Syrie

09 octobre 2019 15:36; Act: 09.10.2019 20:52 Print

Début de l'offensive turque contre une milice kurde

Ankara a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie.

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Importants combats dans la région de Ras al-Aïn, près de la frontière turque. (14 octobre 2019) Les Kurdes de Syrie, lâchés par Washington, ont annoncé dimanche soir avoir conclu un accord avec Damas pour le déploiement de l'armée syrienne dans le nord du pays. (13 octobre 2019) Près de Tal Abyad, de «violents combats» se déroulent dans la localité de Suluk. (Dimanche 13 octobre 2019) A Ras al-Aïn, les forces kurdes ont fait reculer les militaires turcs et leurs supplétifs syriens. (Dimanche 13 octobre 2019) Lors des violences nocturnes, 17 combattants proturcs ont été tués à Ras al-Aïn ou par des tireurs embusqués des forces kurdes. (Dimanche 13 octobre 2019) Depuis le début mercredi de l'offensive turque contre une milice kurde syrienne, plus de 130'000 personnes ont été déplacées. (Dimanche 13 octobre 2019) Recep Tayyip Erdogan a affirmé ce vendredi soir que l'offensive dans le nord de la Syrie se poursuivrait en dépit des avertissements américains. (11 octobre 2019) Des personnes se rassemblent sur le site d'une explosion dans la ville de Qamishli, le 11 octobre 2019. Vue de la ville syrienne de Tal Abyad depuis le côté turc. Un premier soldat turc a perdu la vie, ont annoncé les autorités. (jeudi 10 octobre 2019) L'offensive d'Ankara contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie a provoqué jeudi la fuite de milliers de civils face à l'avancée des forces turques et suscite un tollé international. (10 octobre 2019) Le président américain a évoqué jeudi une possible médiation américaine dans le conflit entre Kurdes et Turcs. (10 octobre 2019) Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a condamné sur la RTS l'opération militaire turque en Syrie. (10 octobre 2019) Des combattants de l'ASL soutenus par la Turquie se dirigent vers la ville syrienne de Tal Abyad depuis la ville frontalière turque d'Akcakale. (10 octobre 2019) La population se met à l'abri des tirs de mortiers. (10 octobre 2019) Colonnes de fumée a. (10 octobr 2019)près des bombardements dans la ville de Ras al-Ein L'offensive turque a jeté des milliers de civils kurdes sur les routes, fuyant la ville de Ras al-Ein. (Jeudi 10 octobre 2019) L'objectif des forces turques et leurs supplétifs syriens semblent être la ville de Ras al-Ein, soumise à un feu d'artillerie et des bombardements intenses. (Jeudi 10 octobre 2019) La Turquie a dépêché d'importants renforts dans sa zone frontalière avec la Syrie. (Jeudi 10 octobre 2019) Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé jeudi d'ouvrir les portes de l'Europe à des millions de réfugiés en réponse aux critiques européennes contre l'offensive turque. (Jeudi 10 octobre 2019) Selon des médias turcs, des membres des forces spéciales turques et des blindés, appuyés par des combattants syriens, ont pénétré en Syrie. (9 octobre 2019) Des militaires turcs et leurs supplétifs syriens ont pénétré dans le nord-est de la Syrie. (9 octobre 2019) Selon Ankara, l'objectif de cette nouvelle offensive, la troisième en trois ans, est de créer une «zone de sécurité». (9 octobre 2019) Des «milliers» de personnes ont fui mercredi les frappes aériennes d'Ankara visant des secteurs du nord de la Syrie situés à la frontière avec la Turquie. (9 octobre 2019) Des «milliers» de personnes ont fui mercredi les frappes aériennes d'Ankara visant des secteurs du nord de la Syrie situés à la frontière avec la Turquie. (9 octobre 2019) Des «milliers» de personnes ont fui mercredi les frappes aériennes d'Ankara visant des secteurs du nord de la Syrie situés à la frontière avec la Turquie. (9 octobre 2019) Des «milliers» de personnes ont fui mercredi les frappes aériennes d'Ankara visant des secteurs du nord de la Syrie situés à la frontière avec la Turquie. (9 octobre 2019) L'opération militaire en cours «ne donnera pas de résultat», a affirmé Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen à Bruxelles. (9 octobre 2019) «Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, NDLR) ont débuté l'opération Source de paix dans le nord de la Syrie». (9 octobre 2019) «Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, NDLR) ont débuté l'opération Source de paix dans le nord de la Syrie». (9 octobre 2019) Legende«Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, NDLR) ont débuté l'opération Source de paix dans le nord de la Syrie». (9 octobre 2019) «Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara, NDLR) ont débuté l'opération Source de paix dans le nord de la Syrie». (9 octobre 2019) Le président turc Erdogan annonce le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple. (9 octobre 2019) Le président turc Erdogan annonce le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple. (9 octobre 2019) «Nous proclamons l'état de mobilisation générale pendant trois jours dans le nord-est de la Syrie», a annoncé l'administration semi-autonome kurde dans un communiqué. (9 octobre 2019) Plusieurs dirigeants européens réunis mardi à Luxembourg se sont inquiétés de voir survenir un nouvel afflux migratoire en raison de la situation en Syrie. (8 octobre 2019) Les soldats de l'armée turque se dirigent vers la frontière avec la Syrie près d'Akcakale, dans la province de Sanliurfa. (8 octobre 2019) Les soldats de l'armée turque se dirigent vers la frontière avec la Syrie près d'Akcakale, dans la province de Sanliurfa. (8 octobre 2019) Les soldats de l'armée turque se dirigent vers la frontière avec la Syrie près d'Akcakale, dans la province de Sanliurfa. (8 octobre 2019) Donald Trump: «Nous sommes en train de quitter la Syrie, mais nous n'avons absolument pas abandonné les Kurdes qui sont des gens formidables et de merveilleux combattants.» (8 octobre 2019) Soldats turcs aperçus près de la frontière avec la Syrie dans la province de Sanliurfa. (8 octobre 2019) L'on peut distinguer un drapeau du peuple kurde pris en photo du côté turc de la frontière entre la Turquie et la Syrie, à Akcakale, dans le sud-est de la Turquie. (8 octobre 2019) Protestations contre une invasion turque devant le siège de l'ONU dans la ville syrienne kurde du nord de Qamishli. (8 octobre 2019) Protestations contre une invasion turque devant le siège de l'ONU dans la ville syrienne kurde du nord de Qamishli. (8 octobre 2019) Un combattant de l'Armée syrienne libre, soutenue par la Turquie. (7 octobre 2019) Des forces de l'Armée syrienne libre soutenues par la Turquie examinent une carte en prévision d'une incursion turque. (7 octobre 2019) Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, défilent lors d'un entraînement militaire en prévision d'une incursion turque. (7 octobre 2019) Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, sont en formation lors de manoeuvres militaires en vue d'une incursion turque prévue visant des combattants kurdes syriens, près de la ville d'Azaz. (7 octobre 2019)

