Rome (Italie)

11 décembre 2011 19:14; Act: 11.12.2011 19:47 Print

Des milliers de femmes dans les rues

Des milliers d'Italiennes ont participé dimanche après-midi à un rassemblement dans le centre de Rome pour «changer l'Italie».

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Des milliers de manifestantes ont pris les rues d'assaut dimanche. Elle l'ont fait dans le sillage de la manifestation du 13 février au cours de laquelle des centaines de milliers de femmes avaient dit «basta» à Silvio Berlusconi.

«Le gouvernement a changé, mais pas le pays. Et les femmes ne s'en vont pas. Elles restent pour dire que nous voulons travailler, avoir des enfants et être au centre du plan de croissance», a déclaré la réalisatrice Cristina Comencini, l'une des figures de proue du mouvement «Si ce n'est pas maintenant, quand ?» (»Se non ora quando ?»).

Les femmes, un investissement

«Nous disons au gouvernement que le bien-être des femmes n'est pas une dépense, mais un investissement», a-t-elle affirmé pendant le rassemblement baptisé «Si ce n'est pas les femmes qui ?», qui s'est déroulé Piazza del Popolo.

Selon les organisateurs, la manifestation a réuni 20'000 personnes à Rome et dans d'autres villes italiennes, notamment à Turin et Venise (nord). Ce mouvement vise à défendre les droits des femmes, en particulier le droit au travail, les aides aux jeunes mères (crèches, mi-temps) et la non-discrimination.

Parti de gauche

Le dirigeant du parti de gauche Sinistra e Libertà Nichi Vendola, également gouverneur des Pouilles (sud), a participé au rassemblement de Rome, affirmant que «la crise est aussi le produit d'une culture vulgaire et machiste».

«Au niveau législatif, on doit aider les femmes en créant ces fameuses crèches qui sont pour le moment inexistantes», a de son côté demandé Giulia Bongiorno, une députée de droite ex-membre du PDL de Berlusconi. «Dans le centre de Rome, il n'existe pas une seule crèche, à la Chambre des députés il y a un barbier, mais pas de crèche», a-t-elle déploré.

(ats)