Crash de Lion Air

25 septembre 2019 22:54; Act: 25.09.2019 23:13 Print

Boeing verse 1,2 million par victime à 11 familles

Le constructeur américain a conclu les premiers accords en justice avec des proches des victimes du vol 610 de Lion Air.

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Boeing a conclu les premiers accords avec des familles des 189 victimes du crash du vol 610 de Lion Air, tandis que les négociations pour les familles des victimes du crash d'Ethiopian Airlines vont débuter «dans les prochaines semaines». (Mercredi 25 septembre 2019) Après la tragédie de Lion Air, des pilotes d'American Airlines ont poussé Boeing à s'assurer de la sécurité des 737 MAX, sans succès. (Mardi 14 mai 2019) Lion Air doit «améliorer» ses mesures de sécurité, selon un rapport d'enquête préliminaire sur le crash meurtrier en Indonésie. (Mercredi 27 novembre 2018) Selon le Wall Street Journal, Boeing aurait caché des dysfonctionnements de l'appareil qui s'est écrasé au large de Sumatra le 29 octobre 2018 (13 novembre 2018). L'Indonésie stoppe les recherches pour retrouver les corps des passagers d'un Boeing de la compagnie Lion Air qui s'est abîmé en mer au large de Sumatra, avec 189 personnes à son bord. (10 novembre 2018) Boeing a implicitement reconnu mercredi qu'un capteur pourrait être en cause dans l'accident meurtrier d'un 737 de la compagnie Lion Air la semaine dernière. (Jeudi 8 novembre 2018) Le directeur technique de Lion Air a été licencié. (31 octobre 2018) Les secours ont retrouvé mardi de nouveaux restes humains après le crash de l'avion de Lion Air. (30 octobre 2018) Le reste des effets personnels des 189 passagers ont été recueillis. (mardi 30 octobre 2018) Les secouristes sont à l'oeuvre. (mardi 30 octobre 2018) Un sauveteur ramasse les débris. (29 octobre 2018) Les effets perdus des passagers.(29 octobre 2018) Des débris du vol qui s'est abîmé en mer.(29 octobre 2018) Les débris de l'avion qui s'est abîmé en mer.(29 octobre 2018) Les secours doivent se résoudre à admettre qu'aucun passager n'a sans doute pu survivre. (29 octobre 2018) Les sauveteurs disposent des sacs avec les victimes du crash. de victimes Ils ont retrouvé «des restes humains qui n'étaient plus intacts (...) Il est probable que les 189 personnes (à bord) soient mortes», a déclaré le directeur des services de secours indonésien. (29 octobre 2018) Les débris de l'avion qui s'est abîmé en mer.(29 octobre 2018) Les débris de l'avion qui s'est abîmé en mer.(29 octobre 2018) L'appareil, qui compte 189 personnes à son bord, a disparu en mer. (29 octobre 2018) L'avion a disparu des radars peu après avoir décollé de l'aéroport de Jakarta.(29 octobre 2018) L'appareil, un Boeing 737 MAX, effectuait un vol domestique de moins d'une heure à destination de Pangkal Pinang sur l'île de Bangka, au large de Sumatra. (29 octobre 2018) Parmi les personnes à bord de l'appareil figuraient: 178 passagers adultes, un enfant et deux bébés ainsi que deux pilotes et cinq accompagnateurs de cabine. (29 octobre 2018) Des effets personnels retrouvés près de la zone où a disparu l'avion. (29 octobre 2018) Les proches des disparus très inquiets. (29 octobre 2018) Proches des disparus en attente de nouvelles. (29 octobre 2018) Crash en Indonésie. (29 octobre 2018) Crash en Indonésie. (29 octobre 2018) Les secours en route près de la zone où a disparu l'avion. (29 octobre 2018) Les secours avec une dépouille. (29 octobre 2018) Crash en Indonésie. (29 octobre 2018) Des familles ou des proches attendent devant le guichet Lion Air pour avoir des nouvelles. (29 octobre 2018) Les sauveteurs prennent des repaires sur des cartes pour localiser l'endroit où s'est abîmé l'avion. (29 octobre 2018) Un sauveteur pointe un doigt sur une carte pour localiser où l'avion est tombé. (29 octobre 2018)

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Boeing a conclu les premiers accords avec des familles des 189 victimes du crash du vol 610 de Lion Air, un arrangement prévoyant le versement d'au moins 1,2 million de dollars par victime.

