Révolution libyenne

22 février 2011 14:43; Act: 22.02.2011 15:04 Print

Certain pays évacuent leurs ressortissants

Plusieurs pays européens ont envoyé des avions en Libye mardi pour évacuer leurs ressortissants. La Suisse, pour sa part, n'entend pas procéder à une telle opération.

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Pour l'heure, le DFAE conseille aux Suisses de ne pas se rendre en Libye. (Photo: Keystone)

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Le nombre de Suisses qui veulent quitter la Libye est faible, a expliqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans une prise de position transmise à l'ATS. Un tel scenario n'est toutefois pas écarté «en cas de forte dégradation de la situation sécuritaire» dans le pays, ajoute-t-il.

Pour l'heure, le DFAE conseille aux Suisses de ne pas se rendre en Libye et à ceux qui résident dans le pays de s'en aller, «pour autant que cela soit possible et sûr». Les Helvètes doivent prendre place à bord de vols de ligne ou des vols spéciaux organisés par d'autres pays.

Quarante-six Suisses - dont 40 double-nationaux - sont immatriculés à l'ambassade de Suisse à Tripoli, qui est en contact constant avec eux. Le DFAE ne dispose d'aucune information selon laquelle ils auraient été touchés par les violences.

Evacuations par air et par mer

Plusieurs pays européens ont déjà annoncé des plans d'évacuation de leurs ressortissants. Le Portugal a ainsi rapatrié 114 personnes (80 Portugais et 34 étrangers) et l'Autriche a évacué 62 Européens.

D'autres pays ont envoyé mardi des avions vers le pays de Mouammar Kadhafi pour ramener leurs concitoyens: la France a dépêché trois appareils militaires, l'Allemagne un avion de ligne et deux militaires, l'Italie et les Pays-Bas un chacun.

L'avion portugais devait effectuer une deuxième rotation sur Tripoli mardi. Dans le même temps, Lisbonne tentait d'organiser une évacuation par bateau pour ses ressortissants à Benghazi (est), où l'aéroport n'est «plus opérationnel», selon le gouvernement portugais. Selon l'Egypte, l'aéroport a été bombardé par les forces loyales au colonel Kadhafi.

La Grèce, pour sa part, a mobilisé un tanker pour prendre en charge des ressortissants grecs désirant quitter la Libye. Athènes était par ailleurs dans l'attente d'autorisations d'accès aux aéroports de Benghazi, Tripoli, Sebha et Syrte pour y faire atterrir des transporteurs militaires C-130, prêts à décoller d'Athènes.

Certaines entreprises, comme les groupes pétroliers français Total et anglo-néerlandais Shell, ont également procédé à l'évacuation de leur personnel présent en Libye.

(ats)