Présidentielle française

07 mai 2012 06:57; Act: 07.05.2012 11:09 Print

Découvrez les principales Unes des journaux!

Au lendemain de la victoire de François Hollande, les journaux ont fait la part belle à cet évènement en France, en Suisse et ailleurs en Europe. Découvrez en une sélection dans notre diaporama!

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«Normal !», c'est l'exclamation ironique à la Une de Libération, quotidien français de gauche, qui reprend cette expression de François Hollande se qualifiant lui-même d'homme normal... Evénement «de tout premier ordre» souligne aussi Henri Gibier dans «Les Echos», non seulement pour la France mais pour l'Europe entière... Comme le résume «Le Parisien/Aujourd'hui en France», vu de gauche, «tout devient possible», mais les deux journaux relativisent avec une phrase en forme de mise en garde et de rappel à la réalité, une phrase attribuée à Léon Blum au moment de l'arrivée au pouvoir du Front populaire, «C'est maintenant que les ennuis commencent». Un des titres les plus originaux est en première page des «Dernières Nouvelles d'Alsace» avec «François II», en référence à 1981 et à la victoire de François Mitterand... «Bienvenue Monsieur le Président» lance dans ses colonnes «Le Figaro» après l'avoir beaucoup combattu pendant la campagne. Le journal de droite promet d'appliquer la phrase de Beaumarchais qui orne chaque jour sa Une : «Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur»... Une idée reprise par «La Voix du Nord» avec «François II l'héritier»... De nombreux journaux ont opté pour «Moi, Président, je...», en référence à la tirade du candidat socialiste pendant le débat télévisé face à Nicolas Sarkozy. C'est le cas du «Dauphiné Libéré» en France voisine... Un autre clin d'oeil cette fois au slogan du candidat («Le changement, c'est maintenant!»), avec le titre du journal «Le Populaire du Centre»: «Président, c'est maintenant»... Des titres plus politiques version «Corse-matin» avec «Cap à gauche»... ou un «La gauche retrouve un président» pour «Presse Océan».. Pour le «Télégramme» aussi avec «La gauche reprend l'Elysée»... En Suisse, le second tour de l'élection présidentielle française est largement commentée. «Le président de l'espoir» à la Une du journal payant le plus lu de Suisse romande... François Mitterrand promettait de «changer la vie, François Hollande ne laisse espérer qu'un changement», relève «La Liberté». Les marges de manoeuvres des Etats sont de plus en plus étroites», constate l'éditorialiste de «La Tribune de Genève» et «24Heures». «Les lendemains s'annoncent pénibles pour François II et la nouvelle majorité de cette France fébrile au sein d'une Europe fragile», souligne le «Quotidien jurassien». Pour «L'Agefi», la victoire de François Hollande, comme les blocages politiques prévisibles en Grèce, «risquent d'avoir des effets déstabilisateurs immédiats et important à l'échelle de l'Union européenne». «Efforts et sacrifices sont restés les mots tabous» de la campagne, note «Le Temps». «Ce n'est ni le grand soir ni le grand saut. C'est un changement» d'homme, de style, de majorité, «qui épouse aussi le rejet qui n'a cessé de coller au nom de Nicolas Sarkozy», estime le «Tages Anzeiger». En Belgique... En Italie, un résumé des élections en France et en Grèce à la Une de «Il Tempo»... En Espagne... Au Portugal... Dans les médias britanniques... Aux Pays-Bas, Hollande en première page... Dans la presse allemande...

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Mai 2012 n'est pas mai 1981, soulignent lundi les éditorialistes romands. Et les Français ont davantage sanctionné Nicolas Sarkozy qu'ils n'ont plébiscité son successeur, pensent-ils à l'instar de leurs confrères alémaniques. Le nouveau venu sait en outre qu'il ne pourra bénéficier d'aucun état de grâce.

