Tuerie de Christchurch

14 juin 2019 09:56; Act: 14.06.2019 09:57 Print

«Laissez-moi et on verra s'il peut encore sourire»

L'homme accusé d'avoir tué 51 fidèles de deux mosquées néo-zélandaises a plaidé non coupable vendredi. Son attitude lors de l’audience a suscité une vive colère.

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Dans une transmission audiovisuelle depuis la prison de haute sécurité d'Auckland diffusée au tribunal de Christchurch, le suspect a plaidé «non coupable de tous les chefs d'accusation». (Vendredi 14 juin 2019) Le bilan des attaques est monté à 51 morts après le décès d'un homme de 46 ans qui a succombé à ses blessures. (Jeudi 2 mai 2019) A Christchurch, le prince William a rendu hommage vendredi à la réaction des Néo-Zélandais après le carnage des mosquées. (26 avril 2019) Des milliers de Pakistanais vêtus de blanc se sont rassemblés dans la ville centrale de Jhang pour faire une image humaine de la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Des Pakistanais déposent des fleurs sur les images des victimes de la mosquée de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Près de 20'000 personnes se rassemblent pour former une image humaine de la mosquée. (Vendredi 12 avril 2019) Un Néo-Zélandais de 33 ans a plaidé coupable vendredi de harcèlement contre des musulmans devant la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Un juge a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du tireur des mosquées de Christchurch. (5 avril 2019) Facebook a promis vendredi des mesures pour limiter l'usage de sa plateforme de vidéo Live, utilisée par l'auteur de l'attentat perpétré dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. (Samedi 30 mars 2019) Des milliers de personnes se sont réunies pour une cérémonie à la mémoire des victimes de l'attaque de Christchurch. (Vendredi 29 mars 2019) Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage. (Lundi 25 mars 2019) Des fidèles pénètrent dans la mosquée Al Noor, après sa réouverture samedi. (Lundi 25 mars 2019) Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, a annoncé que le pays organisera le 29 mars une cérémonie du souvenir en hommage aux 50 victimes du tueur des mosquées. (Dimanche 24 mars 2019) Les musulmans ont repris samedi le chemin de la principale mosquée de Christchurch pour la première fois depuis l'attaque, montrant que la vie commence à reprendre son cours huit jours après le drame. (Samedi 23 mars 2019) Une semaine après l'attentat de Christchurch, un appel à la prière a été diffusé vendredi dans tout le pays, suivi de deux minutes de silence. (22 mars 2019) La Première ministre néo-zélandaise a annoncé jeudi l'interdiction des fusils d'assaut et des armes semi-automatiques de type militaire. (21 mars 2019) Les premières funérailles des victimes de l'attentat des mosquées ont commencé mercredi en Nouvelle-Zélande. (20 mars 2019) La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a promis mardi de ne jamais prononcer le nom de l'auteur de l'attaque et annoncé qu'il tomberait sous le coup de la loi la plus stricte. (Mardi 18 mars 2019) La diffusion de la vidéo du tueur de Christchurch en direct sur les réseaux sociaux est problématique et suscite un vif débat. (lundi 18 mars 2019) L'extrémiste australien Brenton Tarrant poursuivi dans l'enquête sur le carnage dans les mosquées de Christchurch compte se défendre seul. (Lundi 18 mars 2019) La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch, dont le dernier bilan est de 50 morts. (Lundi 18 mars 2019) La douleur est vive lors des hommages aux victimes du drame de Christchurch (Dimanche 17 mars 2019) Une femme dépose une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de la tuerie de Christchurch. (Dimanche 17 mars 2019) Deux jours après le massacre, les Néo-Zélandais rendaient hommage aux 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les derniers bilans font été de 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les victimes de l'attaque des deux mosquées de Christchurch venaient des quatre coins du monde musulman. (Samedi 16 mars 2019) La police près de la mosquée Masjid al Noor, l'une deux visée par le terroriste Brenton Tarran vendredi. (Samedi 16 mars 2018) Le terroriste, Brenton Tarrant, a comparu pour meurtre et restera en prison jusqu'à sa prochaine audience. (Samedi 16 mars 2019) Après l'attaque des mosquées, la Première ministre néo-zélandaise veut durcir les lois sur le port d'armes. (Samedi 16 mars 2019) La une du quotidien local «The Press», à Christchurch. (samedi 16 mars 2019) A l'ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, en Belgique, les citoyens pouvaient rendre hommage aux victimes. (15 mars 2019) En Finlande, le centre des congrès de Helsinki a été illuminé en bleu en hommage aux victimes en Nouvelle-Zélande. (15 mars 2019) A Hyde Park Corner à London, les Britanniques ont suivi l'appel de la reine à rendre hommage aux victimes du carnage. (15 mars 2019) Une image de l'homme qui a tué au moins 49 personnes dans des mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). L'on peut distinguer sur cette photo, l'homme rentrer avec son arme dans une des mosquées. (15 mars 2019) Le mode opératoire du terroriste néozélandais et les motivations apparentes semblent porter la marque de l'extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik. Ce dernier avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011. (15 mars 2019) L'Australien de 28 ans ai publié un manifeste intitulé «The Great Replacement» (Le grand remplacement). L'écrit est dérivé d'une théorie du complot d'extrême droite selon laquelle il existerait un processus de substitution de la population européenne par des musulmans. (Vendredi 15 mars). La Première ministre Jacinda Ardern a décrit l'une des «journées les plus sombres» jamais vécues par cette nation du Pacifique Sud réputée paisible et dénoncé des violences «sans précédent». (15 mars 2019) La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées «partout en Nouvelle-Zélande». (15 mars 2019) Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Une des mosquées touchée par l'attaque. (15 mars 2019) Des attaques dans deux mosquées dans la ville néo-zélandaise de Christchurch a fait au moins 49 morts ce vendredi 15 mars 2019. Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Voiture du présumé tireur. (15 mars 2019) Les affaires du présumé tireur qui a tué plusieurs musulmans en Nouvelle-Zélande ce vendredi 15 mars 2019. Les fusillades dans les mosquées ont fait au moins 49 morts. (15 mars 2019) De «multiples» personnes ont été tuées lors de fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi, a déclaré la police. (15 mars 2019) «Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme», a dit le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) «Les décès, pour ce que nous en savons, sont survenus dans deux endroits, une mosquée sur Deans Avenue et une autre mosquée sur Linwood Avene», a déclaré le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) L'armée a désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects. (15 mars 2019) Un grand périmètre dans cette ville de l'île du Sud a été bouclée par les forces de l'ordre. (15 mars 2019) Au moment de la fusillade, la mosquée Masjid al Noor, sur l'avenue Deans, était remplie de fidèles. (15 mars 2019) Toutes les écoles de la ville ont été bouclées. (15 mars 2019) La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants, qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. (15 mars 2019) Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. (15 mars 2019) La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)

