Violences en Côte d'Ivoire

03 mars 2011 15:55; Act: 03.03.2011 17:23 Print

Cinquante tués en une semaine

Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire, dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements.

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22.07 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l'ancien Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. 16.07 Charles Blé Goudé, figure de proue du régime de Laurent Gbagbo, appelle le président ivoirien Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et assure qu'il ne sera «pas un opposant qui prend les armes». 13.04 L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. 12.04 Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances troubles. M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle. Certains quartiers d'Abidjan était mardi le théâtre de pillages et dans certains quartiers des coups de feu se faisaient entendre, ont rapporté des habitants. «Ne me tuez pas!»: ce sont les premiers mots qu'a prononcés, selon un témoin, l'ex-président ivoirien quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d'Abidjan. Laurent Gbagbo et sa femme, Simone, auraient essuyé quelques coups pendant de l'arrestation. Les rebelles autour de Simone, la femme de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire a affirmé lundi que le pays était «à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance», dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo et sa famille ont subi un contrôle médical après leur arrestation le 1a1 avril 2011. Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant, et d'autres membres de la famille ont également été arrêtés. 11.04 Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi après-midi à sa résidence. Les partisans d'Alassane Ouattara ont fêté l'événement. 11.04 Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant et celles de son rival. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été visée par des tirs des forces pro-Gbagbo vendredi 8 avril. 07.04 Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre. Le président ivoirien sortant est retranché dans son bunker. 06.04 Laurent Gbagbo serait retranché à Abidjan avec le dernier carré de ses fidèles et négocie avec l'ONU et les troupes françaises. 05.04 Les combats continuent à Abidjan. 04.04 Des hélicoptères de l'ONU ont tiré sur le palais et la résidence de Gbagbo à Abidjan. Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé le 4 avril une offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan. 03.04 La bataille d'Abidjan connaissait une relative accalmie dimanche matin. 02.04 Quatre membres de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire ont été «grièvement blessés» par des soldats fidèles à Laurent Gbagbo, samedi à Abidjan. 01.04 Des casques bleus de l'Onu ont tué au moins cinq soldats fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lors d'un accrochage à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était toujours à Abidjan vendredi 1er avril en fin d'après-midi, selon des diplomqates français. Sa résidence a été attaqué par les troupes d'Alassane Ouattara. 01.04 Des combats intenses se déroulaient vendredi matin autour du palais présidentiel à Abidjan. 31.03 Des tirs à l'arme lourde ont été entendus jeudi à la mi-journée à Abidjan près d'un important camp de la gendarmerie fidèle au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. De son côté Alassane Ouattara a affirmé que ses forces se trouvaient aux portes d'Abidjan. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro. Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire... , dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements, a annoncé l?ONU jeudi 3 mars. Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ... et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion. Des tirs à l'arme automatique sont signalés depuis plusieurs jours. La dernières semaine de février a été meurtrières en Côte d'Ivoire. L'ONU compte au moins 15 morts. Ces violences font suites aux élections présidentielles de décembre. Dimanche, la Suisse déconseillait les voyages vers la Côte d'Ivoire, «jusqu'à ce que la situation soit clarifiée». Les partisans d'Alassane Ouattara ont laissé éclater leur colère après l'invalidation de l'élection de leur favori. La Côte d'Ivoire a deux présidents et bascule doucement dans le chaos.

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«Cinquante personnes ont été tuées en une semaine», portant à «365» le nombre de morts depuis mi-décembre dans des violences engendrées par la crise née de la présidentielle de novembre, a déclaré à l'AFP Guillaume Ngefa, directeur adjoint de la Division des droits de l'homme de l'Onuci.

Ces violences ont été enregistrées surtout à Abidjan et dans l'ouest, où des combats ont eu lieu entre Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au président sortant Laurent Gbagbo et Forces nouvelles (FN), l'ex-rébellion du nord désormais alliée à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale.

Les civils sont très touchés

Sur ces 50 morts, «26 civils» ont été tués à Abidjan, dans le quartier d'Abobo (nord), a dit M. Ngefa, évoquant des «dizaines de blessés».

Dans ce fief d'Alassane Ouattara ont eu lieu la semaine dernière des combats à l'arme lourde entre FDS et insurgés accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments FN et baptisés par la presse locale «commando invisible».

Les violences à Abobo ont «provoqué le déplacement de plus de 200.000 personnes», alors que la population du quartier est estimée «entre 1,5 et 1,8 million de personnes», a ajouté le responsable onusien.

Par ailleurs, au moins six femmes ont été tuées par balles jeudi à Abobo par des tirs de FDS qui dispersaient une manifestation pro-Ouattara, selon des témoins. Ces nouvelles victimes ne figurent pas dans le bilan de la semaine de l'ONU.

En outre, «de récents témoignages recueillis par l'Onuci indiquent que des populations civiles sont depuis plusieurs jours empêchées par des éléments du commando invisible de quitter librement les zones de combats», a alerté M. Ngefa.

«Des familles entières, bloquées dans les lieux publics, des églises et paroisses, vivent dans la peur, privées d'eau et d'électricité», a-t-il dit.

(afp)