Affaire Renault

16 mars 2011 22:50; Act: 17.03.2011 09:02 Print

Butin volé à Renault planqué à Lausanne

Dans l’affaire d’espionnage montée de toutes pièces chez Renault, les enquêteurs ont découvert qu’au moins 160'000 fr. ont été déposés à la BCV.

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Pas de bonne histoire d’escroquerie française sans un compte en Suisse. De l’argent versé par le constructeur à son responsable de la sécurité a été retrouvé sur un compte de la Banque Cantonale Vaudoise. Les policiers français ont découvert que le responsable de la sécurité de Renault, à l’origine de l’affaire d’espionnage chez le constructeur, possédait un compte en Suisse. Cet ancien militaire, inculpé d’escroquerie dimanche, est soupçonné d’avoir détourné de l’argent versé par Renault pour financer une supposée «source» à l’origine­ des accusations d’espionnage qui ont débouché sur le licenciement, en janvier, de trois cadres du groupe.

Les trois hommes avaient été suspectés à tort d’avoir ouvert des comptes en Suisse et au Liechtenstein. Selon «Le Canard enchaîné», quelque 310 000 fr. auraient d’abord transité par l’Espagne sur un compte détenu par un ami de l’escroc présumé, censé avoir servi d’intermédiaire avec la «source». Au moins la moitié de la somme serait ensuite parvenue sur un compte ouvert en 2010 à la Banque Cantonale Vaudoise, à Lausanne.

Contacté, l’établissement n’a souhaité faire aucun commentaire.

L’ex-responsable de la sécurité est à ce jour la seule personne mise en examen. Quant aux excuses adressées par Renault aux trois cadres, elles ne suffisent pas à l’Etat, actionnaire­ du groupe. «On ne pourra pas laisser cela sans suite», a déclaré le porte-parole du gouvernement.

(afp/vte)