Somalie

08 juillet 2014 18:55; Act: 08.07.2014 20:48 Print

Des hommes attaquent le palais présidentiel

Le palais présidentiel somalien a été pris d'assaut, mardi, par des shebabs islamistes.

Sur ce sujet
Une faute?

Les islamistes somaliens shebab ont lancé mardi soir un vaste assaut contre le palais présidentiel à Mogadiscio, selon des sources sécuritaires. Mais le président ne s'y trouvait pas au moment de l'attaque, terminée.

«Il y avait au moins neuf assaillants, tous ont été tués et la situation est sous contrôle, l'attaque est terminée», a déclaré un responsable de la sécurité, Abdi Ahmed, après des combats entre shebab et forces de sécurité.

Les forces de sécurité somaliennes ont repoussé l'attaque lancée par les islamistes, a annoncé de son côté le ministre de l'Intérieur, Abdoullahi Godah Barre.

Selon des sources sécuritaires, le président Hassan Cheikh Mohamoud est à l'abri dans une base de la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) et ne se trouvait pas au palais au moment de l'attaque, qui impliquait des kamikazes.

Plusieurs tués évoqués par les islamistes

«Il y a eu une attaque contre le palais présidentiel, des hommes armés ont attaqué un point de contrôle» derrière le vaste complexe fortifié, a déclaré à l'AFP un officier de police, Ali Hussein. Les islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ont affirmé peu après l'opération «contrôler» le palais présidentiel.

«Nos combattants sont à l'intérieur du soi-disant palais présidentiel», a déclaré le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab. «Nous contrôlons le quartier général du régime».

«L'ennemi a subi de lourdes pertes durant l'opération. (...) L'assaut est une victoire pour nous puisque le gouvernement installé par l'étranger avait dit que la sécurité avait été renforcée», a aussi ajouté le porte-parole.

Les shebab ont évoqué 14 militaires tués lors de l'attaque, mais le ministre de l'Intérieur a assuré que l'armée, qui était appuyée par l'AMISOM, n'avait pas subi de telles pertes.

Autres violences récemment

Selon les témoins, une puissante explosion a été suivie d'intenses échanges de tirs et d'autres fortes détonations.

Le palais présidentiel avait subi en février un assaut du même genre, perpétré par les shebab, qui en mai ont attaqué le Parlement.

Expulsés de la capitale en 2011 par la force africaine AMISOM (qui totalise 22 000 hommes aujourd'hui), puis de la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie, les shebab contrôlent toujours de larges zones rurales.

Ils privilégient désormais les actions de guérilla et les attentats, visant notamment la capitale et les institutions de la Somalie. Par ailleurs, ils ont revendiqué une série d'attaques dans des pays de la région.

(ats/afp)