Grande-Bretagne

04 mai 2012 07:43; Act: 04.05.2012 07:59 Print

Conservateurs sanctionnés aux urnes

Les conservateurs du Premier ministre David Cameron ont été sanctionnés par le peuple lors d'élections locales en Grande-Bretagne.

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Ces résultats illustrent l'ampleur de la tâche de David Cameron d'ici les prochaines élections législatives, prévues pour l'instant en 2015. (Photo: Keystone)

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Les Britanniques ont sanctionné dans les urnes les conservateurs du Premier ministre David Cameron, dont la politique d'austérité a replongé la Grande-Bretagne dans la récession. Ils ont en revanche confirmé la renaissance de l'opposition travailliste lors d'élections locales organisées jeudi.

Boris Johnson, l'excentrique et populaire maire de Londres, peut encore mettre du baume au coeur des conservateurs s'il parvient à conserver son poste face à son prédécesseur, Ken Livingstone. Les résultats du scrutin de Londres, qui domine tous les autres médiatiquement, sont attendus vendredi soir.

D'après les résultats communiqués vendredi sur 92 des 181 conseils locaux en jeu en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, les travaillistes ont remporté 428 nouveaux sièges quand les conservateurs en ont perdu 243.

Les libéraux démocrates, dont la popularité s'est effondrée depuis qu'ils se sont alliés aux conservateurs pour former un gouvernement en 2010, ont abandonné 125 élus.

Austérité impopulaire

S'il se confirmait à des élections législatives, ce basculement vers les travaillistes placerait le Labour devant les conservateurs avec huit points d'avance, ce qui est conforme aux derniers sondages.

La tendance est d'autant plus marquée que le Labour a pris 20 conseils locaux à ses adversaires, en particulier dans les régions du sud et du centre de l'Angleterre souvent décisives aux législatives.

Les gouvernements britanniques souffrent généralement lors des scrutins intermédiaires mais ces résultats illustrent l'ampleur de la tâche de David Cameron d'ici les prochaines élections législatives, prévues pour l'instant en 2015.

Le gouvernement s'est rendu impopulaire avec une cure d'austérité draconienne censée rétablir les comptes publics, d'autant qu'il a notamment choisi d'alléger la fiscalité sur les plus riches aux dépens des personnes âgées. Or, le chômage et l'inflation restent élevés, les salaires progressent peu et l'économie se contracte.

Les conservateurs, en premier lieu David Cameron, ont en outre été fragilisés ces dernières semaines par les répercussions du scandale des écoutes téléphoniques, qui a mis en évidence leur proximité avec l'empire médiatique de Rupert Murdoch.

(ats)