«Ce n'est ni le grand soir ni le grand saut. C'est un changement» d'homme, de style, de majorité, «qui épouse aussi le rejet qui n'a cessé de coller au nom de Nicolas Sarkozy», estime «Le Temps», à l'instar notamment du «Tages Anzeiger».

François Mitterrand, «son maître», promettait de «changer la vie, François Hollande ne laisse espérer qu'un changement», relève «La Liberté».

«Election sans illusions»

«La majorité des électeurs a répondu positivement à l'appel au changement du candidat-président 'normal' François Hollande au terme 'd'une élection sans illusions, d'une élection sans espérance'», pense «Le Temps», reprenant les mots d'un «fin observateur politique» de la Ve République.

Le socialiste doit prouver qu'il est plus qu'une solution par défaut, estime la «Basler Zeitung». «L'anti-sarkozysme (...) ne constitue pas un programme». Or la France «fait des manières devant les réformes» nécessaires, comme celle du marché du travail, déjà accomplies par d'autres grands pays de l'UE à l'instar de l'Allemagne sous le social-démocrate Gerhard Schröder.

«Les lendemains s'annoncent pénibles pour François II et la nouvelle majorité de cette France fébrile au sein d'une Europe fragile», souligne le «Quotidien jurassien». «La France de demain sera celle de l'effort collectif, si le pouvoir, fût-il de gauche, veut assainir les déficits, améliorer la croissance, offrir du pouvoir d'achat au peuple».

Or «efforts et sacrifices sont restés les mots tabous» de la campagne, note «Le Temps».

«La situation du nouveau président est d'autant plus inconfortable qu'il doit faire face à deux éléments contradictoires. D'une part ses concitoyens sont de plus en plus impatients devant leur économie qui se dégrade et veulent que le chef de l'Etat leur désigne rapidement des issues de secours. D'autre part, les marges de manoeuvres des Etats sont de plus en plus étroites», constate l'éditorialiste de «La Tribune de Genève» et «24Heures».

Louvoyer en gardant le cap

«Toutefois, François Hollande a démontré durant cette campagne qu'il savait louvoyer tout en ne perdant jamais son cap. Il se pourrait bien que ce défaut apparent (...) devienne une précieuse qualité face à Angela Merkel» qu'il faudra «convaincre d'ajouter plusieurs louches de croissance dans les austères brouets qu'elle prescrit aux Européens».

«Son programme, marqué du sceau de l'économie sociale de marché, doit plus à la social-démocratie qu'à la prise de la Bastille», souligne La Liberté. Pour le «Tages Anzeiger», contrairement à ce que craint la «Neue Zürcher Zeitung», il est faux de penser que le socialiste veut miner les mesures d'économies en Europe.

La «Berner Zeitung» met également en garde. La France vit au- dessus de ses moyens mais n'en parle pas, souligne le journal. «La campagne même de François Hollande portait des marques de déni grotesques de la réalité», dit-il.

Pour «L'Agefi», la victoire de François Hollande, comme les blocages politiques prévisibles en Grèce, «risquent d'avoir des effets déstabilisateurs immédiats et important à l'échelle de l'Union européenne». «Avec des conséquences peu rassurantes pour la Suisse, sur le plan monétaire en particulier».

Sarkozy «grand dans la défaite»

Quant à Nicolas Sarkozy, «il ne laisse pas de traces majeures de son quinquennat: ni réforme fondamentale, ni bâtiment prestigieux, rien», pense le «Quotidien jurassien». Mais il s'est montré «grand dans la défaite», salue «La Liberté».

(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Voisins le 07.05.2012 10:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La gueule de bois sévère

    Les français feraient mieux de prendre quelques cours d'économie avant de crier au sauveur en la personne d'Hollande. Ils vont avoir le président qu ils méritent au nom d'un esprit bien pensant de gauche nauséabond ! Peuple de France, vous aller à l abattoir en chantant sur fond de couleur rouge comme les chiffres du futur bilan de 5 années de socialisme. Encore une fois vous aurez le président que vous méritez !

