième journée consécutive de blocages pour réclamer un «état d'urgence écologique». Il a affiché sa détermination malgré plus de 750 arrestations depuis lundi.

Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants a bloqué la circulation sur Waterloo Bridge, en plein coeur de Londres, où des manifestants pouvaient être vus en position du lotus sur un pont partiellement transformé en jardin. Trois autres lieux très fréquentés (Parliament Square, Oxford Circus et Marble Arch) ont également été bloqués, a indiqué l'autorité des transports de Londres (TfL).

Dans un message publié sur Twitter, Extinction Rebellion a interpellé directement la première ministre britannique Theresa May: «Nous savons que vous n'en faites pas assez [pour le climat, ndlr]. Vous savez que vous n'en faites pas assez. Parlons-en, alors».

Pour rythmer son action pendant le week-end de Pâques, le mouvement a prévu d'organiser quantité d'activités ludiques sur les sites occupés: yoga, massages, discours, concerts...

Cellules pleines

Les actions menées par Extinction Rebellion ont conduit à «715 arrestations» depuis le début de la semaine, 28 personnes ayant fait l'objet de poursuites, a indiqué la police londonienne. Le nombre d'interpellations pose «un problème logistique (...) en matière d'espace cellulaire» et détourne les agents de police de leurs autres missions, a dénoncé la «Met» (Metropolitan Police), dans un communiqué.

Scotland Yard a également souligné un fait «inhabituel»: «la volonté des participants d'être arrêtés et leur manque de résistance aux arrestations», un comportement illustrant le modus operandi du mouvement, qui prône la désobéissance civile non violente.

Extinction Rebellion, dont le réseau est devenu international, a trois revendications au Royaume-Uni: la proclamation d'un «état d'urgence climatique et écologique», l'élaboration d'un plan d'action pour «réduire à zéro» les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2025 et la création d'une «assemblée citoyenne» qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques.

(nxp/ats)