Allemagne

30 juin 2018 21:07; Act: 30.06.2018 21:07 Print

Des accords pour prendre en charge les réfugiés

Angela Merkel a annoncé des accords avec 14 membres de l'UE, prêts à prendre en charge des migrants se trouvant sur le sol allemand.

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Avec cette annonce, la chancelière allemande espère contenter les exigences de ses alliés du CSU. (Photo: AFP)

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Quatorze Etats membres de l'Union européenne se sont dits prêts à signer des accords avec Berlin pour prendre en charge des réfugiés arrivés en Allemagne après avoir été enregistrés dans des pays tiers. C'est ce qui ressort d'un document transmis par Angela Merkel à ses partenaires de coalition.

Solution européenne

Des accords distincts ont par ailleurs été trouvés avec la Grèce et l'Espagne. Ces deux pays forment avec l'Italie le trio des pays européens en première ligne face aux arrivées de migrants.

Ce document, que Reuters a pu consulter, est une réponse de la chancelière fédérale aux exigences de ses alliés de la CSU, l'Union chrétienne sociale de Bavière. Ceux-ci l'avaient mise en demeure de trouver d'ici la fin du mois une solution européenne à ce qu'ils considèrent comme une crise migratoire.

Un compromis conclu avant le sommet de Bruxelles entre Merkel et ses alliés bavarois prévoyait que les migrants déjà enregistrés dans un pays de l'UE seraient refoulés aux frontières allemandes à compter de juillet si aucun accord n'était conclu d'ici là au niveau européen.

Durcissement réclamé

La direction de la CSU milite pour un durcissement de la politique migratoire allemande face à la poussée électorale de l'extrême droite d'Alternative für Deutschland.

Elle se réunira dimanche pour arrêter sa position sur l'accord de Bruxelles et les précisions de Merkel.

Dans le document qu'elle a transmis à ses alliés, Angela Merkel recense les 14 pays membres de l'UE qui ont accepté de prendre en charge des migrants.

Démenti hongrois

On y retrouve certains des pays qui ont été particulièrement critiques lorsque la chancelière allemande avait décidé, à l'été 2015, d'ouvrir les frontières de son pays aux réfugiés affluant du Moyen-Orient, dont trois des quatre pays de l'Est membres du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne et République tchèque).

A Budapest, un porte-parole du gouvernement hongrois de Viktor Orban a cependant démenti qu'un accord de ce genre ait été négocié avec l'Allemagne. L'Autriche en revanche, où le conservateur Sebastian Kurz gouverne dans le cadre d'une coalition avec l'extrême droite, est absente de cette liste.

(nxp/ats)