  • Alex. le 07.05.2012 10:41 Report dénoncer ce commentaire

    un bon 30 ans en arrière

    Les mayas l'avait prédit : 2012 la fin du monde (enfin de la France tel qu'on la connaissait en tout cas), mais il ne faut pas croire qu'un autre candidat était meilleur... nous en étions à voter pour le "moins pire", celui qui fera le moins de conneries pendant 5 ans. Hélas c'est pas le meilleur qui a gagné, pauvre France... repartie comme en 81...

  • gilles de joinville le 06.05.2012 18:51 Report dénoncer ce commentaire

    sans etiquette

    bon nombre de français de gauche comme de droite ont voté par déception. le casting était déplorable. nous faisons face à 2 hommes qui manquent de courage politique : l'un qui tente avec maladresse de reconquérir un électorat de droite avec des idées d'un autre monde et l'autre incapable, à mon avis, de mener des réformes de fonds que l'ensemble des pays européens a déjà entamé. laissons les fameux 100 jours d'extase du gagnant et je prédis un retournement de situation pour les prochaines législatives.

Les derniers commentaires

  • SAPPEY Elisabeth le 08.05.2012 19:52 Report dénoncer ce commentaire

    Les euros et les francs

    Dites je me prends les pieds ds le tapis entre les francs et les euros !!!!!! 78 516 correspondent à 94 000 fr et 6 543 = 7 800 fr Comment on compte ? Mais bon je suis une mamie alors.....

  • gy_ko le 07.05.2012 19:50 Report dénoncer ce commentaire

    Bla bla bla

    quelqu'un qui à le courage d'essayer de changer les mentalités, et tous ces commentaires... Messieurs, mesdames, vous qui semblez connaître toutes les solutions, dites moi pourquoi vous voulez persister dans un système qui à déjà montré ses limites ? Qu'avez vous à proposer ? Marre de tout ces commentaires de gens frustrés qui ne sont jamais fatigués de critiquer leur voisins. Holland n'a certainement pas de baguette magique, j'espère simplement qu'il aura le courage de ses convictions..

    • prenom le 08.05.2012 19:17 Report dénoncer ce commentaire

      Nomprénom

      Qu il tienne ses nombreuses promesses...déjà!

  • Gilles le 07.05.2012 19:13 Report dénoncer ce commentaire

    Oui mais...

    Ce qui est un peu ingrat c'est de prendre la place de président en sortie de crise et dire que de toute façon c'était nul. Je pose des questions : - Comment serait la France aujourd'hui si Hollande ou Royale avait présidé entre 2007 et 2012 - Comment juger un bon résultat d'un mauvais en période de reprise économique ? Etant double national j'espère juste que le pays ne va pas se noyer après avoir plongé dans la crise :-/

  • Jean Pat' le 07.05.2012 18:04 Report dénoncer ce commentaire

    Bande de glandeurs

    On est toujours le glandeur de quelqu'un..... Marrant de lire tous ces commentaires français = glandeur / assisté / raleur. Tiens, qu'est-ce qui y a en 1ère page de 20minutes? Ce sont les mêmes qui ont du gueulé contre nos amis les bourbines, les seuls VRAIS travailleurs de la Suisse.....c'est pas la Romandie qui fait de ce pays ce qu'il est.....traiter les français de glandeurs, quand on est romand......c'est presque l'hopital qui se fout de la charité.

    • Romand != francais !!! le 07.05.2012 19:45 Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Pat

      Si ca peut vous faire plaisir de penser qu'en Romandie on est des glandeurs bah tant mieux. Pour me mettre à votre niveau on pourrait dis qu'avec la quantité impressionnante de frontalier qu'on peut trouver en suisse romande et surtout à Genève c'est sûr que ca va pas aider. Les suisses allemands eux ont des gens motivés qui viennent bosser...en tout cas bien plus que nos amis français qui adooooorent les grèves ;-).

  • ror olivier le 07.05.2012 18:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    salaire federaux

    c est rien par rapport au salaire honteux de nos conseiller federaux