Mexique

07 mars 2011 22:06; Act: 07.03.2011 22:08 Print

Cassez va en révision devant la Cour suprême

La Française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, a déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique.

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La jeune femme, qui a toujours clamé son innocence, est en prison depuis décembre 2005. (Photo: Keystone)

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Le recours demande la révision pour inconstitutionnalité du rejet du pourvoi en cassation décidé le 10 février par trois juges. Cette sentence a rendu définitive la condamnation de la Française âgée de 36 ans.

La Constitution mexicaine prévoit un recours permettant de réviser les jugements de cassation lorsque ces jugements comportent une «interprétation directe d'un ou de plusieurs articles de la Constitution», a précisé Me Acosta à l'AFP.

La Française a été arrêtée le 8 décembre 2005 en compagnie de son ex-compagnon Israel Vallarta, soupçonné par la police de diriger un groupe, «los Zodiacos», qui aurait à son actif une dizaine d'enlèvements et un meurtre.


Police mise en cause

Le 9 décembre, la police a mis en scène devant les caméras de télévision l'arrestation de Florence et d'Israel, et la libération de trois de leurs otages présumés, présentées comme des événements filmés en direct.

Le recours présenté lundi par les avocats de Florence Cassez met cette manipulation, reconnue par la justice mexicaine, au centre de l'argumentation devant la Cour suprême de justice de la nation (CSJN) du Mexique.

Selon Me Acosta, les agissements de la police fédérale, le 9 décembre, «portent atteinte aux principes constitutionnels contenus dans l'article 21 de la Constitution, qui stipule que les agissements de la police doivent être conformes aux principes de la légalité, du professionnalisme, de l'honnêteté et du respect des droits de l'Homme».

La France considère que la procédure ayant abouti à la condamnation de Florence Cassez est entachée d'irrégularités. Elle a demandé, toujours en vain jusqu'à présent, son transfèrement en France, dans le cadre de la Convention de Strasbourg, signée par la France et le Mexique.

L'affaire Cassez est à l'origine d'une brouille diplomatique entre la France et le Mexique qui a décidé de se retirer de l'organisation de l'Année du Mexique en France, lancée officiellement le 3 février.

(ats)