Justice

01 octobre 2019 17:14; Act: 01.10.2019 19:42 Print

Crash de Charm el-Cheikh: enquête rouverte

Deux ans après un non-lieu, la justice française a relancé les investigations sur le crash qui a fait 148 morts en Egypte en 2004.

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Des familles des victimes avaient fait appel du non-lieu. (Photo: AFP/Archives)

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La cour d'appel de Paris a ordonné la poursuite des investigations dans l'enquête sur le crash d'un Boeing 737 au large de Charm el-Cheikh (Egypte) en 2004, deux ans après un non-lieu. Elle veut entendre un dirigeant de la compagnie égyptienne, ont indiqué mardi des sources concordantes.

«Un certain nombre de manquements»

Des familles de victimes avaient fait appel du non-lieu ordonné en juillet 2017 par un juge d'instruction de Bobigny à l'issue de l'enquête sur l'accident, le 3 janvier 2004, de cet avion de la compagnie à bas-coût Flash Airlines, qui avait fait 148 morts dont 134 Français. Plus de treize ans après le crash, le juge avait estimé que l'enquête ne permettait «pas de retenir d'autre hypothèse que celle des fautes imputables à l'équipe de pilotage», décédée dans l'accident.

Cette décision avait suscité la colère des parties civiles. Elles avaient dénoncé une instruction conclue sans mise en examen ni audition des dirigeants de la compagnie, aujourd'hui liquidée, «alors qu'il était établi qu'elle avait commis un certain nombre de manquements», avait expliqué à l'époque Me Jean-Pierre Bellecave, avocat de l'association des familles.

Procédure pour «homicides involontaires»

Le 24 septembre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel leur a donné raison, jugeant «insuffisantes» les tentatives menées pour entendre le président égyptien du conseil d'administration de Flash Airlines, selon une source judiciaire.

Elle a donc renvoyé les 37 tomes de cette procédure pour «homicides involontaires» entre les mains, cette fois, d'un juge du pôle accidents collectifs du tribunal de Paris pour qu'il recueille les explications de ce dirigeant et examine ses éventuelles responsabilités. En 2009, un rapport d'experts avait souligné l'insuffisance de la formation des pilotes et dénoncé les «manquements» de la compagnie.

(nxp/afp)