Canada

27 juin 2019 00:37; Act: 27.06.2019 00:37 Print

Des groupes néonazis listés comme «terroristes»

Deux groupuscules d'extrême droite canadiens sont désormais considérés comme des organisations «terroristes».

storybild

Cette décision du gouvernement Trudeau est une première au Canada. (Photo: AFP)

Une faute?

Le gouvernement canadien a placé mercredi, pour la première fois, deux groupes d'extrême droite sur sa liste d'organisations «terroristes». Cette décision a été prise quelques jours après que les services de renseignements ont reconnu avoir «haussé le niveau de vigilance» face à cette «menace».

Le ministère de la sécurité publique a annoncé une «mise à jour à la liste d'entités terroristes du code criminel» canadien. «Pour la première fois, deux groupes d'extrémisme de droite ayant une présence au Canada ont été ajoutés: Blood and Honour, et Combat 18», indique un communiqué.

Fondé au Royaume-Uni en 1987, «Blood and Honour (B&H) est un réseau néo-nazi international, dont les idéologies sont dérivées de la doctrine nationale-socialiste de l'Allemagne nazie», affirme le ministère.

Meurtres et attentats

«Division armée» de cette organisation, Combat 18 (C18) a commis des meurtres et des attentats à la bombe en Europe et aux États-Unis depuis les années 1990, selon les autorités canadiennes qui citent notamment l'attaque à la bombe en République tchèque d'un bâtiment abritant des populations roms, en 2012.

Le Canada reconnaît comme «terroristes» une soixante d'organisations dans le monde, dont une grande majorité découle de la mouvance djihadiste. L'ajout de ces groupes néo-nazis à la liste des «entités terroristes» du code criminel canadien fait suite à la publication, vendredi dernier, du rapport annuel du service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

Dans ce document, le SCRS rappelle que «depuis 2014, le Canada a été secoué par plusieurs attentats violents perpétrés par des individus influencés en tout ou en partie par l'extrémisme de droite». L'agence assure qu'elle «a haussé son niveau de vigilance pour mieux comprendre la situation au Canada (...) et évaluer la nature du contexte actuel de la menace».

(nxp/ats)