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Une faute?

L'extrémiste australien Brenton T., inculpé pour le meurtre de 51 fidèles en mars dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a suscité vendredi la colère des victimes en apparaissant le sourire aux lèvres à l'audience, alors que ses avocats plaidaient non coupable en son nom.

Son conseil, Shane Tait, a déclaré à la Haute Cour de cette grande ville du sud de l'archipel que son client plaidait «non coupable de tous les chefs d'accusation», ce qui a aussi provoqué l'incrédulité des survivants et proches des victimes du carnage.

Brenton T., qui se définit lui-même comme un suprémaciste blanc, est apparu lors de cette brève audience par visioconférence depuis la prison de haute sécurité d'Auckland. Il a été inculpé de 51 chefs de meurtre, de 40 chefs de tentative de meurtre et d'un chef d'acte terroriste. Son procès débutera en mai 2020, a annoncé vendredi le juge.

Le 15 mars, cet Australien de 28 ans avait ouvert le feu pendant la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch, la plus grande ville de l'île du Sud. Il avait diffusé son action en direct sur Facebook.

«Laissez-moi dans sa cellule»

Le sourire qu'il a affiché lors de la retransmission à l'audience a provoqué la colère des survivants de ce qui est le pire massacre commis de l'histoire moderne néo-zélandaise, et qui étaient massés en nombre sur les bancs du public.

«Cela montre juste qu'il est un animal», a déclaré à l'AFP à l'extérieur du tribunal Mustafa Boztas, qui a été blessé à la cuisse. «Il est tellement triste que quelqu'un puisse être à ce point inhumain et prendre la vie d'innocents.»

Abdul Aziz, un réfugié afghan, a expliqué qu'il voulait revoir le visage de l'accusé. Le 15 mars, c'est lui qui s'était opposé au tireur à la mosquée de Linwood et l'avait poursuivi à l'extérieur muni seulement d'un terminal de paiement par carte bancaire, ce qui avait vraisemblablement permis de sauver des vies. «Il rigolait ici et il pense qu'il est un dur, mais il n'était qu'un lâche quand je me suis opposé à lui et qu'il est parti en courant», a-t-il dit. «A ce moment-là, il n'était pas suffisamment un homme pour se tenir face à moi, mais maintenant, il se tient là en souriant.» «Laissez-moi 15 minutes dans sa cellule et on verra s'il peut encore sourire.»

