Cologne

09 janvier 2016 13:38; Act: 09.01.2016 18:10 Print

Des femmes allemandes manifestent contre les violences

Des centaines de femmes se sont réunies samedi sur les marches de la cathédrale de Cologne, pour protester contre les violences qui impliqueraient des réfugiés le soir de la Saint-Sylvestre.

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Cologne renforce sa sécurité à la fin de l'année. (12 décembre 2016) Un Irakien et un Algérien ont été condamnés jeudi à Cologne à un an de prison avec sursis pour leur implication dans les agressions sexuelles commises le soir de la Saint-Sylvestre. Il s'agit des premières condamnations dans le cadre de cette affaire. (Jeudi 7 juillet 2016) Arrêté jeudi à Kreuzlingen (TG), l'un des principaux suspects des agressions sexuelles du réveillon du Nouvel-An à Cologne (D) a demandé l'asile en Suisse à la mi-avril. (29 avril 2016) Un rapport révèle que douze des seize régions du pays ont été touchées par le phénomène des agressions sexuelles lors de la Saint-Sylvestre, selon des médias allemands.(samedi 23 janvier 2016) La communauté turque de Cologne dit désormais sa crainte des amalgames après les agressions du Nouvel An. (Jeudi 14 janvier 2016) Plusieurs plaintes ont été déposées contre l'ancien chef de la police de Cologne, poussé vers la retraite après les agressions qui se sont déroulés dans sa ville, à Nouvel an. (Mercredi 13 janvier 2016) Des étrangers ont été agressés par des inconnus à Cologne. (lundi 11 janvier 2016) Une des principales places de la ville de Hambourg où ont eu lieu plus de 130 agressions, dont certaines à caractère sexuel, le jour de l'An 2015-2016. (10 janvier 2016) Des dizaines d'agressions, dont certaines à caractère sexuel, ont eu lieu le Jour de l'An à Cologne. Les femmes manifestent le 9 janvier 2016 contre ces violences-là. (9 janvier 2016) Des suspects ont été arrêtés pour avoir peut-être commis ces violences-là. (9 janvier 2016) Parmi eux, des migrants. Angela Merkel a dû infléchir sa politique migratoire à cause de ces suspects présumés. (9 janvier 2016) Les femmes ont manifesté massivement contre les violences commises le jour de l'An à Cologne. (9 janvier 2016) Du coup, le mouvement d'extrême-droite Pegida a voulu récupérer la manifestation en organisant une contre-manifestation en fin d'après-midi. (9 janvier 2016)

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Brandissant des pancartes affirmant «Non veut dire non. C'est notre loi. Restez loin de nous» ou «Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher», ces femmes se sont fait entendre avec des sifflets et en tapant sur des casseroles, selon un journaliste.

«Nous voulons de nouveau nous sentir en sécurité. (...) Je suis là pour toutes les mères, les filles, les petites-filles, les grand-mères, qui veulent se déplacer en toute sécurité», a expliqué Martina Schumeckers, une musicienne de 57 ans, organisatrice du rassemblement.

Cette manifestation dans la sillage des agressions sexuelles et parfois viols dont ont été victimes des femmes lors du Nouvel-An doit être suivie en début d'après-midi par un rassemblement du mouvement d'extrême-droite islamophobe Pegida («Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident»), qui selon la police pourrait attirer un millier de participants.

Mille contre-manifestants

A la mi-journée, non loin d'imposantes forces de police, un millier de contre-manifestants de gauche se rassemblaient déjà, à l'autre extrémité de la place principale de Cologne, avec des pancartes clamant «Les réfugiés sont les bienvenus» ou encore «Le fascisme n'est pas une opinion, c'est un crime».

C'est sur cette même place que dans la soirée du Nouvel An, des vols et violences sexuelles ont eu lieu, faisant déjà l'objet d'environ 200 plaintes selon le Spiegel, dont deux pour viol caractérisé.

La police fédérale a identifié 32 suspects, dont 22 demandeurs d'asile. Ces faits, tout comme l'inaction des forces de l'ordre, créent le scandale en Allemagne, pays qui a vu affluer 1,1 million de demandeurs d'asile en 2015.

«Il est inacceptable que Pegida exploite l'horrible violence sexuelle perpétrée ici au Jour de l'An et répande ses conneries racistes», a déclaré Emily Michels, 28 ans, avec un mégaphone.

(nxp/afp)