Kenya

19 juillet 2014 11:37; Act: 19.07.2014 17:38 Print

Bus attaqué sur la côte: au moins sept morts

Au moins sept personnes ont été tuées lors d'un assaut d'hommes armés contre un bus vendredi soir sur la côte touristique du Kenya, a annoncé la police.

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Des hommes armés ont bloqué le véhicule qu'ils ont criblé de balles (Photo: Keystone/AP)

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Les islamistes somaliens d'Al Chabaab ont revendiqué samedi la responsabilité de cette attaque.

Des hommes armés ont bloqué le véhicule qu'ils ont criblé de balles. Ils ont également pris d'assaut deux camions transportant des mangues près de Witu, ville du comté de Lamu qui jouxte la frontière avec la Somalie.

Sept personnes sont mortes durant ces violences, a indiqué la Croix-Rouge kényane. Plusieurs personnes ont été blessées, selon une source policière locale.

Les forces de sécurité ont lancé une opération pour retrouver plusieurs personnes portées disparues après l'attaque, a-t-on appris de source proche du dossier. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si elles avaient été enlevées et emmenées dans la forêt proche, ou si elles avaient fui dans la panique.

Troupes supplémentaires

«L'attaque est une réponse aux affirmations du Kenya qui dit avoir renforcé la sécurité sur la côte en déployant des troupes supplémentaires», a dit Cheikh Abdiasis Abou Moussab, porte-parole des Chabaab pour les opérations militaires. «Le Kenya a menti en disant avoir détruit les bases des Chabaab dans la région... C'est de la propagande», a-t-il ajouté.

Les Chabaab s'en prennent au Kenya depuis que le pays a envoyé des troupes pour combattre les islamistes en territoire somalien il y a près de trois ans.

Bourbier côtier

La côte proche de l'archipel de Lamu a été frappée depuis la mi-juin par une série de raids qui ont fait au moins 87 morts, selon un bilan de la Croix-Rouge. Les insurgés islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué la plupart de ces opérations, lancées en représailles à l'intervention de l'armée kényane en Somalie dans le cadre de la force africaine Amisom.

Mais le gouvernement a accusé des réseaux politico-criminels locaux, mettant en cause au premier chef - sans la nommer - l'opposition.

Ces attaques ont attisé les divisions sur la côte, une région où islam radical, tensions ethniques et querelles foncières forment un cocktail explosif. Elles ont aussi crispé le climat politique, plus d'un an après la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta contre le chef de l'opposition Raila Odinga.

Ces violences ont aussi durement atteint le tourisme kényan, important secteur économique, et poussé des pays étrangers à renforcer leurs avertissements aux voyageurs. Le Foreign Office a ainsi déconseillé la semaine dernière aux Britanniques de se rendre sur l'archipel de Lamu.

(ats)