Scandale des prothèses mammaires

30 décembre 2011 12:27; Act: 30.12.2011 15:49 Print

Des implants PIP sur le marché en 2012?

Le fils du fondateur de la société française PIP au coeur du scandale des implants mammaires défectueux, a créé une entreprise destinée à reprendre les anciennes activités de son père.

Voir le diaporama en grand »
02.05.16 Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP, a été condamné en appel à 4 ans de prison ferme. 24.11.15 Quatre ans de prison ferme ont été requis mardi à l'encontre de Jean-Claude Mas, l'ancien patron de PIP, jugé devant la Cour d'appel d'Aix-en-Provence (F), 10.12 La justice française a condamné mardi à quatre ans de prison Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP qui a vendu durant des années des implants mammaires frauduleux, lors du premier procès de ce scandale. 26.04 Jean-Claude Mas, a «demandé pardon» aux femmes victimes de ses implants mammaires frauduleux, vendredi, lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Marseille. 24.04 Jean-Claude Mas, a présenté mercredi des excuses du bout des lèvres à l'égard des victimes de sa fraude massive aux prothèses mammaires. 27.03 Selon les médias français, de nombreuses femmes ne seront pas indemnisées. 06.01 Sans vergogne et provocateur, Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, a admis devant les enquêteurs avoir produit un gel de silicone non homologué. Il n'a pas affiché de remords apparents. 15.04.2013 Le procès du scandale des prothèses mammaires défectueuses de la société française PIP, dirigée par Jean-Caude Mas (photo), s'ouvre mercredi à Marseille 16.04 «Ce type mérite la prison, il a agi comme un terroriste, en mettant une bombe à retardement, une bombe atomique, dans nos corps», lance à l'AFP Surany Arboleda, une avocate de 28 ans, qui a lancé une campagne nationale, réunissant près de 400 femmes, qu'elle défend gratuitement. 30.10 Plus de 13'500 femmes ont bénéficié en France d'un retrait de prothèses mammaires PIP au gel de silicone frauduleux. Le fondateur des implants PIP Jean-Claude Mas a été libéré lundi. 29.10.2012 Le fondateur des implants PIP, Jean-Claude Mas, pourrait être libéré lundi avant la tenue de son procès agendé au mois d'avril 16.07 La justice rendra sa décision jeudi sur le maintien en détention du président fondateur de la société produisant les implants mammaires défectueux PIP.. 12.07 500 nouvelles plaintes de victimes présumées des prothèses PIP, au coeur d'un vaste scandale sanitaire, ont été déposées jeudi matin au tribunal de grande instance de Marseille. 30.03 Le bras de fer s'est durci vendredi entre les victimes des prothèses mammaires défectueuses la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP) en quête d'une indemnisation rapide et l'assureur Allianz. 25.01 Jean-Claude Mas, le fondateur de PIP, a été placé en garde à vue, puis inculpé. 24.01 Les autorités cantonales neuchâteloises ne semblent pas pressées d'enquêter au sujet des implants mammaires PIP posés dans la Clinique de la Tour à La Chaux-de-Fonds. «Laclinic», institut privé spécialisé dans les interventions esthétiques sis à Montreux (VD), a implanté 180 prothèses PIP sur les 280 recensées en Suisse. Elle propose à ses clientes de se faire à nouveau opérer, mais pour 5000 francs, au lieu de 10'000 francs, selon la Télévision suisse romande. 07.01 Cinq femmes portant des implants mammaires de la firme française PIP les ont fait retirer en Belgique depuis début décembre selon les autorités sanitaires belges. 30.12 Vingt cas de cancers survenus chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déclarés aux autorités sanitaires en France, a annoncé vendredi l'Agence des produits de santé (Afssaps). 24.12 Le fondateur des implants mammaires PIP est bien recherché par Interpol mais sans lien avec le scandale des prothèses. 23.12 Interpol a demandé vendredi l'interpellation du fondateur de la société PIP, impliqué dans le scandale des prothèses mammaires défectueuses car il est recherché par le Costa-Rica. 23.12 Le gouvernement français a recommandé vendredi, par la voix du ministre de la Santé, le retrait «à titre préventif» des prothèses mammaires PIP défectueuses. La société spécialisée dans les prothèses mammaires en silicone Poly Implant Prothèse (PIP) est au coeur d'un vaste scandale en France et dans le monde. Les autorités vont demander à près de 30'000 Françaises porteuses de prothèses de se les faire enlever. Ces prothèses mammaires sont interdites dans plusieurs pays du continent depuis 2010.

Sur ce sujet
Une faute?

Le fondateur des prothèses mammaires défectueuses PIP apparaît dans l'organigramme d'une nouvelle société de fabrication d'implants destinés à l'exportation, créée en juin au nom de ses enfants dans le sud de la France, rapporte vendredi la presse locale.

Selon des documents enregistrés au Tribunal de commerce de Toulon, les enfants de Jean-Claude Mas, Nicolas Lucciardi, 27 ans, et Peggy Lucciardi, 24 ans, ont créé en juin France Implant Technologie (FIT), «une société de fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire».

Le nom du fondateur de PIP apparaît en réalité dans l'organigramme de cette société en tant que «consultant technico-commercial» et «créateur de génie», indique le quotidien Nice-Matin citant un document sur la stratégie commerciale de la société

Et, selon le journal, FIT est en fait «une société de fabrication de prothèses mammaires» qui aurait pour «objectif de se déployer sur le marché européen, sud-américain et chinois» à des tarifs concurrentiels pour prendre le relais de PIP.

Retrait en 2010

En mars 2010, l'agence française de sécurité sanitaire avait ordonné le retrait du marché des prothèses Poly Implant Prothèse (PIP).

PIP est soupçonné d'avoir eu recours de manière frauduleuse à un gel de mauvaise qualité pour fabriquer ses implants. Ce gel, dix fois moins coûteux que le gel conforme, entraîne des risques accrus de rupture de l'enveloppe de la prothèse.

L'affaire, révélée à l'automne 2010, a rebondi après l'annonce de cancers chez plusieurs femmes porteuses de prothèses PIP, dont deux sont décédées. Le lien entre les cancers et le port de ces implants n'est cependant pour l'instant pas établi.

La semaine dernière, le gouvernement français a néanmoins recommandé «à titre préventif» le retrait des prothèses PIP portées par environ 30.000 femmes en France et des dizaines de milliers à l'étranger.

Le parquet de Marseille (sud) avait ouvert une enquête début 2010 après une alerte de l'agence française du médicament (Afssaps) sur le mode de fabrication des prothèses de PIP. Un procès est prévu fin 2012 pour «tromperie aggravée». Une enquête a aussi été ouverte pour «homicide involontaire» après le décès d'une femme porteuse d'implants de cette marque.

Au total, plus de 2500 plaintes ont été déposées auprès du parquet de Marseille. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) vient aussi de porter plainte dans cette affaire.

(afp)