Paris

21 juillet 2014 11:11; Act: 21.07.2014 11:23 Print

Des «violences antisémites» dénoncées

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu lundi à Sarcelles, en banlieue nord de Paris et y a dénoncé des «actes graves» et des «violences antisémites».

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Un fusil d'assaut de type kalachnikov a été vu et photographié samedi dernier au cours de la manifestation pro-Palestinienne qui s'est déroulée à Paris, samedi. L'arme faisait plus vraie que nature. Il ne sagissait pas dun jouet, mais dune réplique de kalachnikov, achetée il y a quelques jours. 26.07 Une quarantaine de personnes au moins ont été interpellées samedi à Paris en marge d'une manifestation propalestinienne interdite... ... , où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène face à un groupe qui leur lançait des projectiles. Les journalistes de l'AFP ont vu des personnes lancer des cannettes en direction des forces de l'ordre, qui ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène, face à un service d'ordre du rassemblement manifestement dépassé. Criant «Israël assassin, Hollande complice» ou «nous sommes tous des Palestiniens», les militants se sont rassemblés, comme initialement prévu... ... , place de la République, en plein centre de Paris, à 15H00 (13H00 GMT), surveillés par un important dispositif policier, avec contrôles d'identité et fouilles. Tout près du lieu de rassemblement, les forces de l'ordre montaient notamment la garde à l'entrée de la rue Notre Dame de Nazareth, où se trouve une synagogue. Les autorités ont mobilisé quelque 2000 policiers qui ont reçu des «consignes de fermeté» pour intervenir «très rapidement et interpeller» en cas de non-respect de l'interdiction de manifester ou de «slogans ou manifestations antisémites». «Cette manifestation est illégale, mais pour nous elle est plus que légitime. Il s'agit de manifester notre solidarité avec un peuple qui est en train de se faire massacrer», explique Hugo, jeune militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême gauche) qui avait appelé à la manifestation. Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu lundi à Sarcelles, en banlieue nord de Paris et y a dénoncé des «actes graves» et des «violences antisémites». Dimanche, des violences et pillages y avaient été perpétrés en marge d'une manifestation pro-palestienne. Les violences à Sarcelles, voitures brûlées et mobilier urbain saccagé, ont suivi un rassemblement interdit de soutien aux Palestiniens de Gaza. Dix-huit personnes ont été interpellées, dont onze étaient toujours en garde à vue lundi matin, parmi lesquelles quatre mineurs. Samedi, une autre manifestation non autorisée à Paris avait dégénéré en plusieurs heures d'affrontement entre la police et de jeunes manifestants.

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Dimanche, des violences et pillages y avaient été perpétrés en marge d'une manifestation pro-palestienne. Les violences à Sarcelles, voitures brûlées et mobilier urbain saccagé, ont suivi un rassemblement interdit de soutien aux Palestiniens de Gaza. Dix-huit personnes ont été interpellées, dont onze étaient toujours en garde à vue lundi matin, parmi lesquelles quatre mineurs.

Samedi, une autre manifestation non autorisée à Paris avait dégénéré en plusieurs heures d'affrontement entre la police et de jeunes manifestants.

Intolérable

«Il est normal dans la République que l'on puisse manifester, mais il est intolérable que l'on s'en prenne à des synagogues ou à des commerces parce qu'ils sont tenus par des Juifs», a déclaré Bernard Cazeneuve à Sarcelles.

«J'assume totalement la décision qui a été prise à mon niveau d'interdire ces manifestations», a-t-il dit sur BFM TV et RMC. Sans interdiction «ça aurait été sans doute été pire».

Interrogé lundi matin sur la radio France Info, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a estimé que le ministère de l'Intérieur avait fait «ce qui est nécessaire».

Nouveaux rassemblements

Les organisateurs de la manifestation de dimanche à Paris ont appelé à un nouveau rassemblement samedi prochain dans la capitale. Une autre demande de manifestation a été déposée pour mercredi, toujours à Paris.

Ces demandes vont être examinées à la lumière des risques potentiels en terme de respect de l'ordre public, a dit Bernard Cazeneuve, précisant qu'il n'y avait «pas d'interdiction générale des manifestations».


(ats)