Apte à être jugé

Au cours de l'audience de vendredi, le tribunal a été informé que des expertises psychiatriques avaient établi que Brenton T. était apte à être jugé, selon un communiqué diffusé par le juge Cameron Mander peu après l'audience.

Le juge Cameron Mander a fixé au 4 mai 2020 l'ouverture d'un procès qui devrait s'étaler sur au moins six semaines. Mais des juristes relèvent que ce procès, le plus grand jamais organisé en Nouvelle-Zélande, pourrait durer deux fois plus longtemps. Une nouvelle audience a été fixée au 15 août.

Didar Hossain, qui a perdu un oncle et plusieurs amis le 15 mars, a déploré qu'il faille attendre autant pour obtenir justice. «Cela devrait être fini dans les six mois. Ce serait mieux pour nous. Nous ne sommes pas contents», a-t-il dit.

Le juge Mander a interdit aux médias de prendre des photos ou des vidéos de l'apparition de Brenton T. sur la transmission audiovisuelle diffusée pendant l'audience. Il a en revanche autorisé l'utilisation d'images prises lors d'une audience précédente qui avait eu lieu en avril.

A la suite du massacre de Christchurch, Le gouvernement néo-zélandais a durci la législation locale sur les armes et a annoncé qu'il allait réexaminer les lois concernant la répression des discours de haine. Le gouvernement a par ailleurs apporté son soutien aux efforts internationaux visant à amener les géants des réseaux sociaux à faire davantage pour combattre l'extrémisme en ligne.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • FanDu46 le 14.06.2019 10:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Douleurs &a dépenses

    Ca c'est vraiment un délire de magistrats, vouloir faire un procès pour une affaire pareille, légitimer une énorme dépenses d'argent et un combat médiatisé planétairement pour arriver à quoi ? Si nous étions cohérents il aurait déjà été exécuté sans débat ni perte de temps. C'est cette société actuelle qui permet la naissance de personnage de ce genre.

  • SV le 14.06.2019 10:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    on gagnera tous du temps

    s'il plaide non coupable, relâchez le et libérez le en donnant la date,l'heure et le lieu de sa libération.

  • Albert le Vert le 14.06.2019 12:20 Report dénoncer ce commentaire

    La justice n'a rien compris

    Pourquoi voudriez-vous qu'il entre dans le jeu de la justice? Il savait ce qu'il faisait, il l'a fait, il n'a aucune raison de le regretter et il se fiche éperduement de la sentence. Mais il va encore bien se faire mousser avec le procès...

Les derniers commentaires

  • Victime Sri-Lanka le 23.06.2019 07:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une médaille

    En Chine pour ce qu'il a fait, il aurait été décoré !

  • Observateur Attentif le 15.06.2019 18:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cause à effet

    La faute de qui? De ceux qui refusent de s'intégrer en imposant leurs traditions dans leur pays d'accueil! S'ils se montraient discrets, tout ceci ne se serait jamais passé!

  • David L. le 15.06.2019 06:02 Report dénoncer ce commentaire

    Lynch Mob

    Mettez-le (et tous les tarés style celui d'Europe du Nord qui ne mérite même pas que j'écrive son nom) dans ces endroits secrets d'ou personne ne revient ! Le médias ont le devoir d'arrêter de leur faire de la pub par articles interposés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Au Trou le 15.06.2019 12:26 Report dénoncer ce commentaire

      On va t'y mettre

      Tu ne te rappelles plus de son nom! Voilà la raison véritable !

  • José le 15.06.2019 00:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quel peine va t'il avoir ???

    Il faudrait absolument la prison à vie, en Suisse des gens comme lui serait libérer au bout d'une quinzaine d'année pour bonne conduite et après avoir berné des psy... Ou pire serait reconnu psychologiquement pas responsable de ces actes... C'est à la justice de durcir les règles et à la cour Européenne des droits de l'homme aussi...

    • Mig le 15.06.2019 07:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @José

      C'est le parlement qui légifère et qui fixe les limites des peines, à lui de faire évoluer le droit.

  • Riquet le 15.06.2019 00:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la justice ?

    plaider un dénis de justice, au nom de la justice... c'est un bel exemple de dissonance cognitive tout ça...