Birmanie

13 avril 2012 08:10; Act: 13.04.2012 12:28 Print

David Cameron rend une visite historique

Le Premier ministre britannique David Cameron est arrivé vendredi en Birmanie pour saluer une vague de réformes sans précédent du régime de Naypyidaw. Il est le premier chef de gouvernement occidental à s'y rendre depuis des décennies.

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Le Premier ministre britannique David Cameron et le président birman Thein Sein s'entretenaient vendredi à Naypyidaw, un événement diplomatique majeur entre le pays asiatique et l'ancienne puissance coloniale.

Thein Sein a salué une rencontre «historique» alors qu'il accueillait son prestigieux visiteur, le premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays depuis le coup d'Etat militaire de 1962. L'Occident songe sérieusement à lever ses sanctions contre le pays asiatique.

M. Cameron a atterri à la mi-journée à l'aéroport de la capitale, où il doit rencontrer le président Thein Sein. Le Britannique s'est ensuite envolé pour Rangoun, où il s'est entretenu avec la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, dans la maison de famille où elle a passé 15 ans en résidence surveillée.

Jeudi, il avait appelé au soutien du pouvoir en place, composé d'anciens militaires réformateurs qui ont succédé à une junte en mars 2011. «Rendons hommage à ceux qui, pendant des décennies et en payant très cher de leur propre personne, ont combattu pour la liberté et les réformes. Et en particulier Aung San Suu Kyi, qui est une source d'inspiration», avait-il déclaré à Jakarta.

«Rendons également hommage au leadership du président Thein Sein et de son gouvernement (...). Et montrons que, quand ils ont le courage d'entreprendre des réformes, nous avons le courage d'y répondre», avait-il ajouté.

Triomphe d'Aung San Suu Kyi

Cette visite en Birmanie du chef du gouvernement de l'ancienne puissance coloniale intervient après les élections partielles du 1er avril, qui ont vu le triomphe de l'opposante et de ses troupes.

Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a remporté 43 sièges sur les 44 qu'elle briguait, devenant la première force d'opposition du pays, un an et demi après les élections controversées de novembre 2010 qu'elle avait boycottées.

Ces élections partielles étaient considérées comme un test de la sincérité du nouveau régime et ont été unanimement saluées par la communauté internationale.

L'Union européenne doit décider d'un allègement substantiel de ses sanctions le 23 avril à Luxembourg, le jour où Mme Suu Kyi doit siéger au parlement pour la première fois.

(ats)