Londres

05 novembre 2018 18:21; Act: 05.11.2018 18:52 Print

Brexit: chaîne humaine pour le droit des expatriés

Ils étaient des centaines devant Downing Street pour demander une garantie des droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord.

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Coup de théâtres à Londres: quelques heure après l'annonce d'un accord soutenu par le gouvernement, le ministre du Brexit Dominic Raab démissionne. (Jeudi 15 novembre 2018) Peu auparavant, le secrétaire d'Etat britannique pour l'Irlande du Nord, le conservateur (à gauche) a annoncé avoir démissionné. (Jeudi 15 novembre 2018) Le président du Conseil européen annonce un sommet extraordinaire pour la fin du mois afin de valider le projet d'accord sur le Brexit. (15 novembre 2018) L'accord sur le Brexit «n'a pas encore été trouvé» malgré «d'intenses efforts», a confirmé lundi le négociateur en chef de l'Union européenne aux ministres des 27 réunis à Bruxelles. (Lundi 12 novembre 2018) Des centaines de personnes ont formé lundi une chaîne humaine devant Downing Street à Londres. Elles ont demandé au gouvernement britannique de garantir les droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord avec l'Union européenne. (5 novembre 2018) Les manifestants ont remis, au siège du gouvernement, une lettre pour la Première ministre Theresa May. (5 novembre 2018 Les manifestants ont demandé au gouvernement britannique de garantir les droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord avec l'Union européenne. (5 novembre 2018) Plus de 70 patrons britanniques ont signé une lettre dans le «Sunday Times» pour réclamer un vote du public sur les termes définitifs de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. (Dimanche 4 novembre 2018) Arron Banks, grand argentier des pro-Brexit, est soupçonné d'irrégularités dans le financement de la campagne du référendum. Une enquête a été ouverte ce jeudi. (2 novembre 2018) Londres a trouvé un accord avec Bruxelles qui va permettre au secteur financier britannique de conserver l'accès au marché unique après le Brexit, rapporte le . Bruxelles lui accorde un régime d'équivalence élargie. (Jeudi 1er novembre 2018) La fin des négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne est en vue. Elle pourrait intervenir d'ici le 21 novembre. (Mercredi 31 octobre 2018) Dans un discours prévu lundi, la Première ministre britannique doit redire son opposition à la solution de l'UE sur la frontière irlandaise. (22 octobre 2018) Ce samedi 20 octobre, un demi-million de Britanniques venus des quatre coins du pays ont marché sur Londres pour réclamer un référendum sur l'accord final du Brexit, rebaptisé pour l'occasion «Brexshit». (samedi 20 octobre 2018) People's Vote appelle à une grande mobilisation dans le centre de Londres pour réclamer un nouveau référendum sur le Brexit. (20 octobre 2018) Faute de nouvelles propositions de Theresa May, le sommet européen n'a pas permis de percée sur le dossier du Brexit. (Mercredi 17 octobre 2018) Le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit Michel Barnier a proposé de prolonger d'un an la période de transition qui suivra la sortie du Royaume-Uni de l'UE. (Mercredi 17 octobre 2018) L'Union européenne a réclamé mardi des «propositions concrètes» et «créatives» à Londres. Les négociations sur le Brexit sont dans une «impasse», à la veille d'un sommet entre les dirigeants européens et à moins de six mois du divorce. (Mardi 16 octobre 2018) Les dirigeants européens et britanniques ont dit lundi croire encore possible de parvenir à un accord sur le Brexit, malgré l'échec du dernier cycle de négociations qui rend le scénario d'un divorce sans accord «plus probable que jamais» selon Bruxelles et Donald Tusk. (Mardi 16 octobre 2018) D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018) Malgré l'opposition de nombreux Britanniques, les négociations du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE pourraient aboutir prochainement. (Mardi 9 octobre 2018) La Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle envisageait de rester à la tête du gouvernement «pour le long terme». Elle s'est exprimée depuis le congrès annuel de son Parti conservateur, à Birmingham. (Mardi 2 octobre 2018) La Première ministre Theresa May quitte le congrès du Parti conservateur (Tory) en compagnie du Chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances) Philip Hammond. (Lundi 1er octobre 2018) Nigel Farage veut 'sauver le Brexit' et remobiliser ses troupes dans le cadre de la campagne Leave Means Leave (Partir veut dire Partir). (22 septembre 2018) De nombreux élus conservateurs, comme le député Jacob Rees-Mogg, souhaitent de leur côté une sortie sans accord et veulent couper tous les ponts avec l'UE. Beaucoup d'entre eux sont favorables à un rapprochement avec les Etats-Unis de Donald Trump. La société britannique se divise à l'approche de la date fatidique du 29 mars 2019, qui marquera l'entrée en vigueur du Brexit. D'un côté, les Remainers craignent que le Royaume-Uni ne soit plus isolé que jamais, surtout s'il ne parvient pas à conclure d'accord avec l'UE. Ils ne manquent jamais de souligner les conséquences néfastes d'une sortie sans accord.

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Des centaines de personnes ont formé lundi une chaîne humaine à Londres. Elles ont demandé au gouvernement britannique de garantir les droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord avec l'Union européenne.

Réunis sur Whitehall, l'artère londonienne qui traverse le quartier des ministères, les manifestants ont remis, au siège du gouvernement, une lettre pour la Première ministre Theresa May. Dans cette missive, ils lui demandent de «respecter les promesses politiques qui (leur) ont été faites, quel que soit le résultat des discussions» en cours entre Londres et Bruxelles.

