Italie

16 décembre 2011 11:34; Act: 16.12.2011 12:35 Print

Des balles envoyées à Monti et Berlusconi

Le chef du gouvernement italien Mario Monti et son prédécesseur Silvio Berlusconi ont tout deux reçu une dizaine d'enveloppes contenant des balles, jeudi soir.

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Mario Monti, Silvio Berlusconi et plusieurs autres responsables politiques ont reçu des balles par courrier. (Photo: Keystone)

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Une dizaine d'enveloppes contenant des balles et adressées au chef du gouvernement italien Mario Monti, à son prédécesseur Silvio Berlusconi, ainsi qu'à des directeurs de journaux, ont été interceptées jeudi soir dans un centre postal, ont annoncé vendredi les médias.

Les enveloppes, qui n'étaient pas timbrées, ont été interceptées au centre de tri de Lamezia Terme, en Calabre, dans le sud de l'Italie.

Mouvement inconnu

Les lettres, envoyées au nom du «Mouvement des prolétaires armés» (groupe jusqu'ici inconnu), contenaient des menaces et injures contre les responsables politiques et les directeurs de journaux et demandaient de «revoir le plan anticrise», sinon ils devraient «en payer le prix».

«Nous vous ferons tous payer. Nous vous frapperons et ce sera une guerre jusqu'à la mort. Nous vous ferons maudire ces mesures (anticrise, NDLR) par le sang. Vous ne pourrez plus dormir tranquilles. Le plomb ne manque pas et maintenant la tolite (explosif, NDLR) arrive grâce aux amis arabes», ajoute le message.

L'Italie doit adopter une cure d'austrité sévère composée notamment du relèvement de l'âge de départ à la retraite, de la hausse des impôts et d'autres mesures impopulaires.

Plusieurs politiques concernés

L'enveloppe envoyée à Mario Monti contenant une balle de calibre 9 mm, celle à Silvio Berlusconi une balle de 7,65 mm, de même que la lettre adressée à Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD), principal parti de la gauche italienne, précise l'agence de presse Ansa.

Des lettres ont également été envoyées à Elsa Fornero, ministre du Travail et des Affaires sociales, à Pier Ferdinando Casini, chef des démocrates-chrétiens de l'UDC, ainsi qu'aux directeurs du Corriere della Sera, quotidien de référence en Italie, de La Repubblica, principal journal de gauche, ainsi que ceux de trois autres quotidiens plus petits, de droite.

Il y a quatre jours, le maire de Rome Gianni Alemanno avait reçu une enveloppe contenant deux balles et une lettre de menaces de mort signée des anonymes se présentant comme une cellule des Brigades rouges.

(afp)