Tunisie

25 avril 2019 21:52; Act: 25.04.2019 22:04 Print

«Défaillances» derrière la mort de 14 bébés

Des nouveau-nés sont décédés des suites d'une infection bactérienne produite lors de la période de la préparation des poches de nutrition entre le 4 et le 8 mars.

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De multiples défaillances ont été révélées dans le système de soins tunisien, dont «l'absence d'effectif humain» suffisant. (Photo: AFP)

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Quatorze bébés sont décédés des suites d'une infection bactérienne contractée en mars dans une maternité publique de Tunis, selon un rapport final rendu public jeudi. Cette affaire avait déclenché de vives critiques contre le secteur de la santé.

Dans une conférence de presse, le président de la commission d'enquête, Mohamed Douagi, a précisé que le nombre des bébés décédés dans ce service de néonatalogie dans la période du 6 au 15 mars s'établissait finalement à quatorze et non pas quinze, comme il l'avait indiqué dans une précédente rencontre avec les médias.

Infection bactérienne

Ces 14 bébés, tous des prématurés, sont décédés des suites d'une infection bactérienne produite lors de la période de la préparation des poches de nutrition entre le 4 et le 8 mars, dans la maternité du complexe hospitalier de Rabta dans la capitale Tunisienne, a-t-il ajouté.

«L'enquête a démontré plusieurs défaillances concernant la salle de préparation des poches». Ainsi «les poches utilisées ou celles qu'on s'apprêtait à utiliser, contiennent la bactérie Enterobacter cloacae (...) qui se transmet par la main», a expliqué le chef de la commission.

Manque d'effectifs

De multiples défaillances ont également été révélées dont «l'absence d'effectif humain» suffisant, «absence du contrôle de la qualité efficace et de la formation et de l'encadrement du personnel» au sein de ce service ainsi que le «non respect des bases de la stérilisation».

Plusieurs hauts responsables au sein du ministère ont été démis de leurs fonctions à la suite de ce drame révélé en mars et ayant choqué le pays. Le ministre de la Santé avait alors démissionné.

Après l'indépendance en 1956, le développement de la santé publique a été une priorité pour la Tunisie qui dispose à ce jour de 166 hôpitaux et 2100 centres de santé, selon des chiffres officiels. Mais cet ancien fleuron du pays a été mis à mal par des problèmes de gestion et de financement, alors que la santé privée a prospéré.

(nxp/ats)