Brésil

12 octobre 2018 01:21; Act: 12.10.2018 01:21 Print

Bolsonaro: «Je ne suis pas d'extrême droite»

Jair Bolsonaro s'est défendu, jeudi, d'être d'extrême droite et s'est défini comme un «admirateur» de Donald Trump.

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Jair Bolsonaro a été élu nouveau président du Brésil, en ayant obtenu 56% des voix au second tour de l'élection présidentielle. (Dimanche 28 octobre 2018) Plusieurs opérations policières ont eu lieu ces derniers jours pour obtenir le retrait de banderoles antifascistes ou l'annulation de conférences sur la démocratie dans des universités publiques au Brésil. Etudiants et professeurs crient à la «censure». (Vendredi 26 octobre 2018) Le candidat d'extrême droite à la présidentielle brésilienne veut assouplir la législation sur le port d'arme. (Mercredi 24 octobre 2018) Le candidat de gauche à la présidentielle brésilienne, Fernando Haddad, a déclaré qu'il lutterait jusqu'au bout pour la démocratie. (Mardi 23 octobre 2018) Facebook a fermé 68 pages et 43 comptes soutenant le candidat brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. (22 octobre 2018) Fernando Haddad a accusé jeudi son rival Jair Bolsonaro d'avoir monté une «organisation criminelle» avec de «l'argent sale» pour orchestrer un bombardement de messages et de fausses informations sur la messagerie instantanée WhatsApp. Un nouveau sondage a confirmé lundi que le candidat d'extrême droite à la présidentielle au Brésil Jair Bolsonaro restait le grand favori du second tour du 28 octobre, avec 59% des intentions de vote, contre 41% pour son adversaire de gauche Fernando Haddad. (Mardi 16 octobre 2018) Fernando Haddad considère Jair Bolsonaro comme une menace pour la démocratie et l'a accusé de «fomenter la violence». (Dimanche 14 octobre 2018) Jair Bolsonaro, favori du deuxième tour de la présidentielle au Brésil, s'est défendu d'être d'extrême droite. (Vendredi 12 octobre 2018) Brazil's presidential candidate for the Workers' Party (PT), Fernando Haddad gestures during an interview with AFP in Sao Paulo, Brazil, on October 13, 2018. - Brazil's far-right presidential candidate Jair Bolsonaro is 'fomenting violence,' his leftist rival Fernando Haddad told AFP on Saturday. (Photo by NELSON ALMEIDA / AFP) Fernando Haddad n'a reçu qu'un soutien timide de Ciro Gomes, candidat du centre gauche (PDT) arrivé en 3e position avec 12,5% des voix. (Jeudi 11 octobre 2018) Au Brésil, les deux finalistes de la présidentielle se sont invectivés sur les réseaux sociaux. (Mardi 9 octobre 2018) Jair Bolsonaro, ancien parachutiste de l'armée, est toujours le favori de l'élection présidentielle brésilienne, mais il n'a pas été élu au premier tour comme il l'espérait. (Mardi 9 octobre 2018) Jair Bolsonaro, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, salue ses supporters. (Lundi 8 octobre 2018) Jair Bolsonaro, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, salue ses supporters. (Lundi 8 octobre 2018) Scènes de liesse dans les rues de Rio après les résultats du premier tour de la présidentielle où Jair Bolsonaro arrive en tête. (8 octobre 2018) Scènes de liesse dans les rues de Rio après les résultats du premier tour de la présidentielle où Jair Bolsonaro arrive en tête. (8 octobre 2018) Brésil, 8 octobre 2018) Des supporters du candidat Bolsonaro mettent le feu à une machine de vote. (8 octobre 2018) Rio, 8 octobre 2018. Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro (à droite) est arrivé largement en tête de la présidentielle brésilienne, suivi par son concurrent de gauche Fernando Haddad. (Dimanche 8 octobre 2018) Candidat du Parti Social Liberal (PSL, extrême droite), Jair Bolsonaro, 63 ans, est ex-capitaine de l'armée brésilienne. Il a été poignardé en pleine rue le jeudi 6 septembre. Candidat très controversé, Jair Bolsonaro est comparé à Donald Trump pour sa politique laxiste sur les armes et ses commentaires misogynes. Fernando Haddad, ex maire de Sao Paulo de 55 ans, se présente pour le Parti des Travailleurs (PT, gauche). Il est le candidat choisi par Lula pour le remplacer. Fernando Haddad prône plus de transparence du gouvernement et veut changer la politique anti-drogue pour aller vers une dépénalisation. La candidature de l'ex-président Lula, actuellement en prison, a été invalidée par la justice brésilienne. Il purge une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent. Marina Silva était ministre de l'Environnement, sous la présidence de Lula. A 60 ans, elle se présente sous l'étiquette du Parti Rede Sustentabilidade (REDE, centre gauche). Marina Silva s'engage pour un Brésil inscrit dans le développement durable et pour un renforcement du contrôle des armes. Ancien ministre des Finances, Ciro Gomes, 60 ans, se présente sous l'étiquette du Parti démocratique travailliste (PDT, centre gauche). Ciro Gomes veut changer le Brésil en réformant les retraites et la fiscalité. Il veut créer une police des frontières. A 65 ans, Geraldo Alckmin, ex gouverneur de Sao Paulo, est le candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre droit). Geraldo Alckmin veut abolir les privilèges liés aux retraites et réduire le nombre de ministères.

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Jair Bolsonaro, favori du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Rio qu'il n'était pas d'extrême droite, mais plutôt un «admirateur» du président américain Donald Trump. «Je ne suis pas d'extrême droite, dites-moi ce que j'ai fait qui soit d'extrême droite», a déclaré le candidat.

Il était interrogé sur des déclarations de Marine Le Pen, la présidente du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national, qui a affirmé qu'elle «ne voit pas» ce qui fait de M. Bolsonaro un candidat d'extrême droite. Apologiste de la dictature (1964-85), Jair Bolsonaro a donné jeudi après-midi sa première conférence de presse depuis le premier tour de l'élection présidentielle dimanche où il est arrivé largement en tête avec 46% des voix, devant le candidat de gauche Fernando Haddad (29%).

«Quand j'ai parlé d'immigration dans le passé, c'est parce qu'on ne peut pas avoir un pays qui a ses frontières ouvertes», a ajouté M. Bolsonaro, interrogé sur ce qui le rapprochait du président américain. «Je suis un admirateur du projet de Trump. Il veut une Amérique grande, moi je veux un Brésil grand», a-t-il ajouté.

«Le Brésil au-dessus de tout»

Il a également raillé son adversaire du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président Lula, incarcéré pour corruption, qui vient de retirer la couleur rouge de ses affiches de campagne. «Les couleurs du Parti des travailleurs sont maintenant le vert et le jaune!», les couleurs du drapeau brésilien, également couleurs de ralliement du vainqueur du premier tour.

«J'ai entendu Haddad parler de famille! J'ai entendu Haddad parler de Dieu! J'ai honte», a lancé le candidat, qui a fait de la défense des valeurs de la famille traditionnelle un de ses arguments de campagne. Son slogan est «Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous».

«Il répète exactement ce que Lula lui a dit de dire!», à savoir «Haddad n'est pas de gauche, Haddad est de droite», a attaqué M. Bolsonaro, qui n'a de cesse d'accuser Fernando Haddad, remplaçant au pied levé de l'ancien chef d'État, d'être sa «marionnette».

(nxp/afp)