Accord confidentiel

«Nous avons conclu un accord le mois dernier avec Boeing pour onze des dix-sept familles que nous représentons», a indiqué mercredi à l'AFP Alexandra Wisner, une des avocates en charge de ces dossiers au cabinet Wisner Law Firm à Chicago.

Elle s'est dite «optimiste» pour les six autres dossiers et n'a pas souhaité dire s'il y avait des points de blocage avec Boeing.

D'après une source proche, l'accord, qui est confidentiel, prévoit que le constructeur aéronautique américain verse au moins 1,2 million de dollars par victime.

Autrement dit, s'il y avait trois membres d'une même famille -- un couple et un enfant par exemple -- ce montant sera multiplié par trois.

«Boeing coopère totalement avec les autorités qui enquêtent (sur ces accidents). Nous ne commentons pas directement les plaintes», a déclaré un porte-parole.

Le 737 MAX de Lion Air s'était écrasé le 29 octobre 2018 au large de la mer de Java en Indonésie.

Plus de cent plaintes demeurent

Cet accord intervient au moment où le constructeur aéronautique, dont la culture interne est vivement critiquée, cherche à se réorganiser pour gagner en efficacité sur les questions de sécurité.

Il va créer un comité permanent de la sécurité aérospatiale au sein de son conseil d'administration, dont la responsabilité première sera «la supervision et de s'assurer de la sécurité de la conception, du développement, de l'assemblage, de la production, de la mise en oeuvre, la maintenance et la livraison des produits et services» de Boeing.

L'accord à l'amiable entre Boeing et les onze familles des victimes est distinct du fonds spécifique mis en place par Boeing pour indemniser les familles des victimes des accidents des 737 MAX de Lion Air et d'Ethiopian Airlines du 10 mars dernier (157 morts).

Dans le cadre de ce fonds, Boeing a promis de verser 144'500 dollars à chaque famille des 346 victimes et avait clairement déclaré, via la voix du célèbre avocat américain Kenneth Feinberg: «Le fonds est séparé et à part de tout contentieux. Le fonds est purement volontaire; personne n'est forcé d'y participer».

Outre les clients du cabinet Wisner, le groupe de Chicago fait face à environ une quarantaine d'autres plaintes liées au crash de Lion Air devant les tribunaux de Chicago, ville abritant son siège.

Le nombre d'actions judiciaires recensées jusqu'ici pour Ethiopian Airlines est de 97, avec des victimes qui sont originaires de plus d'une trentaine de pays.

«Les négociations (pour les familles des victimes du crash d'Ethiopian Airlines) n'ont pas encore commencé mais elles devraient l'être dans les prochaines semaines», a déclaré mercredi Alexandra Wisner.

Dans les deux accidents, le système anti-décrochage MCAS, spécialement conçu pour le 737 MAX, a été mis en cause par les enquêtes préliminaires.

Avions cloués au sol

Toute la flotte des Boeing 737 MAX a été bannie du ciel à travers le monde mi-mars et il n'y a toujours pas de date sur son retour en service plus de six mois plus tard. Outre l'avionneur, les critiques se multiplient aussi contre l'agence fédérale de l'aviation (FAA), le régulateur aérien américain.

Il lui est reproché notamment d'avoir été la dernière autorité à clouer l'avion au sol et d'avoir confié à Boeing l'homologation des systèmes importants du 737 MAX, dont le MCAS.

Grâce à une procédure baptisée ODA adoptée en 2005 sous la pression du lobby aéronautique, sur fond de dérégulation et de baisse du budget de l'agence, Boeing choisissait les ingénieurs devant inspecter ses avions, la FAA apposait son sceau. Boeing a fait un geste mercredi en direction des régulateurs européens et canadiens, qui ont fait de la formation des pilotes une priorité pour lever l'interdiction de vol frappant le 737 MAX.

L'avionneur suggère de «travailler avec toutes les parties prenantes de l'aviation pour conseiller et recommander la formation générale des pilotes, les méthodes et les programmes d'études, au-delà de ceux recommandés dans un programme de formation traditionnel», pour tous les avions commerciaux qu'il fabrique.

Une façon également de répondre aux critiques sur la formation défaillante sur le 737 MAX.

(nxp/afp)