Proche-Orient

16 décembre 2017 16:46; Act: 16.12.2017 17:19 Print

Déclaration sur le Mur des Lamentations critiquée

Un haut responsable américain avait affirmé que le Mur des Lamentations devait faire partie d'Israël.

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Le Mur des Lamentations, le site le plus sacré où les juifs peuvent prier, se trouve en contrebas de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam. (Photo: AFP)

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Les Palestiniens ont dénoncé samedi la déclaration d'un haut responsable de la Maison Blanche affirmant que le Mur des Lamentations devait rester sous contrôle israélien. Ce site est situé à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte annexé par Israël.

«Nous n'accepterons aucune modification de la frontière à Jérusalem-Est qui est occupée depuis 1967», a affirmé Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Selon lui, cette «déclaration prouve une fois de plus que l'administration américaine s'est exclue du processus de paix».

Le responsable palestinien a dénoncé comme «totalement inacceptable» une «poursuite de cette politique américaine portant sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël ou le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.»

«Scénario» contesté

Vendredi, un haut responsable américain de la Maison Blanche avait affirmé que Washington «n'envisage pas un scénario dans lequel le mur des Lamentations ne ferait pas partie d'Israël». Or le Mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, secteur occupé et annexé par Israël dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le Mur des Lamentations, le site le plus sacré où les juifs peuvent prier, se trouve en contrebas de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam.

Cette déclaration américaine a été faite vendredi après une nouvelle journée de violences dans les territoires palestiniens entre les forces israéliennes et des manifestants en colère après la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël. Ces affrontements ont coûté la vie à quatre Palestiniens.

Annoncée le 6 décembre par le président américain Donald Trump, la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël avait causé l'émoi à travers le monde. L'ONU n'a jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-Est par Israël.

Efforts de paix

La déclaration controversée de vendredi est par ailleurs survenue alors que Washington affirme vouloir renouveler ses efforts pour relancer le processus de paix israélo-palestinien. Selon des responsables de la Maison Blanche, cette relance diplomatique interviendra dès la semaine prochaine.

A cet effet, les Américains fondent leurs espoirs sur la visite du vice-président Mike Pence, attendu mercredi à Jérusalem. Mike Pence doit être rejoint par Jason Greenblatt, l'émissaire de Donald Trump pour le Proche-Orient. Mais, le président palestinien Mahmoud Abbas a d'ores et déjà décliné une rencontre avec Mike Pence.

(nxp/ats)