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L'aviation et l'artillerie turques ont bombardé mercredi des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn. Une offensive annoncée par le président Recep Tayyip Erdogan dont l'objectif est d'éloigner de la frontière la puissante milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG).

Des «milliers de déplacés» ont fui les zones bombardées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a fait état d'au moins onze morts, dont huit civils.

Après les frappes turques, les forces kurdes ont déployé des combattants équipés de lance-roquettes, selon un correspondant de l'AFP. Les médias turcs ont rapporté que huit projectiles tirés par les YPG étaient tombés sur les villes turques frontalières d'Akçakale et de Nusaybin, sans faire état de victime.

Au moins 18'000 soldats

Baptisée «Source de paix», cette opération est menée par les forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (ANS), des rebelles syriens soutenus par Ankara, a annoncé Recep Tayyip Erdogan sur Twitter. Au moins 18'000 combattants de l'ANS ont été mobilisés pour participer à l'offensive, a affirmé un de leurs porte-parole.

Selon le président turc, cette opération vise «les terroristes des YPG» et du groupe Etat islamique (EI) et a pour but de mettre en place une «zone de sécurité» dans le nord-est de la Syrie. Celle-ci «va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays», a-t-il ajouté, alors que le ministère turc de la Défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.

Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation «terroriste», pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

«Les Etats-Unis ne soutiennent pas cette attaque et ont clairement indiqué à la Turquie que cette opération était une mauvaise idée», a souligné Donald Trump dans un bref communiqué.

En début de semaine, c'est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison blanche qui ont ouvert la voie à l'offensive, avant que Donald Trump ne nuance ses propos et n'assure que Washington n'avait «pas abandonné les Kurdes».

«Mobilisation générale»

Quelques heures avant le début de l'offensive, les Kurdes de Syrie avaient décrété une «mobilisation générale» des habitants de la région, tout en appelant Moscou à intervenir pour faciliter le dialogue avec le régime de Damas.

Ce dernier s'est engagé à «contrecarrer toute agression» turque. Il s'est dit prêt à «accueillir dans son giron» la minorité kurde, qui a instauré une autonomie de facto dans le nord-est du pays.

Lors d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine a invité Recep Tayyip Erdogan à «bien réfléchir» avant de la lancer, a indiqué le Kremlin. Le chef de l'Etat turc a de son côté affirmé que l'offensive contribuerait à apporter «la paix et la stabilité» en Syrie, selon ses services.

Les Kurdes syriens prêts à se défendre

(nxp/ats)