Colis piégé

24 mai 2019 23:22; Act: 25.05.2019 09:14 Print

Chasse à l'homme lancée à Lyon

La police a diffusé vendredi soir un appel à témoins pour retrouver le suspect de l'attaque au colis piégé de Lyon. Samedi, l'individu est toujours recherché.

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Le suspect de l'attentat au colis piégé qui a fait une dizaine de blessés à Lyon vendredi dernier va être présenté à un juge antiterroriste en vue d'une mise en examen. (31 mai 2019) Trois personnes ont été placées en garde à vue ce matin. Il s'agit du principal suspect du colis piégé ainsi que de son frère et sa mère. Une quatrième personne est en audition libre, il s'agit de la soeur du suspect. (27 ma i2019) Un deuxième homme a été interpellé ce lundi matin. Le premier individu arrêté est un étudiant en informatique de 24 ans. (27 mai 2019) Le gouvernement français annonce ce lundi matin avoir interpellé un suspect. (27 mai 2019) Le procureur a lancé un 2e appel à témoins ce samedi afin de retrouver au plus vite le suspect du colis piégé. (Lyon, 25 mai 2019) Selon une source proche de l'enquête, le colis piégé contenait un système de déclenchement à distance. (25 mai 2019) Des moyens importants sont mis en place pour retrouver le suspect de l'attaque. (Lyon, 25 mai 2019) Vitrine, d'un magasin situé en face de la boulangerie la Brioche Dorée à Lyon, touchée par l'explosion du colis piégé. (25 mai 2019) Vitrine, d'un magasin situé en face de la boulangerie la Brioche Dorée à Lyon, touchée par l'explosion du colis piégé. (25 mai 2019) Le périmètre de sécurité a été levé samedi matin. (Lyon, 25 mai 2019) Sur place samedi matin, le périmètre de sécurité était levé et quelques passants circulant librement se montraient intrigués par les nombreux journalistes postés devant la façade de la boulangerie ciblée par l'explosion. (Lyon, 25 mai 2019) Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, de retour samedi matin d'un voyage au Japon, a fait part à l'AFP de sa «profonde émotion» et de sa «surprise», au lendemain de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés légers. (25 mai 2019) Christophe Castaner arrive sur les lieux de l'attaque vendredi soir. (Lyon, 24 mai 2019) La police a diffusé vendredi soir un appel à témoins pour retrouver le suspect de l'attaque au colis piégé de Lyon. (24 mai 2019) Les blessés sont évacués, après l'explosion survenue vers 17h30 dans cette rue du centre-ville piétonnier de Lyon. (vendredi 24 mai 2019) Il s'agit d'un colis piégé qui a explosé. (vendredi 24 mai 2019) Les ambulances et les secours ont afflué. (vendredi 24 mai 2019) Il y a au total treize blessés légers.(vendredi 24 mai 2019) Le secteur a été rapidement bouclé. (vendredi 24 mai 2019) A Lyon, on a eu très peur. (vendredi 24 mai 2019) Les secouristes ont pu prendre en charge les blessés. Aucun pronostic vital n'était engagé.(vendredi 24 mai 2019) Emmanuel Macron a qualifié d'«attaque» l'explosion qui a fait plusieurs blessés dans une rue piétonne de Lyon vendredi 24 mai 2019 vers 17h30.(vendredi 24 mai 2019) Il s'agit d'une rue piétonne en plein centre-ville de la deuxième plus grande ville de France en termes de population. (vendredi 24 mai 2019) Mais il n'y a «pas de victime à ce stade», a ajouté le chef de l'Etat français. (vendredi 24 mai 2019) Dans un premier temps, on a fait état de six puis huit blessés légers. Ce seront finalement treize personnes qui auront été blessées par l'explosion de ce colis piégé. (vendredi 24 mai 2019) Les secours sont rapidement intervenus sur place. (vendredi 24 mai 2019) Le pronostic vital des blessés n'est pas engagé. (vendredi 24 mai 2019) Le secteur a été bouclé. (vendredi 24 mai 2019)

Une faute?

