Proche-Orient

07 juillet 2014 06:14; Act: 07.07.2014 06:38 Print

Combattants du Hamas tués dans un raid israélien

Sept combattants palestiniens du Hamas ont été tués lundi dans un raid aérien israélien dans le sud de la bande de Gaza, selon le mouvement.

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L'armée israélienne, qui confirme des frappes, affirme avoir visé neuf cibles «terroristes en réponse aux attaques de roquettes contre le sud d'Israël».

Il s'agit du bilan le plus meurtrier d'une attaque israélienne contre le groupe islamiste depuis le bref conflit qui a opposé le Hamas à Israël pendant huit jours à la fin 2012.

Le mouvement islamiste a déclaré que les frappes avaient touché un point de rassemblement de ses combattants dans la ville de Rafah, à la frontière égyptienne. Son porte-parole a dénoncé une «grave escalade» de la part d'Israël et menacé l'Etat hébreu de représailles, déclarant qu'il en «paierait le prix».

Pluie de roquettes sur Israël

Une vingtaine de roquettes ont été tirées dimanche sur des villes du sud d'Israël en provenance de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007. Depuis la mi-juin, ce sont plus de 150 roquettes qui ont été tirées, a dit l'armée.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que son gouvernement ferait «tout ce qui est nécessaire» pour rétablir le calme dans le sud d'Israël.

Le chef du gouvernement a cependant mis en garde contre les appels des membres d'extrême droite de son cabinet à une confrontation plus étendue avec le Hamas, dont l'arsenal comprend des roquettes capables d'atteindre le coeur d'Israël et sa capitale économique Tel Aviv.

Les frappes de Tsahal surviennent à un moment de tension très forte en Israël et dans les territoires palestiniens après la mort de trois adolescents israéliens en Cisjordanie, puis celle d'un jeune Palestinien à Jérusalem-Est.

Extrémistes juifs arrêtés

La police israélienne a arrêté dimanche six extrémistes juifs après la mort du jeune Palestinien. Les suspects «appartiennent apparemment à un groupe extrémiste juif», a déclaré un responsable israélien.

Aucun autre détail n'a été divulgué, l'affaire étant soumise à la censure. La police a toutefois admis, pour la première fois, que l'assassinat du jeune Palestinien pourrait avoir eu des raisons politiques.

Le décès de l'adolescent a provoqué des mouvements de violence dans plusieurs villages arabes dans le centre et le nord d'Israël et a accru les tensions entre Palestiniens et Israéliens, déjà exacerbées par le meurtre de trois jeunes Israéliens, enlevés le 12 juin et retrouvés morts lundi en Cisjordanie.

(afp)