«Nous ne sommes pas une monnaie d'échange, nous sommes cinq millions de personnes et il est temps que nous soyons traitées comme telles», réclame le texte signé par les groupes de pression the3Million, qui défend les intérêts des Européens au Royaume-Uni, la coalition British in Europe, qui représente les Britanniques installés dans l'UE, et le syndicat britannique Unison.

«Une absence d'accord n'est pas envisageable pour les citoyens européens», a déclaré le Français Nicolas Hatton, le cofondateur du groupe the3Million. «Nous souhaitons juste être traités de manière équitable».

Projets en suspens

A cinq mois du retraît britannique, prévu le 29 mars 2019, et face aux difficultés rencontrées dans les négociations, qui butent notamment sur la question de la frontière irlandaise, l'incertitude s'est transformée en inquiétude pour ces expatriés.

«Je ne fais aucun projet pour 2019 parce qu'on ne sait pas où l'on sera. C'est en suspens», a confié Vanessa Verlinden, une Belge de 42 ans installée au Royaume-Uni depuis 17 ans.

Karen Lawrance, une ingénieure britannique de 52 ans, est venue du Worcestershire, dans le centre de l'Angleterre, pour prendre part à la manifestation et à d'autres évènements en lien avec le Brexit. «Pourquoi ces personnes devraient être traitées comme des citoyens de seconde zone? C'est profondément injuste», a estimé cette militante pro-européenne.

Devant le parlement

Après leur action, les manifestants se sont dirigés vers le palais de Westminster, pour tenter de faire entendre leurs arguments auprès des parlementaires britanniques. Leur statut devait être évoqué dans l'après-midi au cours d'une séance de questions au gouvernement.

«Nous sommes ici pour dire aux députés que nous avons besoin d'un accord», a souligné Nicolas Hatton. «Nous voulons que nos droits soient traités indépendamment» des autres sujets en cours de négociation.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Johnson le 05.11.2018 19:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cinq millions

    de Britanniques installés dans l UE parce que la vie y est meilleure et surtout moins cher que sur leur île.

  • papa poule le 06.11.2018 12:54 Report dénoncer ce commentaire

    on va pas pleurer pour les expats, non ?

    relire l'article du Bilan il y a 10 jours sur les expats : ils se plaignent toujours de tout et on devrait les accueillir comme des rois... Mais c'est un choix qui leur a donné un salaire au double ou triple que les locaux. Alors quand la fête est finie, on pleurniche ? Eh bien t'a choisi le pognon à la place de la vie sociale "ordinaire". Pour les autres, vie ordinaire = pas de pognon. C'est aussi un choix... ou parfois une fatalité. Mais personne ne s'en plaint !

  • Moveandbe le 05.11.2018 21:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils se trompent de lieu

    Pourquoi manifester à Londres et pas à Bruxelles ? Que je sache ce sont des européens pas des anglais !

Les derniers commentaires

  • papa poule le 06.11.2018 12:54 Report dénoncer ce commentaire

    on va pas pleurer pour les expats, non ?

    relire l'article du Bilan il y a 10 jours sur les expats : ils se plaignent toujours de tout et on devrait les accueillir comme des rois... Mais c'est un choix qui leur a donné un salaire au double ou triple que les locaux. Alors quand la fête est finie, on pleurniche ? Eh bien t'a choisi le pognon à la place de la vie sociale "ordinaire". Pour les autres, vie ordinaire = pas de pognon. C'est aussi un choix... ou parfois une fatalité. Mais personne ne s'en plaint !

  • godangel le 05.11.2018 23:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    dehors

    pas le droit de voter

  • Moveandbe le 05.11.2018 21:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils se trompent de lieu

    Pourquoi manifester à Londres et pas à Bruxelles ? Que je sache ce sont des européens pas des anglais !

    • Franzy le 06.11.2018 01:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Moveandbe

      la réponse à ta question est simple. Ils ont compris d'où venait le problème et qui posaient des barrières pour leurs trouver une solution. Pour ton info, la Grande-Bretagne n'a jamais signé les accords Schengen. Et contrairement à ce que les anti-UE disent, c'est bien les Britanniques qui font du chantage, car 3 millions d'européens travaillent chez eux contre 1.5 millions de Britanniques dans l'UE.

    • Buchs Alain le 06.11.2018 07:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Franzy

      Ben ils sont chez eux pourquoi chez toi cest le voisin le chef famille

    • Franzy le 06.11.2018 12:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Buchs Alain

      Non chez moi les décisions sont démocratique, nous n'avons pas besoin d'un chef qui impose son dictat. Quand aux voisins nous privilégions aussi le dialogue, cela évite les tensions. Malheureusement certaines personnes croient avoir besoin de la force pour imposer leurs idées, méthode assez primaires face à des personnes faisant preuve d'intelligence. A méditer.

    • exit le 06.11.2018 12:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Moveandbe

      parce que les frais de santé et autres sont payés par les services anglais, là ou ils ont contisés

    • None le 06.11.2018 13:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Moveandbe

      Le Brexit est un choix Anglais et non de lUE et les accords dépendent aussi de la volonté britanniques à faire avancer le dossier...

  • Johnson le 05.11.2018 19:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cinq millions

    de Britanniques installés dans l UE parce que la vie y est meilleure et surtout moins cher que sur leur île.