Un suspect soupçonné d'être l'auteur de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés légers vendredi à Lyon était recherché samedi par les autorités, qui ne privilégiaient aucune piste quant à son profil ou ses motivations.

La police a lancé un appel à témoins en diffusant la photographie du suspect, capté par une caméra de vidéosurveillance municipale. Elle montre un homme «porteur d'un haut sombre à manches longues» et «d'un bermuda clair», poussant un vélo noir. Selon une source proche de l'enquête, il est âgé d'une trentaine d'années.

De retour d'un voyage au Japon, le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a confié samedi matin à l'AFP son «émotion» et sa «surprise parce que Lyon est plutôt une ville calme».

«A Lyon nous avons un dispositif de vidéoprotection qui est assez étendu», a indiqué M. Collomb, joint par téléphone. «On a vu à la fois la personne arriver et repartir sur son vélo, donc peut-être aurons-nous un certain nombre de témoins qui pourront faire avancer l'enquête», a-t-il ajouté.

Chargée du dossier, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert «une enquête de flagrance des chefs de tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Toutefois, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a souligné vendredi soir qu'il était «trop tôt» pour évoquer «un acte terroriste». «Au vu des résultats, on pourra effectivement qualifier cette enquête», a-t-elle précisé.

L'individu est suspecté d'avoir déposé un sac ou colis explosif contenant des vis, clous ou boulons devant une boulangerie de la rue Victor Hugo, une artère piétonne commerçante située au coeur de Lyon, près de l'emblématique place Bellecour.

D'après un dernier bilan, 13 personnes - neuf femmes dont une enfant de dix ans et quatre hommes - ont été touchées par l'explosion, 11 ayant été hospitalisées. Toutes ne sont blessées que légèrement, «atteints aux membres inférieurs», selon Gérard Collomb.

Le maire du 2e arrondissement Denis Broliquier a précisé que «la charge était relativement peu importante puisqu'elle a provoqué par souffle l'explosion des vitres de la banque réfrigérée mais on ne voit pas plus» de dégâts. Une source administrative locale a confirmé samedi à l'AFP que le colis contenait une «charge explosive relativement faible» et avait été «déclenché à distance».

Périmètre de sécurité levé

Sur place samedi matin, le périmètre de sécurité était levé et quelques passants se montraient intrigués par les nombreux journalistes postés devant la façade de la boulangerie ciblée par l'explosion où était attendu Gérad Collomb dans la matinée. La façade, dont le volet métallique demeurait fermé, et ses abords ne portaient aucun stigmate de l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

«Lyon se réveille choquée, mais Lyon se réveille aussi dans le calme, comme l'ont été d'ailleurs les Lyonnaises et les Lyonnais hier en fin d'après-midi (...) Bien sûr, on se réveille avec beaucoup de questions, mais le plus efficace aujourd'hui est de laisser l'enquête se dérouler», a déclaré sur BFMTV le président de la métropole de Lyon David Kimelfeld, également présent rue Victor Hugo samedi matin. Un centre d'accueil des victimes a été ouvert dans un gymnase du centre-ville.

Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le procureur de Paris, Rémy Heitz, se sont brièvement rendus sur les lieux de la déflagration sans faire de déclaration devant la presse. Les faits se sont produits au moment où la France s'apprête à voter dimanche pour élire ses députés au Parlement européen. Le scrutin a commencé dans plusieurs Etats membres depuis jeudi.

Dans une première réaction vendredi, Emmanuel Macron a évoqué «une attaque», mais dans un tweet envoyé dans la soirée le chef de l'Etat s'est montré plus prudent, déplorant simplement «la violence qui s'est abattue» sur les Lyonnais, avant d'adresser ses «pensées» aux blessés.

La France n'avait plus connu d'attaque au colis piégé depuis décembre 2007, lorsqu'une explosion dans un cabinet d'avocats - dont les raisons sont à ce jour restées inexpliquées - avait fait un mort et un blessé.

Mais depuis la fusillade de Strasbourg qui a fait cinq morts et 11 blessés en décembre dernier, le plan Vigipirate est resté au niveau «Sécurité renforcée - Risque attentat» sur tout le territoire, signe d'une menace terroriste persistante aux yeux des autorités.

(nxp/afp)