Brexit

16 octobre 2019 12:11; Act: 16.10.2019 15:31 Print

Encore d'«importants problèmes» à régler

Alors qu'un sommet européen doit se tenir jeudi, les chances de voir aboutir un accord entre Londres et Bruxelles sur le Brexit s'amenuisent.

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Côté Bruxelles, le ton était très prudent sur les chances d'aboutir. (Photo: Keystone)

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Des discussions marathon étaient en cours mercredi à Bruxelles pour tenter de trouver un accord avec Londres sur le Brexit mais les perspectives de les voir aboutir avant le sommet de jeudi semblaient s'amenuiser.

Il reste «d'importants problèmes à régler», a averti mercredi le négociateur de l'UE Michel Barnier, rendant compte du progrès des discussions et dont les propos étaient rapportés par le commissaire européen Dimitris Avramopoulos. Des propos qui font écho à ceux du Premier ministre irlandais Leo Varadkar qui a évoqué un accord «d'ici la fin du mois». «Il y a un chemin vers un possible accord mais il reste de nombreux problèmes à régler», a-t-il dit.

Une longue séquence de pourparlers a eu lieu jusqu'aux environs de minuit mardi. Repris mercredi matin, ils sont toujours en cours pour tenter d'éviter un «no deal».

«Travail de dentelle»

«Le dénouement n'est plus attendu aujourd'hui», a dit à l'AFP une source européenne. «Il y a des avancées politiques (...) On est en train de faire un travail de dentelle», a dit la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, sur la chaîne LCI.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, doit à nouveau faire un point en début d'après-midi devant les ambassadeurs des 27, à la veille d'un sommet décisif, théoriquement le dernier avant le divorce programmé le 31 octobre.

La question de l'Irlande

Les discussions se concentrent sur plusieurs questions épineuses. La manière d'éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, partie du Royaume-Uni, afin de préserver la paix sur l'île tout en permettant des contrôles douaniers, est la plus complexe. Le droit de regard accordé aux autorités nord-irlandaises sur l'accord de divorce pose aussi problème car les Européens l'assimilent à un droit de veto.

Dans la proposition de Londres, l'Irlande du Nord reste dans le territoire douanier du Royaume-Uni tout en appliquant les règles européennes pour les produits destinés à l'UE, selon des sources européennes.

Les contrôles se feraient dans les ports et aéroports quand les produits pénètrent en Irlande du Nord, selon les mêmes sources. Leur suivi, qui suppose de faire confiance aux Britanniques, inquiète notamment les Européens qui veulent protéger leur marché.

Michel Barnier avait jugé mardi «possible» de parvenir à un accord cette semaine. «Un accord est encore très possible», avait renchéri son homologue britannique, le ministre pour le Brexit Steve Barclay.

Un sommet supplémentaire?

Ce vent d'optimisme et des rumeurs d'accord avaient dopé mardi la livre sterling, en repli mercredi matin. Trois options sont désormais sur la table: un accord, pas d'accord ou la poursuite des négociations après le sommet de jeudi et vendredi.

L'hypothèse d'un report du divorce est dans tous les esprits. En l'absence d'accord d'ici le 19 octobre, une loi impose à Boris Johnson de demander un nouveau délai - le troisième -, de trois mois, ce que le Premier ministre a exclu à de maintes reprises.

Devant une commission parlementaire mercredi matin, le ministre du Brexit Steve Barclay a confirmé que le gouvernement respecterait la loi. «Mais c'est important que nous sortions le 31 octobre», a-t-il martelé. Un accord devra ensuite être endossé par les parlements britannique et européen.

Un autre sommet?

L'hypothèse d'un sommet supplémentaire d'ici le 31 octobre circule d'ores et déjà. Plus de trois ans après le référendum britannique de juin 2016 en faveur de la séparation, les milieux économiques redoutent les conséquences d'«un no deal».

«Un no deal doit être évité et conduirait au désastre», a averti mercredi l'organisation des patrons européens, Business Europe, dans une lettre au président du Conseil européen, Donald Tusk, maître d'oeuvre du sommet.

Quelle que soit l'issue des discussions, les Européens appellent à la vigilance sur la future relation commerciale avec Londres, qui est aussi un point encore en négociation entre les deux parties. Après le Brexit, le Royaume-Uni sera «un nouveau concurrent» à la porte de l'UE, a ainsi averti mardi la chancelière Angela Merkel.

Même préoccupation du côté néerlandais et français, inquiets des risques d'une déficience des contrôles des marchandises à la frontière irlandaise. Emmanuel Macron et Angela Merkel, qui se sont vus dimanche soir, doivent se retrouver à nouveau mercredi à Toulouse pour un conseil des ministres franco-allemand.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Piscis le 16.10.2019 16:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Anglais je vous tiens les pouces !

    J'espère que vous pourrez sortir de cet enfer européen le 31 octobre, que vous ne serez pas trahi à nouveau. Ici en Suisse on attend toujours depuis un certain 9 février...

  • f.k. le 16.10.2019 17:33 Report dénoncer ce commentaire

    Vive l' Angleterre libre

    vive l' Angleterre libre ! L'UE ne doit pas être une "prison" comme l'était l'URSS. Mme Merkel a toujours dit qu'il fallait trouver un arrangement mais le tandem Macron _ Barnier en est resté à la guerre de 100 ans.

  • koko le 16.10.2019 18:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ça va pas jouer

    c'est clair que si les anglais veulent sortir de l'UE et garder les même avantages ça va pas jouer la suisse donne des milliards à l'UE avec les accords bilatéraux.

Les derniers commentaires

  • koko le 16.10.2019 18:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ça va pas jouer

    c'est clair que si les anglais veulent sortir de l'UE et garder les même avantages ça va pas jouer la suisse donne des milliards à l'UE avec les accords bilatéraux.

  • f.k. le 16.10.2019 17:33 Report dénoncer ce commentaire

    Vive l' Angleterre libre

    vive l' Angleterre libre ! L'UE ne doit pas être une "prison" comme l'était l'URSS. Mme Merkel a toujours dit qu'il fallait trouver un arrangement mais le tandem Macron _ Barnier en est resté à la guerre de 100 ans.

  • Piscis le 16.10.2019 16:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Anglais je vous tiens les pouces !

    J'espère que vous pourrez sortir de cet enfer européen le 31 octobre, que vous ne serez pas trahi à nouveau. Ici en Suisse on attend toujours depuis un certain 9 février...

    • Genevoipa le 16.10.2019 17:46 Report dénoncer ce commentaire

      No deal

      On attend quoi de comparable ?

    • zappa74 le 16.10.2019 18:39 Report dénoncer ce commentaire

      @piscis

      bobet, la suisse n'est jamais entrée dans l'UE...